Allo! DME! Dix millions d'électeurs! Renaud Bouchard -2017-2022

06 novembre 2017

Le Remplacisme de Renaud Camus. L’Ange de l’Histoire, le Syntagme et la réalité d’une urgence absolue.

"Le destin d'un peuple et d'un pays, la question de leur indépendance ou de leur soumission, la survie ou non d'une civilisation, ce n'est pas de la politique, cela, c'est de l'histoire."

Renaud Camus

"Les temps sont passés où le caquetage d'un troupeau d'oies pouvait sauver le Capitole."

Karl Marx, Le Dix-Huit Brumaire

" Il existe un tableau de Klee qui s’intitule « Angelus Novus ». Il représente un ange qui semble sur le point de s’éloigner de quelque chose qu’il fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est à cela que doit ressembler l’Ange de l’Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne d’événements, il ne voit, lui, qu’une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès."

Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire, IX, 1940. Gallimard, Folio/Essais, 2000, p. 434.

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Considérez les deux tableaux mis en exergue de ce long mais important article : Les Oies du Capitole, d'Henri-Paul Motte (1846-1922) et L'Angelus Novus, de Paul Klee (1879-1940).Ce sont des signaux d'alarme, des appels.

Klee,_paul,_angelus_novus,_1920

Considérez ensuite, parmi d'autres appels et d'autres signaux, le fameux "J'accuse !" d'Emile Zola, publié dans le journal "l'Aurore" du 13 janvier 1898 ; le fameux Appel du 18 juin 1940 "A tous les Français" du général de Gaulle ; le "Long Télégramme" diplomatique de George F. Kennan du 22 février 1946 ; le non moins fameux "I have a dream" du pasteur Martin Luther King, du 28 août 1963 ; le discours prémonitoire des "Fleuves de sang" d'Enoch Powell, du 20 avril 1968 ; le magnifique discours de Thomas Sankara à l'ONU, du 4 octobre 1984 ; le "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" de Jacques Chirac, du 2 septembre 2002, ou encore le discours de Munich sur les politiques de défense du 10 février 2007, prononcé par Vladimir Poutine et celui du premier ministre de Hongrie, Viktor Orbán, du 22 juillet 2017 : "L'Europe appartiendra-t-elle aux Européens" ? Sans doute aurez-vous entendu parler de ces discours, mais il n'est pas sûr que vous les ayez tous lus ou entendus.Il n'y a là rien d'anormal, rassurez-vous, et il vous est loisible de le faire en vous reportant aux annexes de ce papier.

Souvent plus simplement connus par leurs titres que par leurs contenus, ignorés, oubliés, critiqués, peut-être jamais étudiés ou alors brièvement écoutés ou lus en diagonale sans l'attention qu'ils méritaient et méritent encore, trop souvent accueillis avec hostilité, circonspection, la plupart du temps parcourus d'un œil rapide et soupçonneux au regard de leurs origines, de leurs sujets comme de leurs auteurs, mais parfois aussi exaltés et détournés avec démesure ou vite remisés selon les modes et les humeurs politiques, ces textes à coup sûr dérangeants n'en existent pas moins, quels que soient leurs auteurs et leurs intentions. C'est d'ailleurs précisément de tout cela qu'ils tirent leur force et leur pérennité. Autres éléments remarquables : leur flux ne se tarit pas et surtout, plutôt que de suivre l'actualité, ils la précèdent.  D'où leur intérêt constant, car ils ne cessent d'interroger et d'avertir.

Ainsi arrive-t-il que parmi ces déclarations très connues d'autres propos, moins connus, moins médiatiques, puissent à leur tour se frayer un chemin et apparaître eux aussi au grand jour comme ce qu'ils sont réellement : des alarmes.

C'est ainsi qu'il y aura désormais pour la France, mais aussi pour l'Europe, qu'on le veuille ou non, le discours de Baix du 21 octobre 2017, de l'écrivain et essayiste Renaud Camus.

"Exagération ! Rien de comparable !" dira-t-on, soit en se moquant, soit en s'indignant. Et l'on aura tort car les discours et textes précités - textes majeurs, textes fondateurs -, ont tous un dénominateur commun : attirer l'attention sur quelque chose de particulièrement important ou, pour reprendre une expression désormais contemporaine : donner l'alerte.

« Il existe un tableau de Klee - comme l'écrit le philosophe W. Benjamin, qui s’intitule « Angelus Novus ». Il représente un ange qui semble sur le point de s’éloigner de quelque chose qu’il fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est à cela que doit ressembler l’Ange de l’Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne d’événements, il ne voit, lui, qu’une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »

Mais cette tempête est aussi une cécité, un refus, le refus pour beaucoup trop de gens de voir que l'Histoire, l'Ange de l'Histoire, pour reprendre la magnifique métaphore de W. Benjamin, regardent aussi vers l'avenir, ce futur immédiat, déjà présent, qui nous concerne tous, que nous le voulions ou non.

Car l'Histoire est effectivement en marche, avec ci-après un autre discours qui nous invite à écouter, ressentir et vivre ce profond appel d'une France incomparablement vivante qui ne demande qu'à être défendue et aimée par ses enfants.

Ce discours représente lui aussi une alarme lancée par une sentinelle qui a parfaitement perçu, vu, compris et décrit la nature et les conséquences immédiates et futures de ce qui est désormais passé de l'état de menace à celui de danger avéré.

N'en doutez pas : nous vivons actuellement une sorte de Phoney War comme l'ont nommée les Anglais en 1940 - une "drôle de guerre" - une période de latence qui s'arrêtera brusquement, comme l'autre -, telle la fin d'un prélude à ce qui va être le coup de cymbale et de tonnerre d'une guerre brutale, violente, sanglante, d'une cruauté monstrueuse, mais qui ne sera une surprise que pour ceux qui n'auront pas su, voulu, et surtout refusé de s'y préparer et d'y parer, d'en interpréter les signaux et les avertissements identiques à ceux d'un tremblement de terre imminent, ne s'inquiétant pas du silence des oiseaux, des aboiements des chiens, du retrait de la mer annonciateur du tsunami, refusant de voir que tous les stylets des sismographes s'affolent de plus en plus, et persistant, contre toute évidence, à confondre le bruit souterrain du tremor avec celui du métro.

Voilà pourquoi il convient de lire ce texte important, quand bien même dérangerait-il, susciterait-il des réactions d'adhésion, des rejets, des critiques, des nuances. Et ce sera tant mieux si ce document génère réflexions et débats.Car peu importe. Il existe ; comme tel ; comme tous les textes, discours, appels ci-dessus mentionnés qui l'ont précédé et tous ceux encore à venir qui le suivront, en France comme ailleurs. Et peu importent encore les préventions, préjugés ou autres envers son auteur dont on rappellera qu'il a été longuement entendu par d'autres, désireux de le comprendre, qui souhaitaient l'écouter et l'entendre avant que de juger de sa pensée, voire même de la discuter, tels le philosophe et académicien Alain Finkielkraut ou l'ancien magistrat avocat général Philippe Bilger. (https://www.youtube.com/watch?v=Wwl4665lLnA -mais aussi https://www.causeur.fr/alain-finkielkraut-et-elisabeth-levy-commentent-lactualite-de-la-semaine-147470?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=4b2d79a64a-Newsletter&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-4b2d79a64a-57275213 et http://www.philippebilger.com/blog/2017/09/entretien-avec-renaud-camus.html).

Il convient surtout en lisant attentivement ce texte d'en tirer les enseignements, car il n'est plus temps désormais d'en discuter les prémisses autant que les prémices : elles sont en effet toutes vérifiées.

Il suffit d'ouvrir les yeux, d'écouter, de sentir, de toucher et de réagir, précisément, et j'insiste sur ce point, pour éviter et désamorcer cette guerre qui vient. Il est encore temps. Prenez simplement le temps de lire à votre tour ce qui suit et interrogez-vous sur ce qui est dit, en toute honnêteté intellectuelle, comme prise de conscience d'un événement majeur qui nous concerne tous.Cette Tribune vous est offerte.Il est toujous prudent d'écouter les alarmes des sentinelles.

II

"Colonisation, Occupation, Négationnisme, Génocide : c'est cela que subit notre France."

"J'ai longtemps reculé devant les mots, écrit Renaud Camus. Je pensais qu'ils étaient trop forts. J'en voulais même à ceux qui les employaient car j'estimais qu'ils compromettaient notre cause par des termes trop vifs, exagérés, qui allaient effrayer autour de nous et nous faire passer pour des énergumènes. Je suis convaincu aujourd'hui qu'il ne faut plus reculer, ni devant les hommes, ni devant les faits, ni devant les termes.

Ainsi colonisation. Je l'ai dit cent fois et je le répète, nous sommes cent fois plus colonisés, et plus gravement, et plus profondément, que nous n'avons jamais colonisé

 

 

nous-mêmes. L'essence de la colonisation, depuis la Grèce antique et la Grande Grèce, les colonies helléniques en Italie du Sud et en Sicile, c'est le transfert de population. Les colonisations militaires, administratives, politiques, impérialistes, sont certainement bien pénibles, pour les colonisés, mais elles ne sont rien auprès des colonisations démographiques, qui touchent à l'être même des territoires conquis, qui en transforment l'âme et le corps et qui menacent d'être éternelles, ou, à tout le moins, irréversibles.

On nous dit qu'il n'y a pas colonisation car il n'y a pas conquête militaire, pas d'armée victorieuse, pas de soldats défilant dans nos rues. On se trompe. On nous trompe. L'armée conquérante, c'est la racaille. L'instrument de la conquête, c'est ce que j'ai appelé la nocence. Ne dites pas que vous ne savez pas ce que c'est que la nocence puisque vous utilisez couramment le terme contraire, innocence. La nocence, c'est ce dont l'in-nocence est le contraire. La nocence, c'est le fait de nuire, de nuire un peu ou de nuire beaucoup, des trop fameuses incivilités jusqu'au terrorisme, en passant par les pieds sur les banquettes du RER, les arrachages de sacs de vieille dames et le grand banditisme. On notera au passage que la bonne vieille délinquance française de souche, indigène, a à peu près disparu. Elle n'a pas su prendre à temps le virage de la mondialisation, comme on dit. Elle a été remplacée.

On notera également qu'entre la délinquance de droit commun et le terrorisme il n'y a pas de solution de continuité. La progression est ininterrompue. Il y a une différence de degré, il n'y a pas de différence de nature. Tous les terroristes sans exception ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. C'est la même carrière, la carrière militaire. D'ailleurs il n'y a pas de terroristes. Il y a des troupes d'occupation, dont les commandos les plus redoutables, à intervalles réguliers, exécutent quelques otages, comme l'ont toujours fait toutes les troupes d'occupation.

