<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Allo! DME! Dix millions d&apos;électeurs! Renaud Bouchard 2012</title><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/</link><description>Présidentielles 2012</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 23 Jul 2008 17:06:08 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Du « Besoin d&apos;en connaître », de la vie des autres à la vôtre.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/07/16/9938445.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/07/16/9938445.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9938445/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/07/16/9938445.html</guid><description>&lt;p class=&quot;surtitrearticle&quot;&gt;« Besoin d&apos;en connaître » signifie la nécessité d&apos;avoir accès à des
Informations classifiées dans le cadre d&apos;une fonction officielle
déterminée et pour l&apos;exécution d&apos;une mission spécifique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;surtitrearticle&quot;&gt;Du « Besoin d&apos;en connaître », de la vie des autres à la vôtre, ou comment l&apos;on verrouille un appareil d&apos;Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;surtitrearticle&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;surtitrearticle&quot;&gt;Fichiers&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;titrearticle&quot;&gt;Edvige : une base de données pour collecter des informations personnelles&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;datearticle&quot;&gt;(10/07/2008)&lt;/p&gt;
&lt;p id=&quot;texte&quot;&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le ministère de l’intérieur est autorisé à mettre en place une nouvelle base de données intitulée &amp;quot;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Edvige&lt;/em&gt;&amp;quot;
afin de collecter toute une série d’informations notamment sur
certaines personnes publiques (politiques, syndicales, religieuses) ou
encore sur certains individus (ou groupes) &amp;quot;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;susceptibles de porter atteinte à l’ordre public&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Collectées en vue d’informer le gouvernement et ses
représentants dans les départements et les collectivités, ces données
sont enregistrées sur fichiers. Les données enregistrées concernent les
personnes âgées de 13 ans et plus. Elles contiennent les éléments
suivants : &lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; titres d’identité ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; immatriculation des véhicules ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; informations fiscales et patrimoniales ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; déplacements et antécédents judiciaires ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; motif de l’enregistrement des données ;
&lt;br /&gt;&lt;img width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.service-public.fr/actualites/dist/puce.gif&quot; /&gt; données
relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles
entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites
avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L’enregistrement des données est toutefois plus limité
pour les personnalités publiques, l’enregistrement de données relatives
aux comportements ou aux déplacements ne touchant pas ces
personnalités. Le droit d’accès aux données s’exerce directement auprès
de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)
conformément aux dispositions prévues à l’article 41 de la loi du 6
janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C’est ce que précise en particulier un décret publié au Journal officiel du mardi 1er juillet 2008.&lt;/p&gt;&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;u&gt;COMMUNIQUÉ LDH&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paris, le 2 juillet 2008&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Après la rétention de sûreté préventive,&lt;br /&gt;
le fichage policier des enfants de treize ans&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par deux décrets publiés au Journal officiel du 1er
juillet 2008, le gouvernement a accompagné la fusion des RG avec la DST
d’une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le nouveau fichier, dit EDVIGE, mélange les personnes
considérées par un policier comme « susceptibles de porter atteinte à
l’ordre public » avec les militants associatifs, syndicaux ou
politiques et en général tout citoyen sur lequel le gouvernement
souhaite en savoir davantage : il s’insère en cela dans la tradition
française d’utilisation politicienne de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais avec EDVIGE, il ne s’agit plus, comme avec le
STIC, de ficher les auteurs d’ « infractions constatées », mais, comme
pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l’on étiquette d’avance
comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit
à justifier le fichage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et il y a pire : désormais vont pouvoir être eux aussi
« tracés » comme futurs délinquants présumés les enfants, dès l’âge de
treize ans, que les policiers considèrent comme potentiellement
dangereux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La ministre de l’Intérieur a prétendu se justifier en
invoquant l’âge auquel des sanctions pénales sont désormais possibles,
argument qu’a balayé la CNIL en faisant observer que ce fichier « ne
revêt aucune finalité de police judiciaire ». Mais cela n’a pas arrêté
le gouvernement un seul instant : poursuites pénales et fichage
policier préventif sont devenus une seule et même mission dans l’esprit
des gouvernants français. La séparation des pouvoirs progresse à pas de
géants…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dirigeables équipés de caméras surpuissantes pour
filmer les banlieues, prison préventive à vie après la fin de
l’exécution d’une peine, extension massive des fichiers d’empreintes
génétiques, et à présent fichage d’enfants de treize ans désignés
d’avance comme futurs repris de justice : le contrôle social tient lieu
de politique sociale, et le « plan Marshall » annoncé se transforme en
« plan Orwell ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Ligue des droits de l’Homme considère ce niveau de
surveillance des citoyens, généralisée parfois, discriminatoire
souvent, comme incompatible avec l’état de droit. Face à des
gouvernants qui se réclament du libéralisme, elle rappelle aux citoyens
la prédiction de Thomas Jefferson : « Quiconque est prêt à sacrifier sa
liberté pour un peu de sécurité provisoire ne mérite ni l’une ni
l’autre et perdra les deux ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;u&gt;Communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;« La vie des autres » avec EDVIGE&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un
nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et
systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant
sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou
économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou
religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité
s’investir pour leur cité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation
dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre
aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour
l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des
éléments figurant dans le fichier EDVIGE.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L’enregistrement des données à caractère personnel n’a
aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront
être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations,
au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie
sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au
patrimoine, au véhicule etc….&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements
Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes
majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs
justifiant le fichage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des
individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation
politique économique ou sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses
réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix
d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement
attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime
hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute
forme d’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au
passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus
global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la
Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du
mouvement social ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte
toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de
dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.
Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en
place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute
forme d’action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paris, le 2 juillet 2008&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;u&gt;Communiqué de presse du syndicat Snpes-PJJ/FSU&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;MINEURS, SYNDICALISTES : TOUS SUSPECTS !&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Encore une fois, après un fait divers médiatisé (en
l’occurrence, l’agression d’un jeune homme à Paris dans le 19ème), le
gouvernement instrumentalise la situation pour créer un fichier
supplémentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par décret daté du 27 juin 2008, un traitement
automatisé nommé EDVIGE, permettra de recenser les individus, groupes,
organisations et personnes morales qui sont susceptibles de porter
atteinte à l’ordre public et ce, dès l’âge de 13 ans.
&lt;br /&gt;Ainsi, sans qu’aucune infraction ne soit commise, des mineurs dès
13 ans seront fichés en raison de leur « activité » individuelle ou
collective, sans aucune définition ni encadrement juridique de cette
activité.
&lt;br /&gt;La conception sécuritaire du gouvernement actuel induit que les
mineurs sont délinquants ou susceptibles de l’être de plus en plus
jeunes et des réponses répressives sont instaurées. Ce fichier a la
même logique que le projet de directive européenne initié par la France
de mise en rétention des mineurs étrangers selon les mêmes modalités et
la même durée que les majeurs. Cela augure des propositions de la
commission VARINARD de réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs
délinquants avec la responsabilité pénale dès 12 ans (et le risque de
voir abaisser à cet âge l’incarcération) et la quasi suppression de
l’excuse de minorité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais ce fichier EDVIGE concerne aussi les personnes
« ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou
économique ». C’est la répression de l’action politique et syndicale et
sa pénalisation éventuelle qui s’organisent ainsi.
&lt;br /&gt;Toute personne présentant un risque de contestation de l’ordre
établi, par son activité organisée (syndicaliste) ou par sa position
d’adolescent prompt à agir en dehors des chemins balisés est
possiblement un délinquant et doit être repérée et fichée.
