En avant pour les Bantoustans et le Califat!

 

E.Macron, acteur du dépeçage de la souveraineté nationale et de la partition de la France.

Le Président, le Conseil constitutionnel, l’islam et les religions : ou comment l’on passe insidieusement de la République unitaire et indivisible aux républiques de la « partition ».

 

 

« Messieurs, il y a un traître parmi nous... »

 

Vicomte d’Arlincourt, Les Écorcheurs ou l’usurpation et la peste. Fragmens historiques. Cinq-Mars, p. 133. 1438 – Carey, Lea & Blanchard, Philadelphie, 1833

 

« Frères, il y a un traître parmi nous ! »

Tintin, Les Cigares du Pharaon, 1955, p. 54

 

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Désormais prisonnier de la fuite en avant qui lui sert de politique en matière d’immigration, incapable et en réalité refusant de prendre la seule décision qui vaille de mettre d'urgence un terme à l’immigration comme à l’islamisation constante, délibérée et accélérée de la France, le président de la République est tout simplement en train de détruire le pays qu’il a pour mission sacrée de diriger et protéger.

 

La course à l'abîme et le déraillement sont imminents au point qu'il est désormais urgent d'actionner le frein d'alarme et de chasser le chauffeur de la locomotive qui s'emballe si l'on veut sauver le convoi et ses passagers.

 

Trop intelligent pour ne pas avoir conscience de ses agissements et particulièrement subtil et retors dans la politique qu’il conduit en jouant sur du velours face à une société anesthésiée par les jeux et les leurres sociétaux quand elle n'est pas en même temps en proie à des difficultés économiques, E.Macron est en effet en train de ruiner avec une célérité criminelle et par pans entiers les structures et les piliers de la Nation en préparant un abandon et une partition du territoire national.

 

L'accusation - car c'en est une -, est forte mais les éléments qui l'appuient sont, ainsi qu'il va être démontré, implacables et incontestables.

 

Incapables de rétablir l’autorité de l’État et se refusant surtout à le faire dans des zones qualifiées par erreur de zones de « non-droit » alors qu’il ne s’agit en réalité que de zones et de territoires où s’applique un autre « droit », islamo-criminel celui-là, communautariste, revendiquant et imposant désormais sa singularité, différent en tous points de la légalité républicaine ouvertement remise en cause, contestée dans ses fondements comme dans son autorité et qui ne cesse de se déliter et de céder du terrain faute d'être affirmée et défendue par ses gardiens, nos « dirigeants » sont en train d’officialiser l’abandon définitif avant d’en entériner la sécession, de quartiers, villes, régions entiers, en pactisant avant que de s'y soumettre avec un double ennemi migratoire intérieur et extérieur.

 

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Cet ennemi qui ne cesse de croître en nombre au point d'acquérir chaque jour une visibilité qu'il faudrait être aveugle ou de singulière mauvaise foi pour continuer de l'ignorer constitue en réalité une force d'invasion et d'occupation capable d'user d'armes de guerre - comme le montre une actualité criminelle récurrente (attentats, vols, agressions à main armée, évasions spectaculaires de maisons d'arrêt et de prisons, discrètes remises en liberté de fauves-criminels terroristes) -, et de faire preuve d'insolence et de violence quotidiennes trop souvent laissées impunies par une "justice" complaisante face à une population autochtone soigneusement désarmée qui, soit refuse de voir la réalité, soit est judiciairement poursuivie lorsqu'elle tente de relever la tête et de se défendre.

 

Deux exemples viennent illustrer ce propos avec deux atteintes cardinales et inacceptables aux principes de la Loi Fondamentale – la Constitution –, dont on rappellera qu’au terme de son article 5 le Président de la République en est le gardien : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

 

Il est manifeste que quelque chose ne fonctionne plus au cœur de l’État et qu'une politique néfaste et mortifère conduite par des dirigeants et des institutions dévoyés - des traîtres à leur pays, pour énoncer clairement les faits et dire les choses sans circonlocutions -, met en péril la Nation toute entière.