Prétendre lutter contre le terrorisme sans s'occuper de la conquête est absurde. C'eût été, à une autre époque, vouloir se débarrasser de la Gestapo en s'accommodant de l'Occupation allemande. Cela est l'émanation naturelle de ceci. Il ne faut pas lutter contre le terrorisme, il faut libérer le territoire, et cela par la remigration. Traiter le terrorisme comme un épiphénomène, c'est répéter l'erreur des Français durant les dits "événements d'Algérie" (nous en sommes à présent aux "événements de France"). Les Français croyaient alors, ou affectaient de croire, que les fellaghas étaient un épiphénomène, déjà, une mousse superficielle de haine et de terreur, en somme, et qu'en dessous de cette mousse bien regrettable les Algériens les adoraient. Non, les Algériens ne les adoraient pas du tout. Ils les adoraient si peu, même, qu'à peine libérés et même avant ils ont imposé à des colons installés dans le pays depuis bien plus longtemps que les nôtres aujourd'hui une des plus abruptes remigrations de l'histoire — souvenez-vous : la valise ou le cercueil. Je ne recommande certes pas d'en imiter les méthodes, mais j'en crois le principe inévitable. On ne met pas fin à une colonisation sans le départ des colonisateurs. On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l'occupant.

Occupation, voilà un autre mot devant lequel j'ai longtemps reculé et que j'assume complètement à présent. Il ne faudrait faire aucune comparaison, nous dit-on, entre la Première et la Deuxième Occupation. D'abord on peut toujours tout comparer, ne serait-ce que pour distinguer. Comparer n'est pas assimiler. Et il n'est certes pas question ici, ni jamais, de diminuer d'un iota l'horreur de la Première Occupation, l'allemande. Mais la Seconde, l'africaine, sur bien des points n'a rien à lui envier. Certes elle ne torture pas dans les caves, qu'on sache, encore qu'il y ait eu tout de même l'effroyable épisode du martyre d'Ilan Halimi, sans parler des tournantes, dont les victimes sont presque invariablement des jeunes filles indigènes, pour ne pas dire françaises de souche. Deuxièmement le nombre des massacrés commence à être tout à fait du même ordre que la dernière fois. Le degré de nocence immédiate, de nuisance, de dérangement et d'humiliation pour les paisibles citoyens qui, bien à tort, ne souhaiteraient rien d'autre que de rester paisiblement en dehors de tout ça, est probablement plus fort cette fois-ci. Il faut dire que les Occupants sont aujourd'hui dix fois, que dis-je, cent fois plus nombreux qu'il y a trois quarts de siècles. Comme leurs prédécesseurs ils sont de plus en plus souvent en uniforme, surtout les auxiliaires féminines, et comptent à juste titre sur les voiles, les boubous, les djellabas, les turbans, les niqabs et les babouches, pour ne rien dire de leur innombrable marmaille, pour marquer leur territoire, étaler leur force et leur nombre et déprimer les Occupés.

Qui sont les Occupants ? Ceux qui se considèrent comme tels ou qui témoignent l'être, par leurs discours ou par leurs attitudes— je reconnais que c'est là beaucoup de monde.

Ces Occupants, la Collaboration actuelle est encore plus impatiente que sa sœur aînée de prévenir le moindre de leurs désirs. Il faut dire que, s'il y a bien des différences entre les deux Occupations, et bien sûr il y en a, les deux Collaborations, elles, se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Tout juste peut-on trouver que ce mot, Collaboration, bien loin d'être exagéré, est insuffisant. Ni notre gouvernement ni nos médias ne collaborent, en effet : ils sont. Ils ne sont pas complices, ils sont auteurs, fauteurs. C'est eux qui veulent l'horreur en cours, et qui la promeuvent incessamment. Ils ne sont seuls à la vouloir, bien sûr, mais elle ne leur est imposée par personne.

Ce qui m'amène à un autre mot très fort que j'ai longtemps refusé et qu'il me faut bien, aujourd'hui, prendre en considération, au moins. C'est celui de génocide. Je l'ai refusé des années durant par respect pour les victimes du génocide hitlérien, et pour le caractère unique de leur extermination industrielle. Le génocide des hutus n'a pas eu le même caractère scientifique. Mais il était constitué lui aussi de mises à mort de masse, auxquelles nous semblons échapper pour le moment. Peut-on parler de génocide quant il n'y a, comme à présent, ni chambres à gaz, ni Shoah par balles, ni coupe-coupe systématique à la machette ? Je crois que c'est nécessaire si l'on veut réveiller des peuples endormis et attirer l'attention sur l'énormité de ce qui survient. Le génocide, de nos jours, a un plus grand souci de son image : il ne veut ni affoler ses victimes, qui pourraient se débattre, ni faire pousser les hauts cris à ses critiques, il est vrai peu nombreux et marginalisés. Il ne tue plus, il submerge. Il ne massacre pas, il remplace. Selon l'heureuse formule d'Aimé Césaire, qui ne croyait pas si bien dire, c'est le génocide par substitution. Tous les pays de ce qui fut naguère le monde occidental et, disons le mot, de la race blanche, Europe, Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, font l'objet d'un semblable engloutissement sous l'autre, sous tout ce qui n'est pas eux, sous toutes les races, ethnies, cultures, civilisations, religions, traditions et intraditions de la Terre. Le phénomène n'est nulle part si manifeste qu'au Canada mais il est tout aussi évident en Suède et, pour notre malheur, en France.

La méthode qui a si efficacement permis de venir à bout de la culture, de la musique, de l'université et j'en passe - à savoir l'ensevelissement sous tout ce qui n'est pas elles, la porte ouverte, l'"esprit d'ouverture", comme dit d'elle-même avec un bel humour à la "Arbeit macht frei" France Culture, la station la plus sectaire de France -, devrait bien permettre de venir à bout de l'homme blanc. La culture périt sous le divertissement et les dites "industries culturelles", la musique sous les variétés, l'université sous l'absence de sélection, l'Europe et l'Occident sous la diversité. Et c'est le divers qui décroit.

Comme tant d'autres mots, comme culture, comme musique, comme français, antiracisme a radicalement changé de sens. Il désignait le combat contre le racisme, et pour la protection de diverses races menacées : il recouvre à présent, comme d'ailleurs le portait tout autant son nom, la haine des races ; de l'idée et du concept de race, la négation de leur existence, et tout spécialement de la blanche. En bonne logique le racisme devrait changer de sens lui aussi, en symétrie, et devenir le nom de l'amour des races, de toutes les races, la sienne évidemment comprise, surtout quand elle est la moins nombreuse et la plus menacée.

L'antiracisme tirait des camps de la mort, et de l'unanime Plus jamais ça ! qu'ils suscitaient dans la conscience universelle, après leur libération, son incontestable légitimité, son autorité morale, son prestige, sa formidable puissance politique. Or, par un tour complet de la spirale du sens, ou du sort, cet antiracisme né ou rené de la Shoah a bâti, en une vie d'homme, une société, la nôtre, où dans beaucoup d'écoles la Shoah ne peut plus être enseignée, parce que les élèves ne veulent pas en entendre parler et prétendent qu'il s'agit de propagande sioniste ; dans le même temps les juifs fuient la France ou la Suède par milliers, parce qu'ils ne s'y sentent plus en sécurité.

Le premier négationnisme niait criminellement le génocide. Le second est plus criminel encore s'il se peut, il est directement génocide, puisqu'il nie l'existence des races. Il en nie l'existence tout en proclamant qu'elles sont égales, ce qui montre assez son degré de cohérence logique. Leur inexistence théorique, très théorique, est la condition de leur disparition pratique, effective. Le dogme de l'inexistence des races, ce credo quia absurdum — je crois parce que c'est absurde, comme pour la Trinité ou l'Immaculée Conception — de notre société, en est le fondement principal. Dans l'effondrement de notre système scolaire, il est tout ce qui est encore enseigné. Dans l'échec total de la transmission, il est tout ce qui est encore transmis. Quand les gens ne savent qu'une seule chose, et c'est de moins en moins rare au sein l'hébétude qui gagne, c'est qu'il n'y a pas de races. Je suis de plus en plus persuadé pour ma part que la proclamation solennelle et menaçante de ce dogme, vers le milieu des années soixante-dix du siècle dernier, est le point nodal à partir duquel tout devenait possible, y compris la pire horreur, la substitution ethnique généralisée, le Grand Remplacement, le métissage global, la production industrielle de l'homme remplaçable, de la Matière Humaine Indifférenciée (MHI).

On dit couramment que c'est l'extermination des juifs qui a rendu impossible de parler des races, comme l'avaient toujours fait tous les peuples en toute innocence, pour le coup. Pourtant un Léon Blum parlait couramment de la sienne, dans ses lettres, et c'était justement dans la petite maison où il était retenu prisonnier par les Allemands à Dachau, au beau milieu de l'univers concentrationnaire. Je ne vais pas citer pour la dix millième fois la phrase fameuse du général de Gaulle en 1959, selon laquelle « nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ». On nous objecte qu'il s'agit là d'une conversation privée. Très bien. Voici alors un autre président de la République, cette fois dans l'exercice de ses fonctions, plus tardivement encore, lors d'un discours à l'école des Sciences politiques, le 12 décembre 1972  : Georges Pompidou y parle d'une « réaction en profondeur de notre race », et, quelques phrases plus loin, du « caractère même de notre race », « cette versatilité que César distinguait et utilisait déjà contre les Gaulois, et qui fait que le peuple français, peuple épris de calme, de paix et de stabilité s'il en est, ressent périodiquement et par crise un besoin inconscient et incontrôlé de changement, et d'un changement qui remet tout en cause, non seulement les hommes, mais les principes, mais les institutions ». Fasse le ciel, entre parenthèses, que notre peuple ressente bientôt un tel besoin, et se révolte avant qu'il ne soit tout à fait trop tard.

Le même Georges Pompidou, qu'il n'est pas accoutumé de ranger parmi les têtes brûlées ou les suppôts de Satan, écrit dans ce qu'il est convenu d'appeler ses Mémoires, en fait Lettres, notes et portraits, un recueil posthume :

« Mon père et ma mère appartenaient profondément à la race française, dure au travail, économe, croyant au mérite, aux vertus de l'esprit, aux qualités du cœur. »

Il est bon de remarquer que le seul fait de parler de race française, comme nos ancêtres l'ont toujours fait bien tranquillement, prouve assez qu'on n'est pas raciste, cette race n'ayant, par chance, que fort peu de caractère ethnique, non plus que celle des notaires, des peintres du dimanche, des génies ou des amis de la pêche à la ligne. Si j'étais raciste je ne le serais pas comme Vacher de Lapouge, comme Chamberlain ou Alfred Rosenberg, je le serai comme Malherbe (Que direz vous, races futures... ), comme Racine (Des princes de ma race antiques sépultures), comme de Gaulle ou Georges Pompidou, ou comme ce Georges Bernanos qui a donné de la race, en passant, la meilleure des définitions impossibles, en une des plus belles phrases de la littérature française, à mon avis :

« Hélas ! autour des petits garçons français penchés ensemble sur leurs cahiers, la plume à la main, attentifs et tirant un peu la langue, comme autour des jeunes gens ivres de leur première sortie sous les marronniers en fleurs, au bras d'une jeune fille blonde, il y avait jadis ce souvenir vague et enchanté, ce rêve, ce profond murmure dont la race berce les siens ».