&lt;br /&gt;Nous n’acceptons pas cette conception de la société et nous&amp;nbsp; continuerons à nous battre pour refuser cette politique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paris, le 2 juillet 2008&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les services de renseignement pourront ficher les mineurs de plus de 13 ans&lt;/h3&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;[ LEMONDE.FR - 01.07.08 à 20h08 - maj le 02.07.08 à 07h47]&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec la création de la direction centrale du renseignement intérieur&amp;nbsp; (DCRI), fusion de la DST (direction de la surveillance
du territoire) et des renseignements généraux (RG), mardi 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet, est également apparu un nouveau fichier
policier, créé spécialement pour l’occasion. Baptisé Edvige – pour exploitation documentaire et valorisation de
l’information générale –, il contiendra toutes les informations récoltées dans le cadre du renseignement
dit en &amp;quot;milieu ouvert&amp;quot; et, fait nouveau, il autorisera le fichage des mineurs dès l’âge de 13 ans s’ils sont considérés
comme étant &lt;em&gt;&amp;quot;susceptibles de porter atteinte à l’ordre public&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les données des RG ne concernaient jusqu’à alors que les personnes majeures, les mineurs ne pouvant être répertoriés que dans
des bases de données recensant des infractions (le fichier STIC de la police), des auteurs d’infractions (le fichier Fijais
en matière sexuelle) ou des empreintes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;quot;Mutations de la délinquance juvénile&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019103207&quot;&gt;décret&lt;/a&gt; officialisant la création d’Edvige précise que les &lt;em&gt;&amp;quot;données à caractère personnel&amp;quot;&lt;/em&gt; concernant &lt;em&gt;&amp;quot;des personnes physiques âgées de 13 ans et plus &amp;quot;&lt;/em&gt; seront collectées sur des&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;quot;individus, groupes, organisations et personnes morales&lt;/em&gt; (...) &lt;em&gt;susceptibles de porter
atteinte à l’ordre public&amp;quot;, &lt;/em&gt;ainsi que sur des personnes &lt;em&gt;&amp;quot;ayant
sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou
économique&amp;quot;&lt;/em&gt;, ou jouant un &lt;em&gt;&amp;quot;rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif&amp;quot;&lt;/em&gt;. Les données peuvent concerner l’état civil, l’adresse, les numéros de téléphone et adresses
électroniques, voire les &lt;em&gt;&amp;quot;signes physiques particuliers et
objectifs&amp;quot;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&amp;quot;le comportement&amp;quot;&lt;/em&gt;. Elles pourront être conservées pour une durée maximale de cinq ans dans
le cadre d’une enquête administrative.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le fait de permettre le fichage de mineurs a valu au gouvernement
un avis de réserve de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL),&amp;nbsp; qui demande notamment &lt;em&gt;&amp;quot;l’adoption de garanties renforcées&amp;quot;&lt;/em&gt; et un encadrement afin que cette pratique conserve
&lt;em&gt;&amp;quot;un caractère exceptionnel et une durée de conservation spécifique&amp;quot;&lt;/em&gt;. Selon la Commission, le ministère de l’intérieur a justifié la création de ce fichier pour faire face&amp;nbsp; &lt;em&gt;&amp;quot;aux mutations affectant la délinquance juvénile&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon le décret, les données contenues dans le fichier
Edvige, placées sous contrôle de la direction centrale de la sécurité
publique (DCSP), ainsi que la toute nouvelle sous-direction de
l’information générale (SDIG), ne pourront faire l’objet &lt;em&gt;&amp;quot;d’aucune interconnexion, aucun rapprochement ni aucune forme de mise en relation avec d’autres traitements ou fichiers&amp;quot;&lt;/em&gt;, et notamment avec la future banque
de données qui apparaîtra après le rapprochement entre police et gendarmerie, en janvier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;lienscontextuels&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 Jul 2008 22:16:53 GMT</pubDate></item><item><title>Espèce menacée : l&apos;Europe.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/25/9698418.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/25/9698418.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9698418/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/25/9698418.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A World Without the West&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Excellente étude prospective qui devrait conduire nos concitoyens et tous nos amis européens abrutis par le football et une actualité indigente à prier les pantins politiques qui s&apos;agitent sur de faux problèmes à débarrasser le plancher.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Veuillez lire:&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font class=&quot;purchaseprice&quot;&gt;Author: &lt;/font&gt; Barma, Naazneen ; Ratner, Ely ; Weber, Steven &lt;br /&gt;&lt;font class=&quot;purchaseprice&quot;&gt;Full Article:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;body.content&gt;&lt;/body.content&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
FOR THE first time in a century, a set of large, populous and
increasingly wealthy states--this time China, India and Russia--are on
the cusp of achieving great-power status. The most important and most
uncertain foreign-policy question facing American decision-makers over
the next decade is simply this: What will be the relationship between
these rising powers and an international system still governed by
&amp;quot;Western&amp;quot; conceptions of order and based on the primacy of post-World
War II U.S.-sponsored rules, drawn from liberal models of capitalism
and democracy? &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
International-relations theory and American foreign-policy analysis
alike portray rising nations as spokes to the hegemon&apos;s hub, forced to
make a simple choice: They can directly challenge the United States for
international leadership, leading to conflict, or they can integrate
into the existing liberal order, leading to a peaceful evolution in
which rising powers adapt to the American system, rather than make
fundamental modifications to it. The future of world politics then is
either systemic conflict or eventual assimilation. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; An example
of the typical analysis locked in the binary paradigm comes from Aaron
Friedberg in International Security: &amp;quot;What is likely to be the
character of the relationship between the United States and the
[People&apos;s Republic of China] over the next two or three decades? Will
it be marked by convergence toward deepening cooperation, stability,
and peace or by deterioration, leading to increasingly open
competition, and perhaps even war?&amp;quot; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
By this logic, the high level goal of American foreign policy is to
structure the choice facing rising powers so that integration and
assimilation are heavily favored, while hedging against the possibility
of conflict, without allowing the hedge to become a self-fulfilling
prophecy. That has practically become a Washington, DC mantra, with
bipartisan support. The disagreements among China hawks, China doves
and China &amp;quot;realists&amp;quot; are not really about logic, they are about how
much hedging is enough and how much is too much. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
If only it were that simple. Rising powers are not bound to this set of
strategic choices. The wishful mythology of a single and flattening
world is convenient for Americans to believe, but wrongheaded. The
technologies of globalization empower connectivity, but do not dictate
equal terms of connection. The post-Cold War period is not a story of
gradual modernization and progressive integration that connects the
world uniformly to the benefit of all. Instead, it enables a distinct
alternative to conflict and assimilation, whereby rising powers are
increasingly &amp;quot;routing around&amp;quot; the West. By preferentially deepening
their own ties amongst themselves, and in so doing loosening relatively
the ties that bind them to the international system centered in the
West, rising powers are building an alternative system of international
politics whose endpoint is neither conflict nor assimilation with the
West. It is to make the West, and American power in particular,
increasingly irrelevant. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
What is emerging is a &amp;quot;World Without the West.&amp;quot; This world rests on a
rapid deepening of interconnectivity within the developing world--in
flows of goods, money, people and ideas--that is surprisingly
autonomous from Western control, resulting in the development of a new,
parallel international system, with its own distinctive set of rules,
institutions and currencies of power. This system empowers those within
it to take what they need from the West while routing around
American-led world order. The rising powers have begun to articulate an
alternative institutional architecture and distinct modes of governance
that form the skeleton of their own, and very real, sustainable and
legitimate (in the eyes of much of the rest of the world)
political-economic order. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Wishful thinking and conceptual blinders together prevent Americans
from seeing the emergence of a World Without the West for what it
really is. Our foreign-policy choices are going to be made tougher than
we think. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
IN 2005 Robert Zoellick used the term &amp;quot;responsible stakeholder&amp;quot; to lay
out a positive view of how and why a rising China would assimilate to
the American-led world order. The underlying story is familiar: As
rising powers integrate their economies with the West, the benefits of
connectivity rise and the opportunity costs of conflict become too high
to bear. The Chinese will come to recognize their stake in the status
quo (the &amp;quot;stakeholder&amp;quot; part) and ramp up their contributions to global
public goods needed to sustain it (the &amp;quot;responsible&amp;quot; part). The story
often goes on to suggest that eventually the growth of the developing
world&apos;s middle class will drive escalating demands for domestic
democratic change. Mixing elements of 1960s-style modernization theory
with 1990s-style democratic peace theory, the assimilationists expect
rising powers to evolve in a direction that makes them want essentially
what the United States wants out of international politics. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The endpoint of this argument is a reasonably functional, moderately
adapted, but essentially familiar liberal world order where today&apos;s
norms and rules have evolved somewhat, to take account of the new
distribution of power, but have not really been overturned. In this
view, the tensions in today&apos;s world--around offshoring and
protectionism, intellectual-property debates, carbon emissions and who
pays to reduce them--are stresses and strains, not fundamental
cleavages. They are more like the burden-sharing squabbles that NATO
allies suffer than anything else. They are simply the growing pains of
a new global political economy still structured basically around
American-sponsored rules. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The assimilationists are surely right to presume that the rising powers
of the 21st century don&apos;t want to fight their way to international
stature. War with the United States in a nuclear age is not a viable
means for re-balancing international politics. But assimilating to an
American-led liberal world order is not attractive either. As that
order makes increasing demands on how domestic politics should be
configured, it of course becomes less and less attractive to autocratic
developing regimes. Today&apos;s rising powers are as different from the
United States as Japan and Germany were from Britain in the late 1800s.