 

Puisse le Lecteur lire attentivement ce qui suit, qui le concerne directement et réagir.

 

 

- La première atteinte est constituée par ce que le professeur de droit public Anne-Marie Le Pourhiet a qualifié avec raison de Coup d’État constitutionnel en analysant la décision rendue le 6 juillet 2018 par le Conseil constitutionnel (2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018) qui « dépénalise l'aide désintéressée aux migrants » et met fin au délit de solidarité en « torpillant soudainement, ainsi qu’elle l’écrit fort justement, des dispositions législatives réprimant la complicité d’entrée et de séjour irréguliers sur le territoire français à l’aide d’arguments prêchi-prêcha plus inspirés du pape François que du général de Gaulle », trahissant en fait comme en droit la Constitution elle-même !

 

http://www.gaullisme.fr/2018/07/11/fraternite-avec-les-migrants-illegaux-le-coup-detat-du-conseil-constitutionnel/

 

http://www.europe1.fr/politique/aide-aux-migrants-gerard-collomb-se-felicite-de-la-decision-du-conseil-constitutionnel-3703235

 

 

- La deuxième atteinte que décrit le journaliste économique Yves Mamou dans un excellent papier est constituée par le coup majeur porté au principe d’indivisibilité de la République désormais manifestement devenue l’objet d’un processus de dépeçage territorial qui a quitté le stade de la théorie pour une mise en œuvre effective du discret mais démentiel Rapport de Thierry Tuot intituléLa grande Nation : pour une société inclusive - Rapport au Premier ministre sur la refondation des politiques d'intégration :

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000099/index.shtml

 

 

On rappellera que ledit principe constitutionnel d'indivisibilité signifie que la République est conçue au sein d’un État unitaire dans lequel la souveraineté nationale de la France est indivisible, où l’État unitaire est le seul détenteur de la souveraineté, où ce principe emporte plusieurs conséquences sur l’unité du territoire et du peuple français, sur le recours à la langue française comme langue de la République et sur le principe d’égalité devant la loi de tous les citoyens, même si la décolonisation, la décentralisation ou encore la construction européenne sont toutefois venues tempérer son application, le juge constitutionnel n’ayant pas fait obstacle à la pratique des sécessions pendant la décolonisation et l’article 53 de la Constitution reconnaissant en effet la possibilité de modifications territoriales sous certaines conditions :

 

  • Un traité intervenant en la matière ne peut être ratifié ou approuvé qu’en vertu d’une loi.

  • Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées”.

 

Or voici que sur ce principe cardinal, là encore, le Gardien de la Constitution a manifestement failli comme le montre l’article d’Yves Mamou en date du 11 juillet 2018 intitulé « Macron, l’islam et les religions : les républiques de la « partition ». Régner pour mieux diviser ».

 

https://www.causeur.fr/macron-religions-islam-republique-partition-152690

 

Il est en effet devenu très clair que, manifestement « las de la République française « une et indivisible », Emmanuel Macron semble vouloir régner pour mieux diviser. Et créer de petites républiques religieuses de France…

 

En avant pour les Bantoustans en attendant le Califat !

 

Nul doute qu’un Parlement intellectuellement et politiquement honnête, relayé par une population courageuse et des citoyens conscients de l'avenir de cauchemar qu'on leur prépare, ne manqueraient pas, dans une Démocratie digne de ce nom, de conduire l’actuel Chef de l’État à sa destitution.

 

 

I- Premier article :Yves Mamou, journaliste économique, analyse la stratégie de dépeçage du territoire national

 

 

« M. E. Macron a entrepris de faire du cauchemar éveillé de François Hollande une réalité. Dans Un président ne devrait pas dire ça, l’ancien président de la République reconnaissait qu’il y avait « un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute.  », et de s’effrayer ensuite : « Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition  ».