Que sont la race, le peuple, la nation incarnée en nous ? Ils sont « un souvenir vague et enchanté, un rêve, un profond murmure ». Et c'est pour cette raison que la France, au cours de son histoire, a toujours intégré à merveille ceux qui ont voulu entrer dans son rêve, écouter avec elle le profond murmure de sa langue, de sa littérature, de sa musique, de ses paysages, de ses saveurs, de ses ciels et de ses gestes ancestraux. La France peut intégrer des hommes, elle peut intégrer des femmes, elle peut intégrer des familles qui le désirent ardemment : elle ne peut pas intégrer des peuples, et moins encore des peuples qui ne le désirent pas du tout.

L'erreur tragique, pour ne pas dire pis, de l'antiracisme aura été de prendre le mot race dans le même sens incroyablement étroit qu'avait fait le racisme, en se contentant d'inverser les valeurs terme à terme. Il est facile de prétendre que les races n'existent pas si l'on se contente, comme les racistes, de prendre le mot dans ses seules connotations scientifiques ou pseudo scientifiques, qui ne sont qu'une infime partie de sa signification dans notre langue, comme dans la plupart des autres. Dire que les races n'existent pas c'est peut-être vrai scientifiquement — et encore, j'ai des doutes —, mais c'est avant tout un tour de passe-passe sémantique, une sorte d'escroquerie linguistique. Il est déjà plus juste ou moins faux de dire que les savants n'ont pas besoin de ce concept, un peu comme Lamarck disait de Dieu, à Napoléon, un peu niaisement, que cette hypothèse n'était pas pour lui nécessaire. Dire que les races n'existent pas, c'est aussi bête que de dire que Dieu n'existe pas, ni les classes sociales, ni les mythes : ils n'existent peut-être pas, je ne suis pas à même d'en juger, mais ils sont la réalité du monde, et les principaux moteurs de ses mouvements de masse. Il est d'ailleurs assez plaisant de relever que jamais les êtres n'ont autant parlé ou été parlé dans la leur, de race, que depuis que les races n'existent plus, officiellement. Tout le monde s'est mis à chanter dans son arbre généalogique, et l'on sait trop souvent ce que vont dire les gens, à leur seul nom.

L'homme blanc est trop cher, trop mou, trop civilisé, trop diplômé, et en plus il a déjà tout. Ce qu'importe le remplacisme global ce ne sont pas des travailleurs ce sont des consommateurs, qui très vite auront besoin de nourriture, de logements, de vêtements, d'écoles, de soins médicaux, d'objets électroniques, de gadgets. Ils sont indispensables au sauvetage de la bulle économique. Vous direz qu'ils n'ont pas un sou. Vous vous trompez : ils ont ou ils auront votre argent. Il y a beau temps que les prétendus transferts sociaux sont essentiellement des transferts raciaux — pardon : ethniques. Si ces transferts organisés ne suffisent pas à mettre en possession de vos économies et de vos biens les populations de remplacement, elles s'en empareront par la force, grâce à leurs voyous qui sont leurs soldats. La nocence est l'instrument du changement de peuple. J'en sais quelque chose, c'est pour l'avoir dit que j'ai été à plusieurs reprises condamné par les tribunaux. Je n'en fus nullement surpris. J'ai confiance en l'injustice de mon pays.

On ne comprend rien au Grand Remplacement si l'on ne voit pas que, si gigantesque, qu'ils soit, il n'est qu'une petite partie d'un ensemble infiniment plus vaste, ce que j'ai nommé le remplacisme global, et auquel il a déjà été fait allusion ici. Le remplacisme global est à mon sens un des deux principaux totalitarismes qui aujourd'hui se partagent le monde - l'autre étant évidemment l'islam. Ils seront nécessairement rivaux, car tout les oppose. Mais aujourd'hui il y a entre eux une sorte de pacte germano-soviétique, qui dure plus longtemps que le vrai. C'est un traité provisoire de non-agression entre les conquérants : le remplacisme a besoin de l'islam pour qu'il lui fournisse les contingents de ses grands remplacements ; l'islam a besoin du remplacisme pour placer partout ses soldats. La némésis du remplacisme global, cependant, ce qui entraînera sa perte, c'est qu'il remplace des veaux par des hyènes. Il sera le premier mangé. Maigre consolation pour les remplacés.

Remplacer, tel est le geste central des société postmodernes et peut-être bientôt post-humaines, trans- humaines. Tout est remplaçable et remplacé : Venise par son double à Las Vegas, Paris par son double à Pékin, Versailles par EuroDisney, la pierre par le syporex ou le parpaing, les lauzes par la tôle ondulée, le bois par le plastique, la ville et la campagne par la banlieue universelle, la terre par le ciment et le goudron, les bords de mer par le béton, la montagne par les stations de sport d'hiver, les chemins par les sentiers de randonnée, la nature par les aménagements en vue de retombées économiques, l'exercice par le sport, le sport par les Jeux olympiques, les Jeux olympiques par les affaires, les affaires par la corruption, la compétition par le dopage, la littérature par le journalisme, le journalisme par l'info, le vrai par le faux, l'original par la reproduction, le vous par le tu, le nom par le prénom, le nom et le prénom par le pseudo, le cœur par le cœur artificiel, toutes les parties du corps humain par des pièces de rechange, l'histoire par l'idéologie, le destin des nations par la politique, la politique par l'économie, l'économie par la finance, le regard par la sociologie, le chagrin par les statistiques, le monde réel par le site touristique, les habitants par les touristes, les indigènes par les allogènes, les Européens par les Africains, les mères par les mères porteuses, les hommes par les femmes, les femmes par les poupées gonflables, les hommes et les femmes par les robots, les peuples par les peuples, l'humanité par la posthumanité, l'humanisme par le transhumanisme, l'homme par la Matière Humaine Indifférenciée.

Un grand mystère est que les écologistes, qui tiennent si fort à la biodiversité, et ils ont raison, paraissent en exclure l'espèce humaine. Sans doute estiment-ils à juste titre, que l'homme blanc coûte trop cher à la planète. Mais il y a d'autres solutions que son effacement, ne serait-ce que la décroissance démographique, sans laquelle toutes les politiques écologiques sont vaines. S'il y avait une supériorité à la race blanche, ce serait qu'il y en a beaucoup moins que les autres.

GPA, PMA, GRP (Grand Remplacement des Populations) ce ne sont jamais que les mêmes manipulations génétiques, la standardisation appliquée au vivant. L'homme doit être artificialisé, comme la nature, standardisé, normalisé, remplaçabilisé, afin de coûter moins cher et de ménager de plus forts profits.

Autant que les forts profits, les coûts bas, admirez l'amphibologie, l'à bas coût, le low-cost, est le principe central du monde remplaciste. Tout y devient low-cost, même quand c'est aussi cher pour le consommateur que sa version originelle. Ce monde est caractérisé par la prolétarisation autant que par la paupérisation. Sous la pression de la surpopulation ville et campagne y convergent en banlieue, cet à-côté du lieu, cet à la place de l'être. Les banlieues à leur tour évoluent en terrain vague, cette terre guaste, gâchée, pourrie ce Waste Land prophétisée par T. S. Eliot. Le racisme avait fait de l'Europe un champ de ruines, l'antiracisme la transforme en bidonville.

Le père du remplacisme global est Frederick Winslow Taylor, le Taylor de la taylorisation, de la standardisation, de la normalisation. Taylor est au remplacisme ce que Marx est au marxisme. Son grand livre, le Das Kapital du remplacisme global, s'appelle The Principles of Scientific Management. On peut y lire des phrases aussi révélatrices que :

« Dans le passé c'est l'homme qui a été premier ; dans le futur ce doit être le système ».

Comme l'écrit son plus récent préfacier, « Taylor a du sang sur les mains ».

Son plus notable disciple est Henry Ford qui, en diminuant considérablement le nombre des pièces nécessaires, en les rendant interchangeables, normalisées, standardisées, a pu produire une voiture suffisamment peu chère, la Ford T, pour qu'il puisse mettre en application son idée de génie, la vendre à ses propres ouvriers. Le producteur devenait le consommateur. Il était payé pour acheter ce qu'il produisait, et alimenter de la sorte le fameux système, qui pouvait tourner en circuit fermé. Aujourd'hui, dans les mégapoles où les hommes et les femmes vivent dans des espaces de plus en plus réduits et quelquefois dans des placards ou dans des boîtes, ils se ruinent en loyer pour être près d'un travail qui leur permet de payer leur loyer. Par une simplication encore plus radicale, le producteur devient le produit. Les prétendus réfugiés de guerres qui n'existent pas ne sont pas sauvés en mer, ils sont réceptionnés comme la matière première qu'ils sont des industries de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée, qui importent et produisent jusqu'à leurs consommateurs.

Certes le régime de naufrage organisé, comme moyen de transport de masse, ne laisse pas d'impliquer quelques noyés, mais pour le remplacisme global, qui a précipité ces malheureux sur les flots, ils sont dégâts collatéraux très admissibles et marginaux au regard du bon fonctionnement du système.

Henry Ford était un antisémite acharné, il avait des liens étroits avec le nazisme et d'énormes intérêts dans l'Allemagne hitlérienne. Les camps de concentration et d'extermination c'est dans une large mesure l'applicarion au génocide des Principes de la Gestion Scientifique.

Le remplacisme global, cinématographiquement, c'est Metropolis, Les Temps Modernes, le moins connu Soleil Vert, Greeen Soylent : Metropolis par l'organisation de l'hébétude, en l'occurrence par la Grande Déculturation, l'effondrement des systèmes scolaires, l'imbécillisation de masse, la drogue ; Les Temps Modernes par la standardisation, la normalisation, la taylorisation, cette fois appliquées à l'homme lui-même ; Soleil vert par la transformation de l'homme en produit de consommation, normalisé et standardisé, la Matière Humaine Indifférenciée.