Communal, rather than individual, traditions are strong. State
stewardship of the economy is the dominant ideology. Raw power trumps
contract law as the preferred means of arbitrating disputes. These are
real differences with deep roots in economics and society, and--the
hopeful notions of crude modernization theory notwithstanding--they are
not being driven out by consumer goods, the Internet or increased GDP. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The liberal order directly threatens the legitimacy and authority that
flows from the rising powers&apos; ideas about order and governance. It does
not mesh with their proposed relationship between individual, state and
society. And so it makes sense for these states to use the forces of
globalization to gradually revise the terms of their connection with
the Western world in ways that enhance their autonomy. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
They are empowered to do this by the same technology that Americans
like to think flattens the world. Container shipping and the Internet
do connect the world, but they don&apos;t have to connect everyone equally.
And they are, in fact, not doing so. Consider the evolution of
international trade patterns over the last 15 years. Though global
trade has been increasing as a whole, the twenty largest and wealthiest
countries in the developing world are, overall, preferentially trading
with the rising powers that lead the pack--China, India, Russia and
Brazil. And the rate at which they are doing so is rising every year.
The critical fact here is that this deepening of interconnectivity in
the World Without the West is well in excess of what standard economic
models of trade (the gravity model) would predict. Given that these
models already control for a number of factors thought to affect
bilateral trade, including GDP, this means that these patterns cannot
be explained away by blistering economic growth in China and India. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The same goes more generally for foreign direct investment and
telecommunications. As a result, Chinese foreign investment in large
public infrastructure projects has begun to revitalize long-moribund
African cities, such as Luanda, Angola. Meanwhile--as part of $1.9
billion in trade deals between Chinese and African leaders in November
2006--Chinese companies are committed to such diverse projects as
building expressways in Nigeria, laying a telephone network in rural
Ghana and building an aluminum smelter in Egypt. But this isn&apos;t a story
just about China. Venezuelan leader Hugo Chavez signed $200 million
worth of trade deals with Iran just days before his infamous 2006
appearance at the UN General Assembly podium and has promised
subsidized oil for his Bolivarian allies in Latin America. And in 2005,
Russia surpassed the United States as the largest supplier of arms to
the developing world, with China, India and Iran as the Kremlin&apos;s most
reliable customers. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The landscape of globalization now looks like this: While connectivity
for the globe as a whole has increased in the last twenty years, it is
increasing at a much faster rate among countries outside the Western
bloc. The World Without the West is becoming preferentially and densely
interconnected. This creates the foundation for the development of a
new, parallel international system, with its own distinctive set of
rules, institutions, ways of doing things--and currencies of power. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
THE WORLD Without the West, Like any political order, is made up of two
ingredients: A set of ideas about governance and a set of power
resources that enable, embed and occasionally enforce those ideas. This
alternative order rests on wealth drawn from natural resources and
industrial production (along with the management expertise applied to
those capabilities). And it proposes to manage international politics
through a neo-Westphalian synthesis comprised of hard-shell states that
bargain with each other about the terms of their external
relationships, but staunchly respect the rights of each to order its
own society, politics and culture without external interference.
Neither of these elements by itself would make for a concrete
alternative to the Western system, but together they synergistically
stabilize into a robust political-economic order. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Consider first the fact that traditional sources of political-economic
power--labor-intensive industrial capacity, natural resource endowments
and incremental innovation--give the rising powers at the nucleus of
the World Without the West the mercantilist strength in the
international system that enables them to attain their interests.
Leveraging its enormous human capital, China has truly become the
&amp;quot;world&apos;s factory&amp;quot;--in the past two decades manufacturing facilities for
export goods as diverse as textiles, metals and computers have
relocated to China from all over east Asia, and China&apos;s share of global
manufacturing output doubled. In becoming this industrial powerhouse,
it has moved in less than twenty years roughly 400 million people from
poverty into a middle class--a rate and scale of economic advancement
that no human economy or society has ever before achieved. Along the
way the People&apos;s Bank of China has accumulated well over a trillion
dollars worth of foreign exchange reserve. Russia, for its part, has
brought on to world markets considerably more of its vast fossil fuel
resources, transforming that economy from a period of almost
unprecedented recession-depression after the fall of the Soviet Union
to an increasingly wealthy and self-confident player in the global
political economy. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Many believe that a reliance on such resources is but a stage in
development, and countries will automatically leap to more &amp;quot;modern&amp;quot;
political-economic profiles once they have passed a certain wealth
threshold. This view paints the rising powers&apos; achievements as
transitory--the resource intensive outputs of low-wage labor and
low-skill resource exploitation. This may have been a reasonable source
of growth for the late 19th century but surely it is not a sustainable
and desirable one for the 21st, since &amp;quot;knowledge&amp;quot; and other intangible
factors of production are said to be the key sources of wealth in the
future. But there is nothing inherently unsustainable about an
alternative political-economic order that delivers astonishing growth
and the accumulation of material capacities. Indeed, the political
economy of the World Without the West actually enables its independence
from the globalized knowledge economy upon which American companies
base their business strategies. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Factors of production vary in critical ways. Knowledge is
non-rival--when one person or country uses a piece of knowledge that
does not reduce the supply of knowledge for anyone else. Fossil fuels
are rival in the simple sense that when I burn a barrel of oil it is no
longer available for you to burn. Those who own the fossil fuels and
those who can manufacture at low cost, by controlling the most
rivalrous of economic resources, will have outsized economic power in
the foreseeable future, as it has been for more than a century. We used
to say oil is different from a macroeconomic perspective. It&apos;s
fashionable to talk as if that is no longer true. But we should be
careful of the implicit view that the energy sector, and particularly
the production of fossil fuels, is &amp;quot;naturally&amp;quot; or &amp;quot;best&amp;quot; organized
within the private sector, and traded as commodities on &amp;quot;global&amp;quot;
markets. These are huge up-front investment, high fixed-costs
industries that have historically been tightly tied to governments. And
so regardless of what they sometimes say, governments continue to act
as if oil is different. In fact, governments and national oil companies
today control about two-thirds of global reserves. And it is the
governments of the non-Western world that have most aggressively played
this game--in Russia, Iran and Venezuela of course, but also in China,
Nigeria, Egypt, Chad, Angola, Azerbaijan and Turkmenistan. Exxon-Mobil
is a huge company but only a moderate influence within the global
market. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Many of these players will surprise global markets with how well they
do. Governments can adequately manage these businesses, because the
market for management expertise is far more liquid than the market for
physical oil assets. They will have access to needed
investment--including from other developing countries, which hold
excessive dollar assets and will be looking for alternative investments
with higher returns. And they will likely be a magnet for the newest
technologies, since at the end of the day the fossil-fuel reserves
themselves, and not the technologies to extract and refine them, are
the rate-limiting step in the energy value chain. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
In addition to the material resources that come with brute
manufacturing capacity and resource endowments, developing countries
leverage a different manner of innovation. The global economy comprises
comparative advantages that map to different sources of innovative
potential. Capital-rich advanced countries have the means to finance
the expensive research and development necessary for radical
innovation, and they continue to be the main purveyors of technological
breakthroughs. But emerging economies can rely on their rich human
resources, track record of organizational innovation and huge markets
of increasingly sophisticated consumers to make technological advances
through processes of learning-by-doing and user-driven innovation. The
Indian tech industry and homegrown Indian consumer product suppliers
are a key example of this phenomenon. In dynamic terms, these
incremental innovations can cumulate over time into a trajectory that
matches or even surpasses the impact of innovations on the
technological frontier. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
IF MANUFACTURING capacity, resource endowments and incremental
innovation make up the material foundation of this political order, the
core idea that cements it together is &amp;quot;state determination&amp;quot; as compared
to &amp;quot;self-determination&amp;quot; or individual political rights. Inviolable
sovereignty in the World Without the West rejects key tenets of
&amp;quot;modern&amp;quot; liberal internationalism and particularly any notion of global
civil society or public opinion justifying political or military
intervention in the affairs of the state. With the Treaty of Westphalia
in 1648, Europe gave sovereign leaders the right to determine what
religion was practiced in their territory. The 21st century
neo-Westphalian synthesis of the World Without the West replaces
religious autonomy with economic, social and cultural autonomy. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The bargain here is simple and straightforward: Sovereign states are
empowered to set the terms of the relationship inside their borders
between the government and the governed. They then deal with each other
externally in a market setting and recognize no real rights or
obligations other than to fulfill agreed contracts. International
institutions have no legitimate business other than to serve and
facilitate these ends. Evolving Western notions of liberal
internationalism--particularly ideas like political conditionality on
development aid and the &amp;quot;responsibility to protect&amp;quot;--have no place in
this framework. Claims about universal human values, the &amp;quot;moral
reliability&amp;quot; of democracy and the like that come from Western voices
are--self-consciously or otherwise--a power game pure and simple, an
attempt to redefine as &amp;quot;universal&amp;quot; what is distinctly the product of a
particular culture, and (declining) power base. There&apos;s no need to
fight these ideas or assimilate to them; they can simply be ignored. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
That many readers will see these notions of political order as
reactionary, retrograde and unsustainable in the modern world says more
about the mindset of the West than it does about the magnetism of the
ideas. It is important to remember that when Alexis de Tocqueville
wrote about the relationship between equality and democracy in America,
he was commenting on the distinctiveness of America, not its
generalizability to the rest of the world. In the post-Cold War era,
Western liberal internationalism has started to externalize one
particular aspect--the importance of the individual--as the basis of a
global political order. In a globalizing world, states should serve
people and not the other way around. Accountability, rewards and
ultimately power belong to individuals. As a progressive statement of
liberal individualism this notion has many attractions. But it makes
little sense in much of the world. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The great irony of the &amp;quot;communist&amp;quot; state in the post-Mao era is that
the Chinese have essentially adopted liberal individualism as an
economic ideology in full-blown form. But they have done so without the
democratic political component that Americans take for granted. &amp;quot;To get
rich is glorious&amp;quot;, as Deng Xiaoping said. But it is also being promoted
as a means of individual fulfillment and self-expression in societies
with communal traditions and long histories of relative poverty. &amp;quot;One
man, one vote&amp;quot; becomes &amp;quot;one man, one cell phone&amp;quot;--with the goal to
create wealth and express one&apos;s individuality through consumption.