La « partition », sa solution

 

La « partition » dont parlait François Hollande était évidemment celle du territoire national. Un pour les musulmans, un autre pour les non-musulmans. L’ex-président en parlait comme d’un risque. Pour sa part, son successeur a simplement imaginé d’en faire la solution. En effet, le président de la République française, Emmanuel Macron, ne propose rien moins que de rompre avec l’unité territoriale et politique de la nation… dans l’espoir d’acheter la paix sociale aux islamistes.

Une stratégie de dépècement du territoire national est à l’œuvre. Mais pour éviter qu’elle ne provoque un tir de barrage unifié, chaque étape du dépècement a été étalée et disjointe des autres séquences.

Attention à la laïcité !

La première étape a été politique, psychologique et communicationnelle. En décembre 2017, lors d’une réunion organisée par l’Elysée avec les représentants des six principales religions, Emmanuel Macron se serait « interrogé de manière critique sur la radicalisation de la laïcité ». Rien n’a filtré de cette réunion hormis cette petite phrase, à dessein sans doute. Le credo présidentiel y est tout entier contenu : c’est l’hostilité aux religions invasives du champ de la laïcité qui est le problème et non pas l’islam politique.

Ce n’est bien sûr pas l’église catholique qui souffre depuis 1905 du lien rompu avec l’État qui risquait de faire ombrage à cette conception très personnelle de la laïcité. Cependant, pour se faire un allié de cette même hiérarchie catholique, en avril 2018, Emmanuel Macron a répondu à l’invitation de la Conférence des évêques de France. Ainsi, dans le somptueux décor du Collège des Bernardins, devant plus de 400 personnalités catholiques, le président de la République française a-t-il livré un discours fleuve, érudit et lyrique, vide de toute proposition, hormis une allusion à « réparer  » le lien « abîmé » entre l’Église et l’État. L’adoration des hiérarques catholiques fut totale. En juin 2018, il a suffi ensuite au président de devenir chanoine de Latran, comme ses prérogatives présidentielles l’y autorisent, de réaffirmer sa volonté « d’approfondir nos relations d’amitié et de confiance avec le Saint-Siège » pour achever de ligoter les catholiques – en tout cas leur hiérarchie – à sa personne, à défaut d’avoir formulé un projet.

Tout le pouvoir aux soviets !

La deuxième étape de la stratégie d’Emmanuel Macron a été de lancer un processus d’autonomisation de certains territoires de France en confiant les clés de la politique de la ville aux musulmans eux-mêmes. En mai 2018, très habilement, notre président a d’abord rejeté le rapport Borloo qui préconisait de réitérer une politique qui a d’ores et déjà échoué ; une politique consistant à acheter la paix sociale à coups de milliards d’euros dans les banlieues et les « no go zones » françaises. Emmanuel Macron a fait mieux : il a créé le Conseil présidentiel des villes, une structure de conseil politique, composée en majorité de notables musulmans et pour le reste de représentants d’associations qui travaillent dans les banlieues. Cette instance saura, on n’en doute pas, infléchir progressivement les fonds et les structures qui caractérisaient l’ancienne politique de la ville, vers des projets plus conformes aux vœux d’autonomisation des islamistes. Rien n’est définitivement établi car on ne bouscule pas aisément des institutions (Caisse des dépôts) et des dispositifs financiers (Agence nationale pour la rénovation urbaine, ANRU ; Office français de l’intégration et de l’immigration, OFII…). Mais, par impulsions successives, il n’est pas exclu que ce Conseil présidentiel, qui se réunit tous les deux mois, sache faire les bons choix.

Rappelons que cette idée de confier les clés de certaines villes aux associations (musulmanes) n’est pas nouvelle. Elle a été formulée pour la première fois par le conseiller d’État Thierry Tuot, dans un rapport intitulé La grande nation : pour une société inclusive, remis en février 2013 au Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault. La principale proposition du rapport Tuot consistait précisément à transférer l’exercice de la politique de la ville aux associations, le rôle de l’État consistant seulement à les subventionner.