La divine surprise de la finance hors-sol post-industrielle c'est son histoire d'amour avec l'antiracisme, qui, à l'origine, si l'on songe à Henry Ford, justement, était rien moins qu'assurée. Mais l'antiracisme, dès lors qu'il changeait de dessein, qu'il n'était plus protection de deux ou trois races menacées mais affirmation fulminante et dogmatique, littéralement, de l'inexistence de toutes, puis de la nécessité et de l'inévitabilité de leur fusion (les contradictions ne lui font pas peur) par l'immigration de masse et le métissage, devenait pain bénit pour le remplacisme global. Voyez l'enthousiasme d'une Laurence Parisot ou d'un Yvon Gattaz pour la substitution ethnique. L'antiracisme, de par son passé, apportait au remplacisme la respectabilité idéologique qui lui manquait. Le remplacisme, de par ses moyens, apportait à l'antiracisme le pouvoir et l'argent. Voyez les carrières d'un Harlem Désir ou d'un Julien Dray. Le remplacisme est un énorme pourvoyeur de postes et de prébendes et il n'est pas question parmi nous de se hausser dans la vie, que ce soit pour être préfet, général, conservateur de musée, directeur de théâtre ou maître de ballet, en s'abstenant de lui faire allégeance aussi souvent que possible.

Je suis déjà trop long et pour ne pas allonger je vais faire usage d'une facilité qui m'est offerte pour expliquer ce que je veux dire par remplacisme global. On peut le définir d'un seul mot, ou plutôt d'un seul nom : Macron. Le macronisme est la SFRG, Section Française du Remplacisme Global, et il en est l'incarnation la plus pure. En lui convergent les deux généalogies principales du remplacisme, d'un côté la banque, la finance hors-sol, l'hyper-classe post-industrielle, de l'autre le néo-antiracisme, celui qui nie les races. Macron n'est même pas antiraciste, il est au-delà de tout ça, les races, les peuples, les identités, les origines, tout cela n'existe plus pour lui et, comme on sait, il n'y a pas de culture française.

Je voudrais toutefois souligner un curieux point de convergence, entre nous et lui. Le remplacisme, cet économisme à tout crin, ce financiarisme exacerbé, est au-delà de la politique, il n'en veut plus. À travers lui la finance hors sol prend directement en main la gestion du parc humain, la production de la MHI (Matière Humaine Indifférenciée), en neutralisant la caste politique, ce que Raymond Barre appelait jadis le microcosme. Je nomme ce système la davocratie directe, le gouvernement direct par Davos, par la banque, par les grands argentiers. Le macronisme a renvoyé dans leurs foyers la plupart des principales figures de la vie politique française depuis trente ans, les Sarkozy, les Juppé, les Fillon, les Hollande, les Bayrou, les Cambadélis, oserais-je dire les Marine Le Pen ? Il a réduit l'Assemblée nationale à l'état de chambre d'enregistrement, peuplé d'élus de hasards, qui lui doivent tout et ne risquent pas de lui faire de l'ombre. Il a accouché d'un gouvernement de seconds rôles, de transfuges et d'emplois symboliques, comme au théâtre, tirés de sa manche. Mais surtout, surtout, il a fait éclater les trois grands partis dont on pouvait penser il y a un an qu'ils tenaient entre leurs mains les destinées de notre pays. Parti socialiste, Les Républicains, Front national, ces trois mouvements ont éclaté ou paraissent à la veille de le faire ; à tout le moins ils paraissent désarçonnés et sonnés.

C'est là, et seulement là, certes, que se situe la curieuse convergence de vues, ou d'intérêts, ou d'analyses, à laquelle je faisais allusion plus haut, entre le macronisme et nous. J'ai publié au début de l'année un livre d'entretiens avec Philippe Karsenty intitulé 2017, dernière chance avant le Grand Remplacement. J'y faisais allusion bien sûr à l'élection présidentielle et je voulais dire bien sûr dernière chance politique. Cette chance, nous l'avons laissée passer et elle ne se représentera pas. Il serait totalement vain de placer nos espérances en 2022. D'abord c'est trop loin, la substitution ethnique va trop vite, en 2022 il sera trop tard et le résultat de l'élection dépendra plus encore qu'en 2017 de la volonté de l'occupant puisque, par une perversité sans nom et sans précédent, le pouvoir remplaciste lui a donné le droit de vote, plaçant les malheureux indigènes en otages sous le poids démographique et électoral des colons. Deuxièmement, la situation à laquelle nous sommes confrontés n'est pas politique. Le destin d'un peuple et d'un pays, la question de leur indépendance ou de leur soumission, la survie ou non d'une civilisation, ce n'est pas de la politique, cela, c'est de l'histoire. De Gaulle à Londres ce n'était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n'était pas de la politique. Jeanne d'Arc ce n'était pas de la politique, ni Gandhi, ni Georges Washington, ni Bolivar, ni même Ben Bella, si vous me permettez de le nommer en cette glorieuse compagnie (et sans doute est-il glorieux pour ses compatriotes).

Savoir si l'on va se soumettre ou pas, accepter l'inacceptable ou non, trahir ses aïeux ou leur faire honneur pieusement, ce n'est pas de la politique, c'est de l'ontologie : quelque chose qui se passe au tréfonds de l'être et pas dans les urnes électorales.

Des trois partis bousculés par le macronisme celui dont le sort nous intéresse au plus près est évidemment le Front national, qui pendant quarante ans a incarné, pour le meilleur et pour le pire, l'espoir de nombreux patriotes, dont je n'ai jamais été je l'avoue. On s'est aperçu ces jours derniers que ce parti avait eu pour principal inspirateur pendant près de dix ans un homme pour lequel il n'existe pas de Français de souche, autrement dit d'indigènes, de Français d'origine française, de Français de France. C'est la grande illusion que partagent le Front National et Nicolas Dupont-Aignan, et François Asselineau, et beaucoup de nos amis souverainistes, qui en bons républicains ne veulent connaître en France que des Français. Français, il n'y a pas de mots plus menteurs, ni plus douloureux à entendre souvent. Ainsi il n'y a pas de djihadistes français. S'ils sont djihadistes ils ne sont pas français. Il ne fallait pas les empêcher de sortir, mais maintenant il faut les empêcher de rentrer.

Sur le territoire de notre patrie il y a au moins deux peuples, les envahissseurs et les envahis, les occupants et les occupés, les colonisateurs et les colonisés. C'est folie de vouloir les confondre.

Face à pareille situation ce qu'il faut n'est pas un nouveau parti, ni un parti rénové, ni de petites alliance avec celui-ci ou celle-là en vue d'une élection partielle à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux ; ni même une union des droites, chère à mon ami Karim Ouchikh, et c'est un des rares points de divergence que j'ai avec lui, dont j'admire profondément et soutiens l'action. Ce qu'il faut c'est une union hors parti de tous les patriotes d'où qu'ils viennent, de tous les résistants, de tous les militants anticolonialistes et antitotalitaires, de tous les antiremplacistes en somme. Sauvons notre pays ! Ce qu'il faut c'est un Conseil National de la Résistance, animé d'un seul objectif, la libération du territoire, c'est-à-dire la remigration.

Les mêmes qui prétendent que l'humanité tout entière et désormais migrante, et qui envisagent d'un cœur léger de faire venir en Europe quarante millions d'immigrés, quand ce n'est pas deux cents millions, prétendent la remigration impossible. À la vérité on ne voit pas bien pourquoi ce qui est possible et souhaitable dans un sens, à leurs yeux, ne le serait pas dans un autre, dans des proportions d'ailleurs moindres, et des conditions bien meilleures — nous y veillerions.

Et qu'on ne vienne pas nous parler de guerre civile. Il n'a jamais été question de guerre civile. Une guerre de libération nationale ou coloniale n'a jamais été une guerre civile, quel que soit le nombre des traîtres, collaborateurs, compagnons de route et porteurs de valise. Il faut qu'il n'y ait qu'un seul peuple, pour une guerre civile, et nous en avons au moins deux, ou cinquante. Exit civile, donc, et exit aussi guerre, je l'espère, car si je souhaite que se constitue par l'union de tous les patriotes une force capable de peser sur le cours de l'histoire et d'en renverser le sens, en France et partout en Europe, c'est dans l'espoir ténu, mais têtu, que cette force de refus soit si forte qu'il n'y ait pas à s'en servir. J'appelle à la révolte, pas à la violence. L'in-nocence est une non-violence. Il n'y a pas de violence en Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Slovaquie, qui pourtant se protègent efficacement de l'invasion.

Il est vrai que nous n'en sommes plus là, hélas, et que l'invasion nous l'avons subie depuis longtemps. Il ne s'agit plus de l'empêcher, c'est trop tard, mais de la refouler. S'il n'y a d'alternative que la soumission ou la guerre, la guerre, cent fois. L'in-nocence est une non violence, je viens de le rappeler, ce n'est pas un pacifisme. Le pacifisme fut le principal fourrier de la Première Collaboration, comme l'antiracisme est le principal fourrier de la Seconde. La plupart des pacifistes ont fini à Vichy, comme les antiracistes aujourd'hui à la Maison de la Radio ou France Télévision. Face à l'in-nommable — et le génocide par substitution en est un —, on a le droit de révolter. On en a même le devoir. Révoltez-vous ! Sauvons notre pays ! Et, ajouterai-je, avec nos frères européens, notre continent et notre civilisation."

Renaud Camus

Discours prononcé à Baix, le 21 octobre 2017, à l'occasion du premier anniversaire de « Sauvons notre pays »

 

Sources et références :

-« J’accuse ! » E. Zola : http://www.alalettre.com/emile-zola-oeuvres-j-accuse.php

-Ch. de Gaulle et l'appel du 18 jui 1940 : http://archives.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/documents/l-appel-du-18-juin-1940.php

-G.F.Kennan, « Le Long Télégramme », https://www.cairn.info/revue-politique-americaine-2005-3-page-73.htm et texte http://nsarchive2.gwu.edu//coldwar/documents/episode-1/kennan.htm et http://globalpublicsquare.blogs.cnn.com/2012/02/22/remembering-george-kennan-and-the-long-telegram/

-M.Luther King, « I have a dream », http://www.jeuneafrique.com/168911/politique/i-have-a-dream-le-texte-int-gral-en-fran-ais-du-discours-de-martin-luther-king/

-Enoch Powell, "Rivers of Blood", http://www.telegraph.co.uk/comment/3643823/Enoch-Powells-Rivers-of-Blood-speech.html et traduction : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/08/09/2565222_enoch-powell-les-fleuves-de-sang.html

-T Sankara, https://www.youtube.com/watch?v=Mv5TPUL1NcU

-J.Chirac, « Notre maison brûle… », http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2014/03/27/25001-20140327ARTFIG00120-ecologie-le-discours-de-jacques-chirac-a-johannesburg.php

-V.V.Poutine, discours de Munich, https://fr.sputniknews.com/russie/201702101030034947-dix-ans-discours-poutine-munich/ et http://www.alterinfo.net/Discours-de-Vladimir-Poutine-prononce-le-10-fevrier-a-la-Conference-de-Munich-sur-la-securite-texte-integral_a6513.html et https://www.youtube.com/watch?v=ushWX7_tuDU

-V. Viktor Orbán , https://visegradpost.com/fr/2017/07/22/orban-la-question-des-decennies-a-venir-leurope-appartiendra-t-elle-aux-europeens/ et http://france-origine-garantie.fr/2017/08/25/discours-de-viktor-orban-du-22-juillet-2017/

…et aussi :

-« Drôle de guerre », « Phoney war » (fausse guerre), « Sitzkrieg » (ou guerre assise), période de guerre sans combats réels séparant la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne nazie (3 septembre 1939), et le début de la Bataille de France (10 mai 1940) et marquée par le fait qu'aucune action militaire majeure n'a lieu : les combattants attendaient…

-Walter Benjamin, lire ci-après l’intéressant article de Simone Manon sur http://www.philolog.fr/lange-de-lhistoire-walter-benjamin/ Walter Benjamin. Sur le concept d’histoire, IX, 1940. Gallimard, Folio/Essais, 2000, p. 434.