(Russia is arriving at a similar synthesis, albeit in a more tumultuous
way.) &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Markets and bargains then are the stuff of world politics, not human
rights or transcendent moral norms. States appropriately deal with each
other over technical standards and trade arrangements. They do not
judge others&apos; electoral or legal systems. They may deal on issues of
foreign exchange and monetary stability. They do not evaluate others&apos;
cultural policies and press freedoms. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
This evolving synthesis is finding its expression now in new formal
international institutions outside the Bretton Woods system. The
Shanghai Cooperation Organization (SCO), established in 2001 to advance
the shared interests of China, Russia, and the four Central Asian
republics of Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan and Uzbekistan, is an
example. In 2005, the SCO declared its central goal to be the
advancement of &amp;quot;multilateral cooperation ... based on the principles of
equal right and mutual respect, non-intervention in the internal
affairs of sovereign states.&amp;quot; After rejecting the United States&apos;s
application for observer status it called on Washington to withdraw
U.S. military personnel from Central Asia, backing up Uzbek President
Islam Karimov in his quarrel with the United States over the aggressive
suppression of domestic protesters. The SCO has served also as a
legitimating cover for Russia&apos;s newly forthright view of &amp;quot;sovereign
democracy&amp;quot; that treats foreign support for domestic opposition
movements via the presence of NGOs as illegitimate external meddling. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
China&apos;s burgeoning relationship with the African continent tells a
similar story. In November 2006, 48 African leaders traveled to Beijing
to participate in the China-Africa Forum. A simple neo-Westphalian deal
lay behind the billions of renminbi that China pledged to invest in
infrastructure, development and energy projects: Beijing&apos;s money would
be free of the conditionality usually associated with Western
assistance and in return, the African nations would offer unwavering
support for the One China policy. It is a marriage of convenience that
retains no role for the United States or the multilateral institutions
it leads. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Concrete manifestations of these self-supporting differences will
visibly emerge in several core areas of security and economic policy.
Consider, for example, the central role that intellectual-property
rules play in the value proposition that major Western firms construct
for a globalizing market. The expressed logic behind trade-related
aspects of intellectual-property rights (TRIPS), which sought to drive
the rest of the world toward a convergent path with American
intellectual property law, was that developing countries would benefit
(eventually) by incentivizing fundamentally new innovation in their
economies, even if they had to pay higher prices for drugs, software
and other intellectual product exported from the West along the way.
The 2001 Doha revision of the TRIPS agreement recognized de facto the
existence of a distinct set of developing-country interests, at least
when it came to medicines. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
But the underlying interest is actually quite broad. A large developing
country like India does not need to create new blockbuster drugs. What
it needs is to produce and distribute at very low cost a vast quantity
of existing drug formulations--particularly for the treatment of modern
lifestyle diseases (metabolic disorders, obesity, hypertension, etc.)
that its population is acquiring at an alarming rate. China does not
need to be the home of fundamental innovation in software code. It
benefits more from widespread distribution of basic computing
capabilities--using pirated copies of Windows 2000 or freely available
Linux distributions. In the foreseeable future at least, the core
trade-off within intellectual-property law for the World Without the
West favors distribution over innovation, exactly the opposite of how
it works in the West. The future of pharmaceuticals in the World
Without the West looks something like this: A Brazilian entrepreneur
teams with a Chinese biochemist and an Indian manufacturer with finance
from Venezuela to produce generic low-cost treatments for a chronic
degenerative disease that people in a per capita GDP $7,000 setting can
afford. This (imaginary) consortium won&apos;t have to fight against Pfizer
and Merck, nor will it assimilate to their rules. It will simply route
around them to create its own pharmaceutical economy, which will be
profitable to its firms and beneficial to its customers. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Concurrently, the World Without the West is developing its own channels
for the distribution of information and the sponsorship of discourse.
In February of this year, Wen Jiabao was credited with an article in
the official People&apos;s Daily newspaper responding to calls for political
reform in China. The Washington Post led the next day with the
headline: &amp;quot;China&apos;s Premier Calls Democracy A Distant Goal.&amp;quot; Meanwhile,
Al-Jazeera declared that, &amp;quot;China&apos;s Wen urges more reforms.&amp;quot; With the
explosion of alternative sources of information and media, it is
becoming increasingly difficult for Western narratives to penetrate the
developing world--whether they are about Iraq, terrorism or trade.