Pour compléter le dispositif, deux cavaliers législatifs ont été votés dans la « Loi de confiance », fin juin 2018. Le premier a aboli une large partie de la loi de 1905 sur le financement des cultes en dispensant les associations culturelles d’avoir à se déclarer comme groupes de pression. Cette mesure ouvre donc clairement la voie à un lobbying sans traces. Quant au second, il autorise les cultes à louer des biens immobiliers légués aux églises en contravention de la loi de 1905. Cette fois-ci, c’est un financement capitalistique des cultes qui se trouve ainsi permis.

Finance-toi toi même

La troisième étape est à venir et a fait l’objet d’une fuite dans Le Monde. Elle concerne l’autonomisation financière du culte musulman avec la taxation du halal et des pèlerinages. Le projet tel qu’il se dessine à partir de cette note (à lire !) vise à supprimer toute anarchie dans les financements accordés par les pays d’origine. Il entend en outre construire un clergé musulman, franco-français sur le plan financier qui s’affirmerait respectueux – sur le papier – de la tradition républicaine. Mais quand on sait que l’imam de Brest, celui qui déclarait que la musique transformait l’auditeur en singe et en porc, est devenu en 2017, « référent-laïcité » diplômé de l’Université de Rennes, il est permis quelques doutes sur l’objectif recherché. La nomination d’un grand imam en la personne de Tareq Oubrou, Frère musulman à visage humain, constituerait la clé de voûte d’un édifice qui une fois finalisé correspondrait à un petit califat à la française. Le gouvernement aurait alors sans doute l’interlocuteur musulman qu’il cherche depuis vingt ans. Toutefois, sera-t-il encore en position de négocier quoi que ce soit puisque tout aura été consenti au préalable ? En effet, dans ce dispositif tout entier composé de carottes, aucun bâton n’a été pensé ni inséré.

En 1627, le cardinal de Richelieu a pris d’assaut La Rochelle, pour ramener les protestants dans le giron de l’État. En 2018, Emmanuel Macron fournit l’argent, le ciment et les pierres aux Français musulmans pour qu’ils bâtissent les murailles de leur citadelle communautaire, loin, très loin de la République et de la nation. »

 

La solution à ce constat dramatique s'impose donc clairement, qui passe par un gel de la situation actuelle et de ses dérives afin d'y voir plus clair, l'identification de qui est qui et qui fait quoi et comment sur le territoire de la Républiques, l'arrêt complet et immédiat de toute immigration africaine et arabo-musulmane en France, d'où qu'elle vienne, y compris donc méditerranéenne et orientale ainsi que dans l'Océan Indien (Comores) , l'interdiction en France sur l'ensemble du territoire de la République et de ses institutions de tout ce qui touche de près ou de loin à l'islam, la rémigration des populations allogènes indésirables avec la révocation de tous les visas, permis de séjour et autorisations de résider sur le territoire, la fin de toutes les politiques dites d'intégration qui ne sont que des échecs, de toutes les compromissions et de tous les accommodements, de tous les avantages politiques, économiques et sociaux, la destitution, le jugement et la punition des politiques traîtres à la France, auteurs et complices de cette politique d'invasion migratoire, coupables d'intelligence avec l'ennemi.

 

La Patrie et la Nation sont aujourd'hui tout simplement mises en péril par des traîtres qui agissent sciemment contre la France comme le prouve cet autre exemple qui montre comment une institution gardienne du Droit, le Conseil constitutionnel, a tout simplement triché en trahissant l'esprit et la lettre de la Constitution qu'elle a pourtant pour mission de respecter !

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II- Deuxième article : Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, analyse la décision des Sages de mettre fin au délit de solidarité, qu’elle juge irresponsable

 

"L’on se souvient, écrit-elle, de la tonalité messianique de la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007 où la candidate de la gauche scandait le slogan : « Fra-ter-ni-té ! » Mais l’on ne s’attendait certainement pas à voir le Conseil constitutionnel, habituellement prudent et mesuré dans le contrôle des prérogatives régaliennes d’une Ve République d’inspiration césariste, se lancer à son tour dans la « bravitude » niaise en torpillant soudainement des dispositions législatives réprimant la complicité d’entrée et de séjour irréguliers sur le territoire français à l’aide d’arguments prêchi-prêcha plus inspirés du pape François que du général de Gaulle.