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24 janvier 2017

France-Puissance ou le retour de la Grande Nation

Français, Citoyens, vous tous peuples du monde, écoutez ce message de la France et d'un Français qui s'adresse à vous !

La Grande Nation est de retour ! La France et avec elle l'Europe sont de retour avec un programme choc !

 

« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France »

Jules Michelet, Introduction à l’histoire universelle (1831)

Discours

Nous, citoyens de France, citoyens européens, sommes maintenant unis dans un grand effort national pour reconstruire notre pays et restaurer ses promesses à l’égard de tout notre peuple comme de toute l'Europe. Les Etats-Unis viennent clairement de signifier au monde entier ce que peut être une politique de restauration et de reconstruction nationales. Nous devons faire de même. Il y va de notre avenir. Au slogan Make America Great Again (MAGA) nous devons ajouter celui de Make Europe Great Again (MEGA) et principalement, avant tout, celui de la restauration de la puissance de la France avec ce qui sera le désormais fameux France-Puissance.

I- Une fenêtre de tir exceptionnelle

Une fenêtre de tir exceptionnelle vient en effet de s'ouvrir à l'échelle du monde avec une occasion encore plus exceptionnelle d'agir que nous ne devons pas laisser passer et que, personnellement, je ne laisserai pas passer.

Ensemble nous devons nous aussi déterminer la meilleure voie à suivre pour la France, l'Europe et le monde, et ce pour toutes ces années qui voient s'édifier ce nouveau XXIè siècle.

Nous ferons face à des défis et serons confrontés à des épreuves. Mais nous réussirons et le succès sera notre récompense !

Je vous propose déjà pour les cinq ans à venir de nous unir afin de participer dans l’ordre et la paix à une immense œuvre nationale de reconstruction et de modernisation de notre pays.

Cette proposition revêt aujourd'hui une signification très particulière parce qu'il s'agira non seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre, d’un parti à un autre, mais encore de transférer ce pouvoir en y associant à nouveau celui qui est le premier intéressé : le peuple Français, c'est-à-dire nous tous.

Il nous faudra de prime abord surmonter les résistances d'un petit groupe de gens, de dirigeants et d'acteurs politiques visibles et moins visibles qui n'accepteront pas d'abandonner les positions et avantages qu'ils considèrent comme leurs et définitivement acquis.

Ce petit groupe qui a malheureusement pour lui largement fait son temps devra cependant déguerpir et rendre compte de ses agissements après avoir trop longuement tiré avantage de sa situation au détriment de la Nation et de nos concitoyens.

Le constat et la réalité des faits sont en effet implacables.

II- Un état des lieux implacable

Les politiciens faillis ont prospéré mais les emplois se sont taris, les usines ont fermé, les entreprises ont délocalisé leurs activités en laissant disparaître au prix d'une chaîne ininterrompue de promesses fallacieuses, de confiance trahie et de réelles souffrances humaines, des pans entiers d'industrie, d'expérience, de savoir-faire, de capital humain et social.

Une oligarchie politique, économique, financière, aussi bien nationale qu'européenne s’est protégée elle-même mais n’a pas protégé les citoyens de notre pays pas plus qu'elle n'a protégé les autres citoyens européens de ses expériences et de ses agissements parfois criminels préjudiciables à chacun de nos pays, la France en particulier.

Des générations ont été sacrifiées et de précieuses années perdues au nom d'intérêts particuliers et de politiques mortifères.

Les victoires de cette oligarchie, de cette ploutocratie, n’ont pas été les nôtres, leurs triomphes n’ont pas été les nôtres, leur prospérité et leur enrichissement n'ont pas été les nôtres et pendant que l'on ne cessait de nous dire que nous vivions au-dessus de nos moyens, la vérité est que d'autres - dont l'identité est parfaitement connue -, ont en réalité largement vécu au-dessus de nos moyens en nous imputant la responsabilité comme la charge d'une dette qu'ils ont créée, nourrie, accrue, dont ils ont tiré d'immenses profits, une dette qu'il est impossible de rembourser et à laquelle nous sommes contraints de consentir en acceptant comme unique remède l'horizon sans cesse reculé d'une austérité ruineuse, inefficace et sans fin.

Tout cela va désormais changer parce qu'un immense processus de transformation vient de commencer.

III- Un processus de transformation irrésistible et profond

Ce mouvement de transformation à l'échelle de la France, de l'Europe, est le vôtre et le nôtre : il vous appartient. Il nous appartient. Il appartient à tous ceux qui considèreront avec confiance pour l'intérêt de la France d'abord, celui de l'Europe ensuite, l'engagement qui sera la clé de leur réussite tant individuelle que commune.

Cet engagement, cette décision, ce vote, cette élection qui vous conduiront à faire le choix de celui qui vous permettra de mettre en oeuvre avec succès la restauration, le redressement, la puissance, la sûreté et la prospérité retrouvées de la France, votre pays, de l'Europe, notre continent, ne tiennent qu'à vous.

Ce qui importe vraiment n’est pas tant de savoir quel sera le futur parti de gouvernement mais si notre gouvernement et ceux qui le composent seront bien contrôlés par le peuple et par la Nation qui l'investiront d'un mandat dont ils devront impérativement rendre compte tout au long de son exécution comme lorsqu'il touchera à son terme.

Les dates des 23 avril et 7 mai 2017 pourront, si vous le décidez, rester dans les mémoires comme ces jours où le peuple Français aura manifesté sa volonté de reprendre en main son avenir et celui de la Nation pour la défense, la promotion et la conduite de ses intérêts nationaux.

Car il faut que vous sachiez qu'à compter de ce choix que chacun de vous effectuera, les femmes, les hommes, les enfants, les jeunes comme leurs aînés, tous ceux qui sont oubliés de notre pays ou considérés comme quantités négligeables ou utilisés comme des variables d'ajustements politiques, économiques, sociaux, ne seront véritablement plus ignorés. Vous serez écoutés – car je vous écouterai - , vous parlerez et vous serez entendus. Tout le monde entendra notre voix, nous écoutera, nous travaillerons et chacun verra le résultat et mesurera le succès de nos efforts. « La France revit ! La Grande Nation est de retour ! » dira-t-on. Et chacun constatera et verra alors que notre place retrouvée sera alors justement méritée comme récompense de notre volonté, de notre courage, de notre détermination.

IV- La force et la conviction de dix millions d'électeurs pour des aspirations légitimes

Il ne tient en effet qu'à vous de venir par millions – dix millions d'électeurs suffiront – et de faire partie d’un mouvement historique tel que la France, l'Europe et le monde n’en ont plus vu depuis longtemps.

Au coeur de ce mouvement et de cette force qu'il ne tient qu'à vous d'initier et d'amplifier réside en effet une conviction fondamentale : celle qu’une nation et un pays, les nôtres, un continent, l'Europe, existent pour servir leurs citoyens et leur assurer puissance, paix et prospérité.

Les Français veulent de bonnes écoles pour leurs enfants, des quartiers sûrs pour leurs familles, de bons emplois pour eux-mêmes, la possibilité de s'enrichir et d'enrichir leur pays, une solidarité en cas de difficultés, une sécurité sociale pour parer aux coups durs et aux accidents de la vie, une assurance pour leurs vieux jours, la récompense de leurs efforts, la possibilité d'assurer leur bien-être comme celui de leur famille et une vision d'avenir clairement déterminée, confiante, reposant sur des institutions solides, efficaces, fonctionnant parfaitement.

Ce sont-là des revendications légitimes, simples et raisonnables pour une nation méritante qui s'en donne les moyens et unit ses efforts.

Mais pour trop de nos concitoyens, une réalité différente existe : des familles, des mères courageuses et des enfants qui n'ont pas demandé à souffrir d'une indigence inadmissible devenue trop visible dans un pays encore riche sont piégés dans la pauvreté de nos quartiers défavorisés. Des zones industrielles et des campagnes délaissées, celles d'une France périphérique et de ses habitants qui luttent comme ils le peuvent, ont essaimé comme des cimetières abandonnés dans le paysage de notre nation. Un système éducatif au budget colossal est devenu incapable d'assurer une instruction publique et une éducation nationale en mesure d'armer l'enfance et la jeunesse en leur donnant les connaissances et le savoir qui leur permettront de réussir dans la vie. Les gens n'ont plus confiance dans une Justice qu'ils perçoivent comme incertaine et inefficace. Toute une criminalité a prospéré, laissant en complète impunité croître le crime, les gangs, la drogue, les communautarismes qui détruisent les structures politiques, économiques et sociales de notre pays en créant des zones de non-droit, une économie hors-la-loi, tandis que se répandent les germes d'une guerre civile ethnique et confessionnelle avec l'ouverture à une invasion migratoire devenue plus une menace avérée qu'un prétendu avantage. Nos forces armées comme nos forces de sécurité et de police, derniers remparts contre la barbarie, ne reçoivent pas les soutiens, la confiance et les moyens qu'un Etat digne de ce nom devrait pourtant leur offrir pour remplir leurs missions cardinales.

V- Des priorités immédiates

Je déclare donc que ce désastre français s’arrête ici et maintenant.

Je déclare que nous sommes une nation à part entière et que si la douleur des autres est loin de nous être indifférente, si pour beaucoup de malheureux leurs rêves sont nos rêves, si leur succès peuvent être notre succès, si nous pouvons soulager leur misère et réaliser leurs aspirations, il n'en demeure pas moins que la situation et les difficultés que nous connaissons actuellement sont telles qu'elles nous interdisent de continuer à disperser et gaspiller nos efforts plus que de mesure en oubliant de penser tout d'abord à nous pour préserver, sauver, améliorer et assurer la pérennité comme le fonctionnement harmonieux de tout ce que nous avons construit, de tout ce que nous avons reçu de nos aînés au prix de leurs sacrifices et que nous devons protéger, affirmer et développer pour nous mêmes et nos enfants. La France d'abord !