Al-Jazeera&apos;s principal rival for the Middle East market is the Saudi
government-financed Al-Arabiya, not CNN or the BBC. Baidu, the
prominent Chinese Internet search engine, is the fourth most trafficked
website in the world and--despite its heavy censorship by government
authorities, its placing of advertising as a higher priority than
search results and its ongoing battles over links to
copyright-violating music sources--it commands over 60 percent of the
first-chosen searches in China and continues to gain market share. If
the ability to shape narrative is one of the most important power
resources in international politics, the World Without the West now
controls its own channels. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&amp;nbsp; What should the United States do about this? &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
THE FIRST step in crafting a sensible and forward-looking policy is to
see these developments for what they are--not for what we wish them to
be or what we fear. This means acknowledging two uncomfortable but
profound and interconnected realities of the late twentieth century
that set the stage for today&apos;s power transitions. The first is that the
&amp;quot;Western liberal idea&amp;quot; never penetrated deeply into the psychology and
politics of much of the world. The second and closely connected reality
is that the dirty little secret of globalization is anything but
little: At least half the world&apos;s population simply did not benefit
meaningfully from sixty-plus years of Western-led economic growth and
technological change. For those outside the West who did benefit, the
vast majority attribute their advancement not to liberal ideology, the
beneficence of the West or the post-World War II American-led order,
but to state-directed capitalism and resource nationalism run by
illiberal states. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
So re-surfacing an American commitment to post-World War II style
multilateralism with post-World War II institutions is no longer
meaningful; in the eyes of the World Without the West it is not much
more than a slogan. In any case, the United States has lost many of the
old forms of leverage that worked in that setting. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
We must face head-on and lean into, rather than away from, the real
choices that we confront. Some are gut-wrenching in the sense that they
will force us to make truly hard compromises among sets of values,
preferences and expectations that we don&apos;t want to trade-off. That is
no excuse to ignore or hide from those choices. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Here are three conceptual options. They are not exhaustive, but are
representative of the kind of thinking we believe is necessary. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The United States can seek to aggressively block the further
development of the World Without the West. One way to do that would be
to try to deprive the major rising powers of the material resources
that have empowered these developments. That would mean an economically
gut-wrenching reversal of American dependence on the Chinese industrial
production machine and non-Western sources of petroleum. Another option
would be to force a set of military engagements and thus divert the
energy of this alternative world system toward direct security
competition with the West. Either is conceivable, but the costs and
risks are likely to be judged prohibitive. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Second, the United States can try to reduce the attractiveness of the
World Without the West. One effective way to do that would be to
compete for the allegiance of states that are &amp;quot;in play&amp;quot;--those that
have not yet de facto chosen sides. The challenge here is to
re-engineer the liberal world order so that it actually and visibly
serves the interests of a large, developing, democratic and proudly
nationalist country like India, rather than just proclaims that it is
its goal to do so eventually. The same could be said for a number of
countries in the developing world, including Indonesia, Brazil and
South Africa. Consider then, for example, the very different (and
domestically difficult) proposals Washington would have to put forward
in discussions about the Doha Development Agenda. The end of
agricultural subsidies--today. Licensing of significant protected
molecules to generic drug manufacturers--in the short term. An
equitable arrangement for opening trade in services that levels the
playing field for developing countries in areas like telecommunications
and finance. Pursuing this type of strategy will require an enormous
degree of compromise, even sacrifice, in American domestic politics. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Third, the United States can accept the World Without the West for what
it is. There may be some, perhaps many, issue areas in which the United
States and the West are simply prepared to let the World Without the
West go it alone. In this &amp;quot;live and let live&amp;quot; scenario the task would
be to define the red lines beyond which that is not acceptable--and
then to focus on controlling the points of connection, the bridges
between the two worlds, the places where interdependence is high and
unavoidable. Climate change and international terrorism probably fall
into that category; energy supplies and human rights may not. Choosing
a &amp;quot;live and let live&amp;quot; strategy would entail the United States backing
down, as never before, on some of its democratic liberal ideals. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
The crux of U.S. policy in this latter option would be to manage to our
benefit the points of interdependence. And to do so without indulging
the belief, tempting though it will be, that those points should be
manipulated to undermine the viability of the alternative order. It is
true that any notion of world order strains to incorporate the diverse
interests of the many players that it wishes to attract. The World
Without the West is, of course, no more a monolithic bloc than is the
West itself. The two could engage in comparable efforts to heighten
each others&apos; internal lines of cleavage. Going down that road pulls us
back into something like a traditional bipolar confrontation. But this
bipolarity would pit the West against an increasingly pragmatic bloc of
countries led by an economic powerhouse, rather than the Cold War&apos;s
coerced bloc led by an economically frail and ideologically strained
hegemon. It might not end in war, but it also might not end with a
Western &amp;quot;victory.&amp;quot; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Doing nothing--or pretending that there is nothing other than
inevitable conflict or assimilation for which we need to prepare--is
simply no longer a responsible foreign-policy agenda. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Naazneen Barma and Ely Ratner are Ph.D. candidates in political science
at the University of California, Berkeley and research fellows at the
New Era Foreign Policy Center. Steven Weber is a professor of political
science and director of the Institute of International Studies at the
University of California, Berkeley. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 24 Jun 2008 22:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. The clock is ticking...</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/17/9612288.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/17/9612288.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9612288/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/17/9612288.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Défense et sécurité nationale&amp;nbsp; Le Livre blanc&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Duc nobis opus est. Il nous faut un chef (Cicéron) Perinde ac cadaver?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font class=&quot;title&quot;&gt;Sol momenta Nicolaus mores. &lt;/font&gt;Le soleil dirige nos heures, saint Nicolas nos moeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;boitePSB_info&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;boite_dossier_actualite&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Livre blanc&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le
17 juin, le président de la République a présenté le Livre blanc sur la
défense et la sécurité nationale devant 3500 militaires, policers et
acteurs de la sécurité civile. Les trois parties du document sont à
consulter ici au format pdf : &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/pmv4/images/triangle_red.gif&quot; /&gt;&amp;nbsp; &lt;a class=&quot;spip_in&quot; title=&quot;Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Tome 1. 1e partie - Lien interne&quot; href=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/livre_blanc_tome1_partie1.pdf&quot;&gt;Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Tome 1. 1e partie&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/pmv4/images/triangle_red.gif&quot; /&gt;&amp;nbsp; &lt;a class=&quot;spip_in&quot; title=&quot;Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Tome 1. 2e partie - Lien interne&quot; href=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/livre_blanc_tome1_partie2.pdf&quot;&gt;Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Tome 1. 2e partie&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;-&quot; src=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/pmv4/images/triangle_red.gif&quot; /&gt;&amp;nbsp; &lt;a class=&quot;spip_in&quot; title=&quot;Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Tome 2. Les débats - Lien interne&quot; href=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/livre_blanc_tome2_lesdebats.pdf&quot;&gt;Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Tome 2. Les débats&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;petit_gris&quot;&gt;17-06-2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© ODILE JACOB/LA DOCUMENTATION FRANÇAISE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;juin 2008&lt;br /&gt;15, RUE SOUFFLOT, 75005 PARIS&lt;br /&gt;www.odilejacob.fr&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;SURPRISES ET RUPTURES STRATÉGIQUES&amp;nbsp; p. 39&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui contestent l’influence des pays occidentaux chercheront à&lt;br /&gt;contourner l’avantage technologique et la puissance militaire de ces&lt;br /&gt;pays, en même temps que leur puissance économique sera fortement&lt;br /&gt;concurrencée. La recherche de stratégies évitant de prendre de front&lt;br /&gt;nos capacités les plus efficaces et cherchant à tester les vulnérabilités&lt;br /&gt;de nos sociétés ira en s’intensifiant.&lt;br /&gt;Dès lors, nous devons nous attendre à des surprises stratégiques,&lt;br /&gt;matérialisées par l’ampleur des violences ou des tentatives de blocage&lt;br /&gt;du fonctionnement normal de nos sociétés, là où nos moyens militaires&lt;br /&gt;ou de sécurité ne les attendent pas habituellement. L’interruption&lt;br /&gt;des flux de biens, de personnes, de richesses, ou encore d’informations,&lt;br /&gt;qui innervent aujourd’hui la vie nationale et internationale, peut prendre&lt;br /&gt;des formes imprévues et provoquer des retours en arrière inattendus&lt;br /&gt;dans telle ou telle partie du monde, y compris en Europe.