Le juge constitutionnel a trahi sur au moins trois points la lettre et l’esprit de la Constitution qu’il est chargé d’appliquer : d’une part, la fraternité n’a jamais eu la moindre définition ni donc de contenu normatif ; d’autre part, elle n’a jamais évidemment concerné que les citoyens de la nation française réunis en « fratrie » symbolique ; enfin, l’article 2 de la Constitution distingue soigneusement la « devise » de la République de son « principe » qui n’est pas du tout celui que le Conseil constitutionnel prétend consacrer.

En premier lieu, l’article 2 de la Constitution dispose simplement que la devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». À l’inverse de la liberté et de l’égalité qui font l’objet de nombreuses autres dispositions constitutionnelles essentielles, la fraternité ne figure que dans cette devise seulement répétée à l’article 72-3 dans une formule néocoloniale désuète indiquant que « la République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d’outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité ».

C’est à Robespierre que l’on doit la première formulation de la trilogie qu’il proposait, dans son discours du 5 décembre 1790, d’inscrire sur la poitrine des gardes nationales. On retrouve la formule badigeonnée et « enrichie » en 1793 sur les murs de Paris : « Unité et indivisibilité de la République. Liberté, Égalité, Fraternité ou la mort ». Elle réapparaît encore durant la révolution de 1830 mais c’est en 1848 qu’elle devient officielle.

La définition et la nature exacte de la fraternité ont toujours posé problème et en font incontestablement le « maillon faible » de la trilogie.

La définition et la nature exacte de la fraternité ont toujours posé problème et en font incontestablement le « maillon faible » de la trilogie. L’usage révolutionnaire du terme était de nature familiale, axé sur l’appartenance nationale et la commune ascendance. La Constitution de 1791 indiquait ainsi dans son titre 1er : « Il sera établi des fêtes nationales pour conserver le souvenir de la Révolution française, entretenir la fraternité entre les citoyens et les attacher à la Constitution, à la patrie et aux lois. » L’article 301 de la Constitution de l’an III reprend la même disposition. La vocation civique initiale du mot est donc évidente, il s’agit d’exalter une vertu citoyenne par une mémoire partagée. La fraternité est précisément ce qui distingue les citoyens des étrangers dans le cadre du nationalisme révolutionnaire.

Rapprochement des forces républicaines et du christianisme social

 

C’est dans la Constitution de 1848 que le terme entre officiellement dans la trilogie avec, cette fois, une inspiration issue du rapprochement des forces républicaines et du christianisme social (les « curés rouges ») plus axée vers la charité et le solidarisme. La fraternité devait suppléer le « droit au travail » que l’on avait retiré du projet de Constitution et qui fit l’objet de discussions longues et passionnées. L’entraide et l’assistance « fraternelles » sont mentionnées à deux reprises dans le préambule de la Constitution de 1848 et se confondent en réalité avec la solidarité nationale. Sous la IIIe République, il avait d’ailleurs été question de remplacer effectivement la fraternité, jugée trop sentimentale et chrétienne, par la solidarité.

L’on ne saurait nier que la fraternité a toujours « juré » un peu à côté de la liberté et de l’égalité.

L’on ne saurait nier que la fraternité a toujours « juré » un peu à côté de la liberté et de l’égalité. Celles-ci sont considérées par les révolutionnaires comme consubstantielles à l’humanité puisque les hommes « naissent » libres et égaux en droits. Ce sont des principes, des postulats premiers, des droits plus naturels que positifs. La fraternité, conçue comme l’amour indistinct de ses concitoyens, relève au contraire de l’affectif, donc du vœu pieux purement moral. On comprend donc que l’inspiration chrétienne de la fraternité de 1848 ait agacé certains républicains authentiques et il faut bien admettre que les discours sur ce thème ont toujours peiné à s’extraire du prêchi-prêcha compassionnel et moralisateur et à fournir des arguments consistants et convaincants.