Nous partageons un coeur, une patrie, un passé glorieux mais aussi et surtout un futur riche des promesses et des efforts auxquels il nous appartient de consentir sans hésiter. La France encore !

Nous avons durant de trop nombreuses années enrichi l’industrie étrangère aux dépens de l’industrie française ; subventionné les activités financières et commerciales d’autres pays tout en permettant le très triste appauvrissement de nos forces économiques, l'érosion continue de notre prospérité, la capture de notre savoir-faire, la prise de contrôle par d'autres de nos projets scientifiques et industriels les plus brillants, l'usure de nos forces vives et celle de nos armées.

Voilà que, fidèles à nos idéaux, nous défendons sans compter nos efforts les frontières d’autres nations menacées sinon victimes de périls mortels. Nous mobilisons dans des théâtres d'opérations extérieures des budgets démentiels que nous n'avons pas, gaspillons inutilement des sommes folles dans des engagements et des orientations économiques sans avenir au détriment de choix et de priorités qui devraient bénéficier au bien commun mais dont l'absence se fait sentir à un degré tel que la force comme la confiance de notre pays finissent par s'épuiser dans des promesses irréalisables auxquelles plus personne de sensé ne peut sérieusement donner crédit.

Une par une les usines ont fermé leurs portes et quitté la France sans la moindre considération pour les millions de travailleurs français laissés sur le carreau. La classe moyenne est aujourd'hui à son tour mise à contribution, volontairement appauvrie, saignée par une fiscalité confiscatoire qui la prive de son patrimoine et lui ôte toute perspective d'en assurer la transmission et la jouissance à ses descendants et ce à un degré tel, là encore, que beaucoup de nos compatriotes partis exercer leurs talents ailleurs et au bénéfice d'autres pays et gagner de l'argent sans la perspective de se faire rançonner par leur pays d'origine, n'attendent qu'un signe de confiance et d'engagement absolus pour revenir en France créer cette richesse qui nous manque et qui fait le bien commun.

VI- L'affirmation d'une souveraineté pleine et entière comme gage et outil de réussite de projets majeurs

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Il nous appartient donc de décider que tous ces errements, cette incurie, cette gabegie, relèvent du passé et que la priorité est à l’avenir.

Nous pouvons décider de nous retrouver, joindre nos forces, montrer et faire savoir à compter d'aujourd'hui et de la prochaine élection présidentielle, à partir de chaque village, de chaque ville, de chaque capitale étrangère et dans chaque lieu de pouvoir, qu'une nouvelle vision prévaudra désormais dans notre pays de France et dans notre Europe : ce sera la France d’abord et, pour un temps, jusqu'au complet succès, seulement la France !

Voilà pourquoi chaque décision ayant trait au commerce, aux impôts, à la fiscalité, au travail, à la création d'entreprises, à l'emploi, à l'éducation, à la santé, au logement, à la vieillesse, à l’immigration, aux affaires étrangères, sera prise au seul bénéfice et à l'unique avantage des citoyens, des familles et des travailleurs français.

Nous avons en effet le devoir et l'obligation de recouvrer notre souveraineté pleine et entière dans tous les domaines qui la constituent : autorité et puissance.

Frontières, monnaie, zone Euro, banque centrale européenne, circulation et contrôle des capitaux, circulation des marchandises, des biens et des personnes, élaboration et transcription des règlementations communautaires, OTAN, institutions européennes non-démocratiques, Traité de Lisbonne et traités européens, supranationalité du Droit européen, Droit du Travail et concurrence, politiques agricoles, Justice et Cour européenne, politiques d'immigration, intégration et élargissement européens, règles budgétaires et GOPE (grandes orientations de politique économique) imposées par Bruxelles, législation sur la consommation, fusions-acquisitions, règles financières et normes bancaires américaines relayées par les autorités européennes, fonds structurels, privatisation et démantèlement des services publics, industrie, projets industriels et énergie, justice et Parquet européens, politiques douanières et commerciales, syndicats, ressources halieutiques et domaine maritime, diplomatie et affaires étrangères, tels sont les domaines qui devront faire l'objet d'une refonte et d'un remaniement complets.

Nous devons recouvrer une complète indépendance économique et financière, condition fondamentale de notre indépendance et de notre prospérité.

Nous devons immédiatement sauvegarder, repenser et développer la nature comme les modalités de fonctionnement et les objectifs de nos capacités industrielles et financières.

Nous ne devons pas nous aliéner et perdre notre indépendance dans des accords économiques et financiers supranationaux par essence léonins et contraires à toute souveraineté.

Nous devons protéger nos frontières des ravages d'une sujétion économique et financière imposée par des institutions qui nous contraignent au nom d'une concurrence faussée à accepter que d' autres pays fabriquent et nous vendent les produits que nous avons à l'origine conçus comme ceux que nous sommes nous aussi capables de fabriquer, spoliant nos entreprises et détruisant nos emplois.

La protection temporaire de nos avantages, le temps de nous permettre de reconstituer nos forces, affermir nos nos positions, nos choix et nos capacités, conduira notre pays à une puissance comme à une prospérité réelles.

Sachez qu'il faut une force, un courage, une volonté et une détermination sans faille pour ne pas craindre comme je le fais et comme je l'annonce ici de prendre le commandement et de solliciter les suffrages de chacun afin d'inviter chaque femme et chaque homme de France, dans leur jeunesse comme dans leur maturité, à oeuvrer, à s'engager avec moi pour faire en sorte que la France et l'Europe recommencent à gagner et à gagner dans tous les domaines où nous excellons et excellerons comme jamais auparavant.

Nous ramènerons nos emplois en France et en Europe et en créerons d'autres, différents, novateurs, en prise avec le XXIè siècle qui commence.

Nous reconstruirons nos frontières, assurant d'autant mieux la définition comme les limites de notre Europe que nous saurons dès à présent retrouver la pleine souveraineté sur l'intégralité de notre territoire national en sachant parfaitement qui y vit et de quelle manière, qui y entre et pour quelle raison, qui s'y déplace et qui y fait quoi, en premier lieu dans l'unique intérêt comme l'unique bénéfice de la France.

Nous regagnerons nous aussi notre richesse, retrouverons nos rêves, nos réalisations, nos inventions, notre qualité de vie, notre confiance dans l'avenir en sachant que demain nous vivrons mieux.

Nous construirons de nouvelles infrastructures, moderniserons notre activité industrielle, créerons et développerons des technologies à l'image du génie scientifique, industriel, intellectuel, artistique, spirituel et humain de notre pays et de notre continent - ce génie qui a créé et façonné le monde moderne dans ce qu'il a de plus étonnant.

Nous donnerons l'impulsion et inviterons l'Europe toute entière à nous rejoindre et oeuvrer pour la prospérité, la sûreté et la puissance de la France comme du continent.

Nous extrairons notre peuple de l’aide sociale et de l'assistanat pour le mettre au travail en rebâtissant notre pays avec des bras, des cerveaux et du labeur français et européens.

Nous suivrons pour ce faire trois règles simples : créer, innover, produire et exporter réellement français et européen, vendre et acheter réellement français et européen, embaucher réellement français et européen.

Nous allons principalement et immédiatement renouer avec les recettes oubliées que nous avons inventées mais que nous avons par négligence et imprudence cru pouvoir abandonner à tous ces pays émergents.

Nous allons moderniser ce capitalisme entrepreneurial ouvert sur le monde, ce capitalisme conquérant qui propulse aujourd'hui les nouveaux géants économiques aux avant-postes d'une scène économique et financière mondiale qui fut la nôtre parce que nous en avons été les inventeurs mais que nous avons négligée.

Nous allons restaurer la subtile et puissante alliance entre l'entrepreneur, l'Etat et les marchés de capitaux au service de l'économie – et non l'inverse.

Nous allons rénover, moderniser de fond en comble et adapter aux nouveaux défis d'un monde multipolaire qui caractérise ce XXIème siècle qui commence les valeurs et les méthodes qui, en leur temps, firent le succès de nos économies et de nos modèles de sociétés.

VII- Des objectifs et des intérêts supérieurs

Nous rechercherons et privilègierons nous aussi l’amitié, la bonne volonté, la sincérité et la loyauté des autres nations du monde mais nous le ferons avec l’idée que si chaque pays a le droit de promouvoir ses propres intérêts, il ne saurait pour autant empêcher la France comme l'Europe de privilégier, promouvoir et faire respecter leurs propres intérêts bien compris en premier lieu.

Fidèles à ce que l'on a appelé « l'esprit de Philadelphie », cette ville où en 1944 fut proclamée la première déclaration des droits à vocation universelle dans le cadre de l’Organisation internationale du travail, faisant de l’égale dignité de chaque homme et de la solidarité la base de l’ensemble des constructions étatiques, nous garderons comme ligne directrice l'idée que réformer ne consiste pas à s’adapter à l’injustice du monde mais bien à se donner les moyens de la faire reculer.

Nous ne cherchons donc pas à imposer notre mode de vie mais veillerons plutôt à le rendre tellement éclatant, comme un exemple à suivre, que nous le ferons respecter de manière ferme et indiscutable.

Nous renforcerons à notre tour nos vieilles alliances et en forgerons de nouvelles - dans un respect mutuel -, et unirons le monde civilisé contre la peste du terrorisme islamique radical, cet obscurantisme criminel, ce fléau que nous allons nous aussi éradiquer complètement de notre pays, de l'Europe et de la surface de la Terre comme nous le fîmes avec la révolution pastorienne, l'invention et la diffusion de tous ces vaccins créés par le génie médical et scientifique européen et qui ont éliminé sinon réduit ou protégé avec succès l'humanité de ces maladies épouvantables que furent et que sont la Rage, la Tuberculose, la Poliomyélite, la Variole, la Diphtérie, le Tétanos, la Peste...

Le fondement de notre politique sera donc une totale allégeance à la France, à sa souveraineté et grâce à notre loyauté au pays, à la Patrie, nous redécouvrirons la loyauté envers les uns les autres, la solidarité et la solidité des engagements européens au service de la France et de sa souveraineté dans un monde multipolaire où les souverainetés seront affirmées et respectées.

Nous savons nous aussi – à l'instar de l'Amérique et de la Russie - que lorsque la France est unie rien ne peut l’arrêter.

Nous disposons de tous les moyens, de toutes les capacités, de toutes les raisons d'être parfaitement sûrs de nous en mesurant nos exigences face aux réalités auxquelles nous devrons faire face et aux obstacles que nous devrons surmonter.