&lt;br /&gt;L’hypothèse la plus grave actuellement identifiée est celle d’une&lt;br /&gt;attaque terroriste majeure sur le territoire européen, utilisant des moyens&lt;br /&gt;non conventionnels, de type nucléaire, chimique ou biologique, couplée à&lt;br /&gt;une situation de guerre dans l’une des zones d’intérêt stratégique pour&lt;br /&gt;l’Europe. À cet égard, les hypothèses de déclenchement de conflits&lt;br /&gt;majeurs au Moyen-Orient et en Asie doivent être prises en compte dans&lt;br /&gt;notre stratégie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais d’autres formes de ruptures peuvent surgir.&lt;br /&gt;La rupture du tabou nucléaire elle-même n’est plus improbable. Les&lt;br /&gt;circonstances ont changé depuis l’équilibre dissuasif atteint dans les&lt;br /&gt;années 1960. De nouvelles puissances nucléaires sont apparues, dont&lt;br /&gt;les doctrines, lorsqu’elles existent, sont mal connues. L’arme nucléaire&lt;br /&gt;est présente dans plusieurs régions sensibles où subsistent des contentieux&lt;br /&gt;territoriaux. Par ailleurs, il est établi que certains groupes terroristes&lt;br /&gt;cherchent à accéder à des matières ou à des engins radiologiques&lt;br /&gt;ou nucléaires.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Le prix de la liberté, c&apos;est la vigilance éternelle&amp;quot; a écrit Thomas Jefferson. Avec un peu de nuance, sans doute?&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font class=&quot;hitimportant&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Jun 2008 20:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Irish Stew.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564832.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564832.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9564832/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564832.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;On ne doit pas transformer cette situation en une crise aigüe par des
réactions catastrophistes: un traité ne peut être modifié qu&apos;à
l&apos;unanimité des Etats membres.&amp;quot;&amp;nbsp; Hubert Védrine&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Si le peuple irlandais décide de rejeter le traité de
Lisbonne, naturellement il n&apos;y a plus de traité de Lisbonne, sauf à
reprendre le dialogue avec le peuple irlandais.&amp;quot;&amp;nbsp; François Fillon &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;C&apos;est parce que les Européens ne débattent pas des sujets de fond,
pendant les campagnes électorales, qu&apos;ils s&apos;en prennent à un texte qui
en fait n&apos;est qu&apos;un cadre, pas un choix politique.&amp;quot; Gaëtane Ricard-Nihoul, secrétaire générale du Think tank Notre Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà du &amp;quot;non&amp;quot; Irlandais, il y a un non général dont l&apos;écho n&apos;en finit plus de résonner, un refus répété dont il serait intéressant de comprendre la signification. Un refus d&apos;un modèle européen qui ne pourra qu&apos;être rejeté tant que les citoyens européens auxquels il s&apos;adresse ne s&apos;y reconnaîtront pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Le Traité de Lisbonne a été conçu sur les ruines du rejet du TCE . Le TCE
a lui même été élaboré&amp;nbsp; sur les bases incertaines du Meccano (&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;TM&lt;/font&gt;) que constituait le Traité de Nice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a sciemment privé les Français d&apos;une possibilité de les consulter par voie référendaire sur l&apos;adoption du Traité de Lisbonne. Le refus Irlandais n&apos;est aujourd&apos;hui que la traduction &lt;em&gt;sui generis&lt;/em&gt; d&apos;un refus général qui ne signifie rien d&apos;autre que la conclusion suivante : un projet n&apos;est valablement adopté que si tout le monde l&apos;accepte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Modifions les institutions européennes, simplifions-les, rendons-les intelligibles à chacun, faisons en sorte que les prochaines élections de 2009 ne soient pas confisquées comme elles l&apos;ont déjà été par des représentations parlementaires nationales et partisanes qui n&apos;ont pas d&apos;autre but que d&apos;occuper un espace européen dont elles n&apos;ont en réalité que faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour où l&apos;on tiendra enfin compte de la majorité intellectuelle&amp;nbsp; des Européens qui ont montré qu&apos;ils étaient capables de réfléchir et d&apos;exprimer clairement ce dont ils ne veulent pas, il n&apos; y aura plus de difficulté pour susciter l&apos;enthousiasme et l&apos;adhésion complète à cette formidable aventure que l&apos;on a eu de cesse de nous confisquer. A quand un référendum pour tous les Européens le même jour, avec les mêmes questions et un résultat européen et non pas par pays?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n&apos;est pas qu&apos;avec les Irlandais qu&apos;il faut reprendre le dialogue: c&apos;est avec l&apos;ensemble des partisans de l&apos;Union toute entière, les Français en premier, auxquels leurs &amp;quot;représentants&amp;quot; ont volé leurs suffrages pour tenter de passer en force. La manoeuvre a échoué. Elle a échoué parce que les Européens comprennent, réfléchissent, savent exprimer très clairement ce qu&apos;ils ressentent. Puisse la présidence française de l&apos;Union avoir enfin l&apos;intelligence d&apos;écouter les aspirations de 450 millions de citoyens qui ne veulent pas, entre autres,&amp;nbsp; d&apos;OGM, de poulet chloré venu des USA.Que les gouvernants fassent l’Europe des peuples et le OUI sera majoritaire.&lt;br /&gt;L&apos;urgence est extrême.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 21:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Libéralisme et &quot;prêt-à-porter philosophique&quot;: Frédéric Bastiat parle à Ségolène Royal.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/01/9410537.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/01/9410537.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9410537/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/06/01/9410537.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font class=&quot;gras&quot;&gt;Au moment où un aérolithe conceptuel vient de traverser le ciel politique avec deux prétendants socialistes qui se prévalent d&apos;une approche libérale afin&amp;nbsp; de paraître comme les gardiens du renouveau doctrinal d&apos;un parti fossile, unique moyen à leurs yeux pour tenter de redonner vie à un PS qui aimerait échapper au prochain laminoir électoral, le temps semble venu de se documenter plus avant sur le Libéralisme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font class=&quot;gras&quot;&gt;Quelques superbes âneries eussent ainsi été évitées si certaine passionaria, doublée par l&apos;irruption intempestive d&apos;un concurrent et soucieuse de reprendre la main, peut-être informée du 70ème anniversaire du Colloque Walter Lippmann, avait pris le temps de lire au préalable le &lt;/font&gt;&lt;font class=&quot;gras&quot;&gt;dernier et passionnant ouvrage que Serge Audier consacre aux origines du néolibéralisme. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font class=&quot;gras&quot;&gt;Serge Audier,&lt;/font&gt;&lt;font class=&quot;gras&quot;&gt; Le colloque Lippmann. Aux origines du néolibéralisme. éd. Le bord de l&apos;eau, 2008, 355 p., 18 euros.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;/font&gt;Serge Audier, ancien élève de l&apos;ENS-Ulm, agrégé et docteur en
philosophie,&amp;nbsp; maître de conférences à l&apos;Université Paris-Sorbonne, membre de l&apos;Institut universitaire de France, a aussi publié Tocqueville retrouvé (Vrin/EHESS), Raymond Aron. La démocratie
conflictuelle (Michalon), Les Théories de la République (La
Découverte), Machiavel, conflit et liberté (Vrin/EHESS), Le Socialisme
libéral (La Découverte), Célestin Bouglé, Les idées égalitaires (Le
Bord de L&apos;eau), Léon Bourgeois. Fonder la solidarité (Michalon) et La
Pensée anti-68 (La Découverte).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qu&apos;aurait-on encore évité comme à-peu-près conceptuel&amp;nbsp; si l&apos;on avait aussi lu Louis Rougier, dont la citation qui suit ne saurait vous laisser indifférent : &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Le libéralisme constructeur, qui est le libéralisme véritable, ne
permet pas qu’on utilise la liberté pour tuer la liberté… Le
libéralisme manchestérien (celui du “laissez faire, laissez passer”) se
pourrait comparer à un régime routier qui laisserait les automobiles
circuler sans code de la route. Les encombrements, les embarras de
circulation, les accidents, seraient innombrables… L’État socialiste
est semblable à un régime de circulation où une autorité centrale
fixerait impérativement à chacun quand il doit sortir sa voiture, où il
doit se rendre et par quel chemin… L’État véritablement libéral est
celui où les automobilistes sont libres d’aller où bon leur semble,
mais en respectant le code de la route… &amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Louis Rougier (Les mystiques
économiques, Paris, 1938)&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lisez encore Walter Lippmann (&lt;em&gt;The Good Society&lt;/em&gt;), immense figure journalistique et penseur politique Rooseveltien. Intéressez vous à Gaëtan Pirou (1939), &lt;em&gt;Néo-libéralisme néo-corporatisme, néo-socialisme&lt;/em&gt;, Paris, Gallimard, mais surtout, n&apos;omettez pas de lire l&apos;excellent Frédéric Bastiat, lequel, dans son adresse à la jeunesse française qui prélude à ses Harmonies économiques parues en...1850, écrit ce qui suit:
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Ce qui sépare radicalement les diverses écoles socialistes
(j&apos;entends ici celles qui cherchent dans une organisation artificielle
la solution du problème social) de l&apos;école Économiste, ce n&apos;est pas telle ou telle vue de détail,
telle ou telle combinaison gouvernementale;
c&apos;est le point de départ, c&apos;est cette question préliminaire et dominante:
Les intérêts humains, laissés à eux-mêmes,
sont-ils harmoniques ou antagoniques?
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Il est clair que les socialistes n&apos;ont pu se mettre
en quête d&apos;une organisation artificielle
que parce qu&apos;ils ont jugé l&apos;organisation naturelle
mauvaise ou insuffisante;
et ils n&apos;ont jugé celle-ci insuffisante et mauvaise
que parce qu&apos;ils ont cru voir dans les intérêts
un antagonisme radical,
car sans cela ils n&apos;auraient pas eu recours à la Contrainte.
Il n&apos;est pas nécessaire de contraindre à l&apos;harmonie
ce qui est harmonique de soi.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Aussi ils ont vu l&apos;antagonisme partout:
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre le propriétaire et le prolétaire,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre le capital et le travail,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre le peuple et la bourgeoisie,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre l&apos;agriculture et la fabrique,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre le campagnard et le citadin,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre le regnicole et l&apos;étranger,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre le producteur et le consommateur,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre la civilisation et l&apos;organisation,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Et, pour tout dire en un mot:
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Entre la Liberté et l&apos;Harmonie.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Et ceci explique comment il se fait qu&apos;encore qu&apos;une sorte
de philanthropie sentimentaliste habite leur cœur,
la haine découle de leurs lèvres.
