La situation semble beaucoup plus grave qu'on ne pensait. Diagnostic réservé, dit la Faculté.

Osez, Monsieur le président ! Mais surtout, faites quelque chose, car à ce stade, il y a non assistance à personne en danger.

 

Tout porte à croire que nous n'avons pas encore tout vu et que le magasin à surprises recèle encore quelques stocks d'invendus. Lançons ici un appel : n'y aurait-il pas quelqu'un de charitable dans l'entourage de cette dame pour s'approcher d'elle en souriant, la prendre tranquillement par la main, lui parler doucement, l'emmener gentiment faire quelques petits pas au jardin, l'asseoir dans un fauteuil, lui donner un verre d'eau, veiller à ce qu'elle soit bien à l'abri du soleil, qu'elle ne perde pas son chapeau et la laisser ronfloter dans de doux rêves avec un sourire sur les lèvres ?

Peut-être devrait-on prévenir la famille ? Faire un signalement ?

Une malédiction planerait-elle sur le chef de l'Etat ? Aurait-il fait quelque chose de mal dans une autre existence pour endurer un tel karma en étant escorté de la sorte par une zélatrice de cette trempe ?

Après M. Arnaud Montebourg en marinière, et pour illustrer un entretien dans Le Parisien magazine consacré au courage en politique, voilà que l'ex-candidate à la présidentielle a en effet pris la pose en s'inspirant du célèbre tableau de Delacroix.

Voici le célèbre tableau et sa version moderne, beaucoup plus modeste, qui trahit à l'évidence un sérieux manque de souffle. La Critique est à ce propos unanime quant à la composition de l'allégorie. On sent en effet que l'artiste n'a pas su saisir l'atmosphère révolutionnaire, l'élan, la clameur populaire, les coups de fusil, le grondement du canon, l'odeur de la poudre et du sang. Avec un peu plus d'à-propos, gageons que l'on va très rapidement voir fleurir les montages photographiques...

http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/24/01002-20131024ARTFIG00302-segolene-royal-pose-en-liberte-guidant-le-peuple.php?m_i=RcORm8CWUiYy4YclsCqg5KRFn_5awqUUK1THmjbw7eZFy0VRX
 

"Tous les médecins de l'âme se sont posé la question de savoir si les troubles politiques jouaient un rôle dans l'éclosion du délire et dans l'apparition de la folie, écrit l'universitaire, historienne et psychanalyste Elisabeth Roudinesco. C'est dans cette perspective que les fondateurs français de la psychiatrie,Philippe Pinel (1745-1826) et Etienne Esquirol (1772-1840), tous deux héritiers des Lumières, de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration, ont abordé cette question à travers leurs écrits et leur pratique clinique.

 

Laure Murat revisite cette problématique de façon résolument nouvelle dans L'Homme qui se prenait pour Napoléon, un essai fort bien documenté et appuyé sur des archives inédites. L'historienne compare en effet les élaborations théoriques et cliniques des deux aliénistes et de leurs successeurs avec les discours des aliénés, célèbres ou anonymes. D'un côté comme de l'autre, les paroles, les concepts, les diatribes, les engagements s'enchevêtrent. Les savants et les fous sont persuadés, les premiers que les troubles liés aux violences politiques de l'époque se retrouvent dans les délires, et les seconds que ces mêmes troubles sont à l'origine de leur destin glorieux ou malheureux."

 

Elisabeth Roudinesco, à propos de "L'Homme qui se prenait pour Napoléon", de Laure Murat : l'Histoire en délires. Le Monde des Livres, 13 octobre 2011.

 

LE MONDE DES LIVRES | 

http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/10/13/l-homme-qui-se-prenait-pour-napoleon-de-laure-murat_1586832_3260.html

 

 

 

 

 

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