Nous assurerons notre protection grâce aux hommes et femmes de nos armées à la tête desquelles nous avons des hommes remarquables, tel le général d'armée Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, grâce à nos forces de sécurité que nous allons moderniser, doter des meilleurs matériels qui soient, instruire d'une doctrine d'action claire et novatrice, de telle sorte qu'elles puissent compter avec sûreté sur la confiance, la détermination, l'engagement, le soutien et le courage de notre peuple.

Nous devrons nous rappeler que si nous sommes nous aussi protégés par Dieu, la France l'est d'autant plus qu'elle ne peut se permettre d'oublier – que cela plaise ou non -, qu'elle est depuis mille cinq cents ans avec sa consécration au Christianisme et le baptême de Clovis le 25 décembre 498, la quatrième fille aînée de l'Eglise, après l'Arménie, l'Abyssinie et l'Empire Romain.

VIII- L'action au service d'un choix et d'une détermination sans faille

Enfin, nous devrons voir grand et vouloir encore plus grand.

Nous savons parfaitement que la France n’est vivante que dans l’effort et les situations difficiles, de telle sorte que nous n'accepterons plus que se portent candidats à des foncions électives les acteurs d'une classe politique qui n'a en vue que ses propres intérêts, outre sa volonté égoïste de faire un métier de ce qui ne doit plus être qu'un temps de la vie consacré à la République, à la Nation et au bien commun.

Le temps des promesses fallacieuses et des politiques sans avenir est terminé.

Je vous demande donc de vous débarrasser des figures comme des structures politiques et des schémas de pensée obsolètes. On ne résout pas les problèmes avec les gens qui les ont créés et les ont aggravés. On en change !

L’heure de l’action est venue.

Je vous demande en vous adressant à vos maires, députés, conseillers, sénateurs, d'exiger de tous ceux-là qui ont la mission de parrainer celui qui sollicite ici aujourd'hui vos suffrages pour la prochaine élection présidentielle de prendre la seule décision qui incombe : penser à l'intérêt commun et à l'avenir de la France en particulier et de l'Europe en général en lui donnant les moyens d'agir.

Ne laissez personne vous dire que cela ne peut pas être fait. Ne cédez plus aux représentations partisanes stériles sans cesse recomposées sous des identités différentes avec les mêmes acteurs politiques animés du seul désir de durer, prendre en main votre avenir. Ils ont échoué.Qu'ils disparaissent !

Aucun défi n’est assez grand pour le coeur, la combativité et l’esprit de la France, de notre pays.

Avec vous, tous ensemble, nous réussirons. La France va être florissante et prospérera à nouveau.Soyez-en sûrs !

Nous sommes à l’orée d’un nouveau millénaire, prêts nous aussi, comme la grande Amérique, comme la grande Russie, à dévoiler les mystères de l’espace, à libérer la terre des fléaux qui la menacent et la détruisent, à éradiquer enfin la maladie, la faim, la misère, la pauvreté, la guerre, à lutter pour une vie et un bien-être communs, à découvrir et exploiter les énergies, les industries et technologies de demain dans le respect de notre environnement et au bénéfice des générations présentes et futures envers lesquelles nous sommes comptables de nos choix comme de nos actions actuelles et à venir.

IX- France-Puissance !

 

Une nouvelle fierté nationale ne demande qu' à animer notre volonté, élever nos regards et guérir nos divisions. Il est temps de se remémorer que nous sommes Français, que nous sommes Européens, que nous sommes les héritiers et les acteurs d'une extraordinaire civilisation unique au monde, que nous avons vocation à vivre ensemble pourvu que nous partagions ces valeurs millénaires, intangibles, indiscutables, qui nous ont construits et qui font ce que nous sommes aujourd'hui et serons demain : la France et l'Europe.

Ainsi, à tous les Français, dans chaque village, dans chaque campagne, dans chaque ville, qu’elle soit proche ou lointaine, petite ou grande, d'une plaine à l'autre, d’une montagne à l’autre, d’un océan à l’autre, dans notre France continentale, en Europe comme dans notre France d'outre-mer, en Amérique, en Polynésie, dans l'océan Indien et même en Antarctique, entendez ces mots : nous, Français, nous pouvons tout. Nous le savons parfaitement : l'Impossible n'est pas français.

Soyez sûrs, soyez persuadés que votre voix, votre courage, votre bienveillance, votre affection, vos espoirs, vos rêves et vos aspirations vont définir la destinée et l'avenir de notre France.

X- Oui ! La Grande Nation est de retour, en Europe et dans le monde !

Au moment où se réveillent des géants économiques et politiques, au moment où se recompose la géopolitique du monde avec des puissances et des hégémons qui ne craignent pas d'afficher leurs aspirations à l'échelle de la planète, de nouer des alliances, de pousser leurs intérêts dans tous les domaines, de s'emparer de nos richesses et de nos actifs, ne craignons surtout pas d'être nous mêmes et de nous affirmer pleinement à notre tour entre les Amériques, l'Afrique, l'Asie, la Russie et les Etats-Unis.

Nous aussi, Français, tous ensemble – car ma détermination, mon courage et ma volonté sont sans faille -, allons rendre à la France comme à l'Europe sa force dans ce nouveau monde multipolaire qui se met désormais en place.

Nous allons rendre à la France comme à l'Europe, sa prospérité.

Nous allons rendre à la France, comme à l'Europe, sa fierté.

Nous allons rendre à la France comme à l'Europe, sa sécurité.

Nous allons enfin rendre à la France sa grandeur et faire d'elle, avec l'Europe, une France-Puissance.

Renaud Bouchard - En France, le 21 janvier 2017

 

 

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28 octobre 2016

L'élection de Jacques Sapir à l'Académie des Sciences de Russie :un bel hommage à la France et à la Russie

 

Avec l'annonce ce vendredi 28 octobre 2016 par l'Académie des Sciences de la Russie de l'élection en son sein de l'économiste Français Jacques Sapir à titre de membre étranger, c'est une nouvelle consécration qui s'ajoute à la chaîne des illustres prédécesseurs de notre pays précédemment reconnus par cette illustre institution.

 

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Jacques Sapir

La liste est en effet prestigieuse de ces remarquables scientifiques accueillis par l'Académie des Sciences de Russie qui vont de l'économiste Maurice Allais aux physiciens, mathématiciens, chimistes, historiens et géopoliticiens prestigieux tels Henri Cartan, Georges Charpak, Alain Connes, Jean-Marie Lehn, Jean Lerays, Claude Lorius, Gérard Mourou, Hélène Carrère d'Encausse, Thierry de Montbrial.

Avant que d'inviter nos lecteurs à lire le beau texte que vient de publier M. Jacques Sapir, qu'il nous soit permis ici de rendre hommage à l'artisan principal de cette prestigieuse distinction, l'académicien Victor V. Ivanter (IPEN-ASR)

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« L’Académie des Sciences de Russie vient d’annoncer, ce vendredi 28 octobre, mon élection en son sein, à titre de « membre étranger ». Cette annonce est pour moi un immense honneur et la source d’une profonde fierté. L’Académie des Sciences de Russie est une assemblée extrêmement prestigieuse, héritière de l’Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg, à laquelle ont participé de très grands scientifiques – tant russes qu’étrangers – depuis sa création au XVIIIème siècle. Un seul autre économiste français, Maurice Allais, avait été distingué de cette manière et je rejoins un petit groupe composé essentiellement de physiciens, mathématiciens et chimistes comme Henri Cartan, Georges Charpak, Alain Connes, Jean-Marie Lehn, Jean Leray, Claude Lorius, et Gérard Mourou, mais aussi d’historiens comme Hélène Carrère d’Encausse , Maurice Druon et de spécialistes en relations internationales comme Thierry de Montbrial.

Je vois dans cette élection la reconnaissance des liens étroits qui unissent, et ce depuis fort longtemps, les milieux scientifiques russes et les milieux scientifiques français ; des liens que les conflits politiques comme les campagnes récurrentes de calomnie et de dénigrement n’ont jamais pu altérer. Je l’entends comme la reconnaissance des travaux que j’ai menés depuis la fin des années 1970 à la fois sur l’URSS et la Russie, mais aussi sur la théorie économique, travaux que je n’aurai jamais pu conduire sans l’amour et le soutien de mon épouse Béatrice. Je comprends cette élection comme la manifestation d’une confiance que me font les économistes russes.

Je remercie mes collègues et amis, les académiciens russes Viktor V. Ivanter et Alexandre D. Nekipelov, qui ont porté ma candidature, et qui l’ont aidée à franchir les différents obstacles jusqu’au vote final. Je les connais depuis fort longtemps, depuis 1990 pour le premier et depuis 1993 pour le second. La confiance qu’ils m’ont accordée depuis le début se manifeste par le travail en commun que nous avons pu mener ensemble, que ce soit au sein du Séminaire Franco-Russe sur les problèmes monétaires et financiers du développement de la Russie, séminaire qui s’est constitué avec l’Institut de Prévision de l’Economie Nationale (IPEN-ASR) et qui fonctionne régulièrement depuis 1991, ou dans le cadre de la Moskovskaya Shkola Ekonomiki (Ecole d’Economie de Moscou) de l’Université de Moscou (MSE-MGU). Elle m’honore profondément.

Ce travail a largement contribué à ma compréhension des problèmes économiques de la Russie et de la transition, mais aussi à la formulation précise de mes réflexions théoriques sur la critique de l’équilibre général et sur l’origine des institutions. Il a aussi permis le développement de recherches extrêmement fructueuses qui se sont menées dans le cadre du Centre d’Etudes des Modes d’Industrialisation de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (CEMI-EHESS) et du groupe Institution et Régulation des Systèmes Economiques post-Socialistes de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (IRSES-FMSH). Ces recherches ont donné lieu à de multiples travaux ; elles ont aussi permis de former de nombreux jeunes chercheurs, tant français que russes. J’aime à penser que mon élection rejaillit aussi sur ces deux institutions qui ont été et qui sont toujours à la pointe de la coopération scientifique entre la France et la Russie (et avant 1992 l’Union soviétique).J’ai une pensée pour l’ensemble des administrateurs de la FMSH, Clémens Heller, Maurice Aymard, Alain d’Iribarne et Michel Wiewiorka, qui m’ont donné les moyens matériels pour la poursuite de mes travaux et dont l’engagement dans la coopération scientifique avec la Russie ne s’est jamais démenti, ainsi que pour les différents présidents de l’EHESS.

Ce travail et cette coopération vont continuer à s’approfondir en particulier pour la compréhension des implications sur l’économie des territoires des développements macroéconomiques, mais aussi pour la compréhension de l’apport des nouvelles technologies de l’information à l’organisation de ces territoires. Aujourd’hui, plus que jamais, il est important de jeter des ponts entre nos deux pays, de mieux comprendre les problèmes auxquels nous avons et nous aurons à faire face. A cet égard, cette élection à l’Académie des Sciences de Russie est un profond encouragement à la poursuite des travaux entrepris.