En second lieu, que ce soit dans la période révolutionnaire, dans la Constitution de 1848 ou à l’article 72-3 de la Constitution actuelle relatif à l’outre-mer, la fraternité n’a jamais expressément uni que les citoyens français appartenant à la « famille » nationale et ne s’étend certainement pas aux étrangers, a fortiori en situation irrégulière, c’est-à-dire entrés ou demeurés sur le territoire français au mépris des lois républicaines. C’est une falsification des principes républicains que de prétendre appliquer la fraternité à l’ensemble du « genre humain » à la façon de l’Internationale socialiste ou de la chrétienté et de décider, comme le fait le Conseil constitutionnel qu’il « découle » de la fraternité la « liberté » d’aider des étrangers illégaux dans un but humanitaire.

Le Conseil feint d’ignorer que c’est la souveraineté populaire qui est le principe normatif fondateur de la République et que ce principe lui interdit précisément de faire prévaloir ses interprétations idéologiques subjectives […]

En troisième lieu, si le préambule de la Constitution de 1848 consacrait la fameuse trilogie « Liberté, Égalité, Fraternité » en la qualifiant de « principe », les constituants de 1946 et de 1958 ont, en revanche, délibérément changé la donne en spécifiant formellement, dans leurs articles 2 respectifs, que la trilogie n’est plus que la « devise » de la République tandis que son « principe » est désormais « Gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple ». Le Conseil constitutionnel a donc délibérément triché avec le texte constitutionnel en affirmant qu’il « découle » de la devise que la fraternité est un « principe » à valeur constitutionnelle. C’est de l’inversion terminologique pure et simple. Le Conseil feint d’ignorer que c’est la souveraineté populaire qui est le principe normatif fondateur de la République et que ce principe lui interdit précisément de faire prévaloir ses interprétations idéologiques subjectives sur la volonté générale exprimée par le peuple français ou ses représentants.

À ce degré de déformation du texte qu’il est censé faire respecter, le Conseil s’assoit sur l’État de droit démocratique au lieu de le défendre. Hubert Védrine pointait récemment à juste titre la responsabilité des juges nationaux et européens dans l’impuissance nationale à maîtriser l’immigration, visant essentiellement le Conseil d’État et les Cours de justice de Luxembourg et de Strasbourg. Voilà maintenant que le Conseil constitutionnel se met aussi à dérailler, dans une incompréhensible surenchère, vers l’activisme judiciaire « abbé-pierriste », au moment même où l’exaspération monte de toutes parts à l’égard du « gouvernement des juges ». Il ne faut dès lors pas s’étonner de voir fleurir les propositions de réforme de l’institution. »

Anne-Marie Le Pourhiet est professeur de droit public à l’université Rennes-I. Vice-président de l’Association française de droit constitutionnel.

 

Notes et sources :

 

Vicomte d’Arlincourt, Les Ecorcheurs ou l’usurpation et la peste. Fragmens historiques. 1438 Carey, Lea & Blanchard 1833

 

Thierry Tuot :

La grande Nation : pour une société inclusive - Rapport au Premier ministre sur la refondation des politiques d'intégration

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000099/index.shtml

 

Yves Mamou :

 

https://www.causeur.fr/macron-religions-islam-republique-partition-152690

 

http://www.le-politiste.com/le-principe-dindivisibilite-de-la/

 

Anne-Marie Le Pourhiet :

 

http://www.gaullisme.fr/2018/07/11/fraternite-avec-les-migrants-illegaux-le-coup-detat-du-conseil-constitutionnel/

 

http://www.europe1.fr/politique/aide-aux-migrants-gerard-collomb-se-felicite-de-la-decision-du-conseil-constitutionnel-3703235

 

On lira avec intérêt ces lignes particulièrement sensées sur la démocratie agonistique :

 

Marsiho :

https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-democratie-agonistique-168830

Chantal Mouffe,sur la souveraineté populaire :

https://www.revue-krisis.com/2018/02/la-souverainete-populaire-une-exigence-exigence-populaire-Chantal-Mouffe.html