Chacun d&apos;eux réserve tout son amour pour la société qu&apos;il a rêvée;
mais quant à celle où il nous a été donné de vivre,
elle ne saurait s&apos;écrouler trop tôt à leur gré,
afin que sur ses débris s&apos;élève la Jérusalem nouvelle.&amp;quot; Frédéric Bastiat, &lt;em&gt;A la jeunesse française&lt;/em&gt;, in Harmonies Economiques.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 01 Jun 2008 21:10:00 GMT</pubDate></item><item><title>Jeux Olympiques et politique, dictature et profits : faillite morale et démission des gardiens.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/04/13/8797790.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/04/13/8797790.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8797790/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/04/13/8797790.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsqu&apos;il admet de nouveaux membres, le CIO, Comité International Olympique, les reçoit lors d’une cérémonie au cours de
laquelle ceux-ci s’engagent à remplir leurs obligations en prêtant le
serment suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Admis à l’honneur de faire partie du Comité International Olympique,
et me déclarant conscient des responsabilités qui m’incombent à ce
titre, je m’engage à servir le Mouvement olympique dans toute la mesure
de mes moyens, à respecter et à faire respecter toutes les dispositions
de la Charte olympique et les décisions du Comité International
Olympique, que je considère comme étant sans appel de ma part, à me
conformer au Code d’éthique, à demeurer étranger à toute influence
politique ou commerciale comme à toute considération de race ou de
religion, à lutter contre toute forme de discrimination et à promouvoir
en toute circonstance les intérêts du Comité International Olympique et
du Mouvement olympique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraordinaire organisation que celle que constitue la Machine Olympique que ses statuts définissent (dans l&apos;article 15 de la Charte Olympique), au travers du Comité International Olympique (CIO), comme une &lt;em&gt;organisation internationale non gouvernementale, à but non lucratif, de durée illimitée, à forme d’association dotée de la personnalité juridique, reconnue par le Conseil fédéral suisse conformément à un accord conclu en date du 1er novembre 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Extraordinaire, encore, cette organisation internationale non gouvernementale dont la Charte énonce&lt;em&gt; - Citius, Altius et Fortius - &lt;/em&gt;les&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Principes fondamentaux de l’Olympisme ici rappelés pour mémoire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels.&lt;br /&gt;2. Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.&lt;br /&gt;3. Le Mouvement olympique est l’action concertée, organisée, universelle et permanente, exercée sous l’autorité suprême du CIO, de tous les individus et entités inspirés par les valeurs de l’Olympisme. Elle s’étend aux cinq continents. Elle atteint son point culminant lors du rassemblement des athlètes du monde au grand festival du sport que sont les Jeux Olympiques. Son symbole est constitué de cinq anneaux entrelacés.&lt;br /&gt;4. La pratique du sport est un droit de l’homme. Chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique, qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play. L’organisation, l’administration et la gestion du sport doivent être contrôlées par des organisations sportives indépendantes.&lt;br /&gt;5. Toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au Mouvement olympique.&lt;br /&gt;6. L’appartenance au Mouvement olympique exige le respect de la Charte olympique et la reconnaissance par le CIO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraordinaire, encore, cette organisation, véritable club érigeant la cooptation comme principe fondamental, et qui s&apos;approprie pour ses seuls intérêts des principes universels dont l&apos;énoncé, la mise en oeuvre et l&apos;usage, échappent à tout contrôle, hormis celui du CIO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les Jeux Olympiques soient la propriété exclusive du CIO qui est titulaire de tous les droits et toutes les données s’y rapportant, notamment et sans restriction, tous les droits relatifs à leur organisation, exploitation, retransmission, enregistrement, représentation, reproduction, accès et diffusion, quelle qu’en soit la forme et par quelque moyen ou mécanisme que ce soit, existant ou à venir, est une chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà : il se trouve que les Jeux Olympiques ne sauraient pour autant être la propriété des membres du CIO, lesquels, à partir du moment où ils viennent de prouver leur incapacité à respecter l&apos;esprit même de la Charte Olympique, doivent tout simplement se démettre de leurs fonctions comme de leurs mandats, responsables comme ils le sont moralement devant le monde entier des dérives politiques et de la mise en péril d&apos;un idéal confronté à des réalités géopolitiques qu&apos;ils ne pouvaient sérieusement ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Dieux doivent quitter l&apos;Olympe.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 13 Apr 2008 11:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Voir loin, parler franc, agir ferme.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/04/10/8726461.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/04/10/8726461.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8726461/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/04/10/8726461.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;quot;Voir loin, parler franc, agir ferme.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Baron de Coubertin&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms; font-size: 12pt;&quot;&gt; &amp;quot;Il y a un
concours de lâcheté et d&apos;inélégance entre Jean-François Copé qui essaie
de détourner l&apos;attention pour masquer ses propres difficultés au sein
du groupe et Jean-Louis Borloo, qui se contente d&apos;assurer le minimum&amp;quot;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms; font-size: 12pt;&quot;&gt;
&amp;quot;J&apos;en ai marre d&apos;être confrontée à une armée de lâches&amp;quot;, a encore déclaré Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, exhortant&amp;nbsp; &amp;quot;chacun à prendre ses
responsabilités&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms; font-size: 12pt;&quot;&gt;Bravo pour votre courage, Madame!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms; font-size: 12pt;&quot;&gt;Les excuses que vous avez faites n&apos;enlèveront rien à la justesse de vos propos.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms; font-size: 12pt;&quot;&gt;Tant pis pour vos collègues commissaires politiques qui en sont encore à discuter de la tenue de soirée dans le grand salon du Titanic.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Apr 2008 11:54:22 GMT</pubDate></item><item><title>Panopticon</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/03/20/8392555.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/03/20/8392555.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8392555/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/03/20/8392555.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;In memoriam Jeremy Bentham.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Il devra être une sorte de veille sur Internet, en
surveillant tout ce qui fait buzz au sujet du président de
la République. Outre la presse et les médias
traditionnels, Nicolas Princen devra également surveiller
les sites moins connus, les blogs... Bref, tout ce qui circule sur
le Net.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon courage...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Où l&apos;on voit surtout que le vent vient de tourner dès lors que le Prince, devenu sourd et aveugle, se trouve réduit à ordonner qu&apos;on lui rende compte de la rumeur du monde et d&apos;une actualité qu&apos;il ne commande plus.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La radicalisation du pouvoir succède très normalement au désamour d&apos;un électorat qui a commencé à comprendre, comme le fait Yul Brynner-Pharaon dans les Dix Commandements, que la statue du Dieu muet auquel il s&apos;adresse en vain n&apos;est qu&apos;un &lt;em&gt;artefact&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 20 Mar 2008 10:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le Quinquennat est terminé : avis de grand frais.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/03/17/8354198.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/03/17/8354198.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8354198/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/03/17/8354198.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;quot;Du temps court de l’événement
au temps long des appropriations et des représentations se sont donc
indissolublement tissés les liens de la formation conjointe d’une
culture et d’un de ses thèmes, Waterloo, à la fois expérience et image
définitive de la défaite glorieuse.&amp;quot; (Jean-Marc Largeaud, Maître de conférences à l’Université François Rabelais de Tour, in Le temps et les historiens, Les temps retrouvés de Waterloo, Revue d&apos;Histoire du XIXè Siècle, 25- 2002&amp;nbsp; http://rh19.revues.org/document.html?id=431).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour &amp;quot;glorieuse&amp;quot; qu&apos;elle puisse être, une défaite n&apos;en demeure pas moins ce qu&apos;elle est : un échec, une déroute, une rupture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images sont lourdes de signification politique :Bérézina, Waterloo, Sedan, autant d&apos;événements qui sont toujours vécus avec le recul comme le coup d&apos;envoi d&apos;un processus inexorable de crépuscule politique, comme ce fut le cas entre le 20 novembre 1812 et le 18 juin 1815 (La Bérézina et Waterloo), voire même un brusque retournement de situation (Sedan, 2 septembre 1870), avec la naissance douloureuse d&apos;un nouveau régime politique qui à son tour fera naufrage soixante-dix ans plus tard, faute d&apos;avoir pu s&apos;adapter à la réalité du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les élections municipales qui viennent de s&apos;achever ouvrent l&apos;Acte II de la pièce commencée le 6 mai 2007 avec un chef dont la légitimité partisane obtenue voici 10 mois, revendiquée depuis comme un véritable &lt;em&gt;mantra&lt;/em&gt; pour justifier la continuité d&apos;une politique, vient pourtant d&apos;être très sérieusement révisée à la baisse par un électorat qui a probablement déjà les yeux fixés sur l&apos;échéance 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n&apos;est pourtant acquis, et surtout pas la victoire d&apos;une opposition qui risque fort de se déchirer dans un combat de caciques qui n&apos;ont en commun que leur impossibilité de doter leur parti aussi bien d&apos;un véritable projet politique que d&apos;un chef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actes III, IV et V vont donc se dérouler très vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chef de l&apos;Etat vient en effet d&apos;achever son mandat. Hors jeu politiquement, son quinquennat ne va plus désormais que courir sur son erre : OTAN, guerre en Afghanistan, nucléaire iranien, présidence de l&apos;UE, Union pour la Méditerranée, la réalité économique , aussi bien nationale &lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;(&lt;big&gt;&lt;font face=&quot;Andalus&quot;&gt;&amp;quot;Moi, je suis à la tête d&apos;un Etat en situation de déficit, en situation de faillite...&amp;quot; (François Fillon, vendredi 21 septembre 2007) &lt;/font&gt;&lt;/big&gt;qu&apos;internationale, risque&lt;/font&gt; fort en effet de&amp;nbsp; signifier leur congé aux formations politiques actuelles qui n&apos;en finissent plus de se recomposer pour durer. Plutôt que de se préoccuper des prochaines élections sénatoriales, elles seraient beaucoup plus inspirées de se préparer à accompagner&amp;nbsp; la France et l&apos;UE à la crise systémique générale dont les signaux s&apos;amplifient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles en sont malheureusement incapables. A leurs yeux, Clochemerle et sa vespasienne sont beaucoup plus intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l&apos;écrit avec pertinence le Global Europe Anticipation Bulletin dans son communiqué public N° 23 (en date du 15 mars 2008) &amp;quot;la situation est infiniment plus grave que ne peuvent
même l&apos;imaginer les dirigeants les plus intelligents (et ils sont peu
nombreux). Elle montre à quel point le système financier américain, et
derrière lui celui d&apos;une grande partie de la planète, est atteint
mortellement. Les banques US n&apos;ont plus d&apos;argent ; c&apos;est aussi simple
et dramatique que cela. La contagion va maintenant entrer dans une
seconde étape de son développement et va donc bien générer une nouvelle
série de faillites bancaires d&apos;ici l&apos;été, comme anticipé dans le &lt;a class=&quot;liens&quot; href=&quot;http://www.leap2020.eu/Alerte-LEAP-E2020-Phase-de-rupture-du-systeme-financier-mondial-en-2008_a1138.html&quot;&gt;GEAB N°20&lt;/a&gt;, entraînant la rupture du système financier mondial dans la seconde moitié de 2008.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Météo marine : avis de grand frais.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 17 Mar 2008 10:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>On ne transgresse pas impunément la loi constitutionnelle.</title><dc:creator>Renaud Bouchard</dc:creator><link>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/02/25/8091422.html</link><comments>http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/02/25/8091422.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://renaudbouchard.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8091422/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://renaudbouchard.canalblog.com/archives/2008/02/25/8091422.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font class=&quot;lienSavoirPlus&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;enteteTexte&quot;&gt;&lt;br /&gt;JORF n°47 du 24 février 2007
page 3354
&lt;br /&gt;
texte n° 6
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;font style=&quot;text-transform: uppercase;&quot;&gt;
LOI_CONSTIT
&lt;/font&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;font&gt;
&lt;strong&gt;
LOI constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007 portant modification du titre IX de la Constitution (1)
&lt;/strong&gt;
&lt;/font&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NOR:&amp;nbsp; JUSX0300067L
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;contenu&gt;&amp;nbsp;&lt;/contenu&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt; Le Congrès a adopté,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&amp;nbsp; &lt;a xmlns:urlt=&quot;java:fr.djo.legifrance.tools.UrlTools&quot; xmlns:my=&quot;java:fr.djo.legifrance.util.FormatDate&quot; xmlns:const=&quot;java:fr.djo.legifrance.struts.Consts&quot; id=&quot;JORFARTI000002449637&quot; name=&quot;JORFARTI000002449637&quot; style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p xmlns:urlt=&quot;java:fr.djo.legifrance.tools.UrlTools&quot; xmlns:my=&quot;java:fr.djo.legifrance.util.FormatDate&quot; xmlns:const=&quot;java:fr.djo.legifrance.struts.Consts&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;titreArt&quot;&gt;Article unique &lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=6797A729953A6D23A66D5077FA07C9BA.tpdjo17v_3?idArticle=JORFARTI000002449637&amp;amp;cidTexte=JORFTEXT000000245803&amp;amp;dateTexte=29990101&quot;&gt;En savoir plus sur cet article...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;Le titre IX de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;« TITRE IX&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;« LA HAUTE COUR&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt; « Art. 67. - Le Président de la République n&apos;est pas responsable
des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des
articles 53-2 et 68.&lt;br /&gt; « Il ne peut, durant son mandat et devant
aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de
témoigner non plus que faire l&apos;objet d&apos;une action, d&apos;un acte
d&apos;information, d&apos;instruction ou de poursuite. Tout délai de
prescription ou de forclusion est suspendu.&lt;br /&gt; « Les instances et
procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises
ou engagées contre lui à l&apos;expiration d&apos;un délai d&apos;un mois suivant la
cessation des fonctions.&lt;br /&gt; « &lt;strong&gt;Art. 68. - Le Président de la République
ne peut être destitué qu&apos;en cas de manquement à ses devoirs
manifestement incompatible avec l&apos;exercice de son mandat. La
destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
« La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des
assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l&apos;autre qui se
prononce dans les quinze jours.&lt;br /&gt; « La Haute Cour est présidée par le
président de l&apos;Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d&apos;un
mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d&apos;effet
immédiat.&lt;br /&gt; « Les décisions prises en application du présent article
le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l&apos;assemblée
concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite.
Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de
la Haute Cour ou à la destitution.&lt;br /&gt; « Une loi organique fixe les conditions d&apos;application du présent article. »&lt;br /&gt; La présente loi sera exécutée comme loi de l&apos;Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p xmlns:urlt=&quot;java:fr.djo.legifrance.tools.UrlTools&quot; xmlns:my=&quot;java:fr.djo.legifrance.util.FormatDate&quot; xmlns:const=&quot;java:fr.djo.legifrance.struts.Consts&quot; class=&quot;separationSection&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;contenu&gt;&amp;nbsp;&lt;/contenu&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt; Fait à Paris, le 23 février 2007.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;Jacques Chirac&amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Par le Président de la République :&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;Le Premier ministre,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Dominique de Villepin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Le garde des sceaux, ministre de la justice,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Pascal Clément&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont ces manquements ? Ils sont à mon avis de deux ordres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Ceux qui rendent son comportement manifestement&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;incompatible avec l’image et la dignité que
revêt la fonction même du Chef de l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Ceux qui relèvent de ce que partout ailleurs on qualifierait d’insuffisance
professionnelle, mettant en péril la cohésion, le bien-être , l’intégrité, la
sécurité et la prospérité économique et sociale de la République et de &lt;st1:personname w:st=&quot;on&quot; productid=&quot;la Nation.&quot;&gt;&lt;p&gt;la Nation.&lt;/p&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;contenu&gt;&amp;nbsp;&lt;/contenu&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;
&lt;br /&gt; (1) Travaux préparatoires : loi n° 2007-238.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Assemblée nationale :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Projet de loi constitutionnelle n° 1005 rectifié ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Rapport de M. Philippe Houillon, au nom de la commission des lois, n° 3537 ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Discussion et adoption le 16 janvier 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Sénat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Projet de loi constitutionnelle, adopté par l&apos;Assemblée nationale, n° 162 (2006-2007) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Rapport de M. Jean-Jacques Hyest, au nom de la commission des lois, n° 194 (2006-2007) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Discussion et adoption le 7 février 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;Congrès du Parlement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt; Décret du Président de la République en date du 9 février 2007
tendant à soumettre trois projets de loi constitutionnelle au Parlement
réuni en Congrès : adoption le 19 février 2007.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p id=&quot;exportRTF&quot;&gt;
&lt;font class=&quot;exportRTF&quot;&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/telecharger_rtf.do?idTexte=JORFTEXT000000245803&amp;amp;dateTexte=29990101&quot;&gt;
Télécharger le document en RTF
&lt;/a&gt;
&lt;/font&gt;
&lt;font class=&quot;fac_simile&quot;&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?cidTexte=JORFTEXT000000245803&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;
Fac-similé
&lt;/a&gt;
&lt;/font&gt;
&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 25 Feb 2008 17:02:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>