Cette élection distingue donc le travail qui a été fait dans le cadre du Centre d’Etudes des Modes d’Industrialisation de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Ce centre, créé par le regretté Charles Bettelheim au début des années 1960, a joué un rôle pionnier dans l’étude de l’économie soviétique (et des autres économies socialistes comme celles de la Chine et de Cuba), puis l’étude de l’économie russe. C’est ce Centre que j’avais rejoint à la suite de mes études à l’IEPP en octobre 1976, tout d’abord comme étudiant puis comme chercheur.

Le travail de recherches est toujours un travail collectif. Il est tributaire de l’esprit et du climat intellectuel qui se créé et se maintient dans des centres de recherches par des débats et des discussions. C’est cette esprit, cette ambiance intellectuelle, qui permet le développement de nos recherches personnelles. Sur ce point, j’ai été particulièrement favorisé par l’ambiance intellectuelle féconde et animée qui a régné (et qui règne toujours) au sein du CEMI. J’associe à la distinction qui m’est faite mes collègues et amis du CEMI avec qui j’ai travaillé depuis de longues années, mais aussi mes étudiants, qui ont eu à supporter mon caractère, mes exigences et mes impatiences, et à qui, même s’ils ne le savent pas, je dois beaucoup. J’ai une pensée pour le fondateur du Centre et mon premier « maître », Charles Bettelheim, à qui je dois tant, qui guida mes premiers pas hésitants sur le chemin de l’économie soviétique, et qui – plus que moi et mieux que moi – aurait mérité cette distinction.

C’est aussi avec une certaine émotion que j’accueille la nouvelle de mon élection. Mes origines familiales ont fait de la Russie un pays qui m’est proche et qui m’est cher. Je sais que ma mère et mon père se seraient naturellement réjouis de cette élection et de la reconnaissance de mes travaux qu’elle traduit, mais surtout que ma grand-mère paternelle aurait été immensément fière de l’honneur qui m’est fait. »

 

Source;

https://russeurope.hypotheses.org/5379

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22 septembre 2016

L’intégration eurasiatique en perspective / Евразийская интеграция в перспективе

Séminaire Franco-Russe

 

Mercredi 14 septembre 2016 - Vendredi 16 septembre 2016

 

Paris

EHESS

 

Deuxième Session

14h30 - 16h00

Présidence

Victor Ivanter IPEN-ASR

 

L’économie russe et le basculement géostratégique

 

 

Renaud Bouchard/ Рено Бушард (CEMI-EHESS)

L’intégration eurasiatique en perspective

Eurasia integration in perspective

Евразийская интеграция в перспективе

Discutant

Boris Porfiryev/ Борис Порфириев IPEN-ASR

 

«To say we have a strategic cooperation is not enough anymore. This is why we have started talking about a comprehensive partnership and strategic collaboration. Comprehensive means that we work virtually on all major avenues; strategic means that we attach enormous inter-government importance to this work».

President Putin Statement / Déclaration du président Poutine - Beijing - Pékin - 25 juin 2016

Central Asia is, at the moment, geographic ground zero for the convergence of the economic urges of China, Russia, and India. It was no happenstance that, on his way to Ufa, Prime Minister Modi of India stopped off in Central Asia.  Like the Chinese leadership in Beijing, Moscow looks forward (as a recent document puts it)[1] to the “interpenetration and integration of the EEU and the Silk Road Economic Belt” into a “Greater Eurasia” and a “steady, developing, safe common neighborhood” for both Russia and China.

Les perspectives d’une intégration eurasiatique sont loin d’être floues même si elles  sont difficiles à mettre en œuvre.S’agissant d’une intégration polycentrique, régionale et continentale, cette intégration met en exergue plusieurs acteurs fondamentaux que sont d’une part la Russie et la Chine en tant qu’entités souveraines et étatiques, et d’autre part l’Union  eurasiatique et les structures sino-russes que représentent le tandem politique et économique de l’OCS, de l’OBOR et les outils financiers associés dont l’AIIB.On a donc affaire à un outil parfaitement élaboré à l’issue d’une évolution géopolitique, géoéconomique et géofinancière qui détermine les perspectives de l’intégration eurasiatique, devenue le projet continental majeur de cette première partie du XXIè siècle.

Voir aussi:

http://russeurope.hypotheses.org/5250

 

 

Sommaire

Introduction

La concrétisation réussie d’un projet majeur

Géoéconomie

Première Partie : un constat

I-Un repositionnement d’intérêts géoéconomiques entre la Chine et la Russie

II- Quelles  articulations et quels projets d’intégration régionale et continentale entre l’union économique eurasienne et l’OBOR/SREB ?

III-L’intégration eurasiatique en perspective

Persévérance et succès de l’intégration eurasiatique

Défauts, faiblesses et confrontation à la réalité

Deuxième partie : des réalisations effectives

I-Politiques d’intégration commerciale : le difficile équilibre entre collaboration et concurrence

II- Transports et logistique intracontinentale : vers un « hub » de transit centrasiatique

III-Infrastructures de transport d’hydrocarbures : géopolitique et géoéconomie des tubes

IV- Sécurité, géopolitique et menaces extérieures

Conclusion et perspectives

 

Introduction

La concrétisation réussie d’un projet majeur

Avec l’instauration d’une union douanière et d’un espace économique euro-asiatique, l’intégration eurasiatique a trouvé avec l’union économique eurasiatique le moyen de créer une organisation économique et politique à l’image de l’union européenne. Véritable cauchemar des Etats-Unis[2] et mise en pièce de la vision géopolitique autrefois théorisée par Z. Brzezinski[3], par-delà les grandes envolées relatives à l’impact des systèmes qui donnent désormais sa spécificité à l’Union Eurasienne (UEurAs), tels l’OBOR, la SCO, l’AIIB, la BRICS Bank, la partie la plus discrète et pourtant probablement la plus importante demeure l’EUU et le point nodal qu’elle représente sur les plans géopolitiques, économiques, financiers et stratégiques. S’agissant d’Asie centrale, d’Eurasie, d’Union Eurasienne, l’acteur principal demeure malgré tout la Fédération de Russie, point nodal là encore et passage obligé pour les « stans », Kazakhstan au premier chef, l’Europe, le Moyen-Orient avec un « axe » Turquie-Iran, la Chine et l’Asie du Sud avec l’entrée de l’Inde et du Viet-Nam.

« Dans le cas de l’Union Eurasienne (UEurAs), et ce contrairement à l’Union européenne, l’intégration procède de la coopération multilatérale, et non de la constitution d’instances décisionnelles supranationales ». (J. Sapir). Cette caractéristique propre à l’UEurAs diffère de l’approche continentale que représente cette autre union eurasiatique (sino-russe, dans laquelle l’Union européenne revient en tant que partenaire obligé) que représente la SREB (the Chinese Silk-Road Economic Belt).Il importe peu de restreindre la « conception eurasiatique » à l’idéologie seule ou à l’espace post-soviétique dans la mesure où l’intégration continentale eurasiatique – en tant que coopération mutuelle des économies et des sociétés de l’Europe et de l’Asie à l’échelle du continent eurasiatique entier – est devenue intangible[4].

Mais de quelles perspectives parle-ton et pour quel type d’intégration ?L’inquiétude est en effet présente avec la crainte de voir naître une zone de libre échange repeinte aux couleurs de l’OCS, objectif que ne partage pas exactement la Russie à la différence de la Chine dans ce « pré carré » stratégique que représentent pour la Russie les états d’Asie centrale.

« So far the arguments proposed in favor of the OBOR make it clear that it is a sort of « rebranded » SCO free trade zone, which was proposed by China and rejected by Russia and the Central Asian states, with the major goal being to create the most favorable conditions for China’s goods and services on the markets of central Asia, Russia, the Middle-East and further in Europe.This may be the main reason why, in spite of the publically endorsement of the OBOR and numerous assurances of the political willingness to participate into its practical realization, the experts, including those from China, are rather cautious about its perspectives. »[5]

C’est qu’il s’agit bien en réalité de souveraineté avec une intégration eurasienne prise entre deux poids-lourds[6] et à laquelle s’agrège malgré tout l’Union européenne et désormais une fraction de celle-ci avec le Royaume-Uni « post-Brexit ».

Géoéconomie

http://iwep.kz/files/attachments/article/2015-11-16/report_geo-economics_of_eurasia.pdf

Comme l’écrivent très finement Nataliya A. Vasilyeva et Maria L. Lagutina dans leur ouvrage intitulé : The Russian Project of Eurasian Integration Geopolitical Prospects : «  Modern trends in geopolitics have raised serious questions about the future global and regional architecture of the world system. In the case of the Eurasian Economic Union, these questions bring up important issues for debate: What is the Eurasian Economic Union? What theoretical concepts could be applied for modern Eurasian integration? Why is the Eurasian Economic Union forming? Most importantly, what prospects does this Union have in the framework of the modern geopolitical situation? Exploring the process of Eurasian integration in the modern global world involves considering that the creation of the Eurasian Economic Union has become a topical issue in modern Russian foreign policy. Neo-Eurasianist ideas can be viewed as a geopolitical basis and rationale for the Eurasian Economic Union that may constitute an integrational structure, consolidating the post-Soviet area and neighboring regions. Eurasia is a region representing an organic integrity due to close mentality, common and centuries-long history, common language of international communication, a multitude of economic ties, and an identical level of technological development across all countries within the post-Soviet area. Yet, advancement of the Eurasian integration idea into practical implementation should have new objective suppositions as well. These are defined by the contemporary economic, political, and geopolitical processes in this new post-Soviet space. »[7]

Première Partie : un constat

I-Un repositionnement d’intérêts géoéconomiques entre la Chine et la Russie

Union économique eurasiatique et OBOR (SREB et MSR).

Où l’on voit que la stratégie d’intégration eurasienne mise en place par la Chine interagit avec l’Union économique eurasiatique dans un contexte à dominante géoéconomique où chaque puissance réajuste ses atouts et faiblesses réciproques tout en protégeant ses intérêts majeurs.[8]

La montée en puissance des projets de coopération économique est cependant révélatrice de la disparité de moyens financiers dont dispose chacun des partenaires au point de réduire les marges de manœuvre de la Russie en Asie centrale. Principalement réduite à son rôle de fournisseur de matières premières à son voisin chinois, la Russie s’est inscrite dans des accords commerciaux de partenariat stratégique économique qui semblent promettre beaucoup plus qu’ils n’apportent compte tenu des propres difficultés économiques que rencontre actuellement la Chine. Avec l’accord de fourniture en hydrocarbures signé au mois de mai 2014 portant approvisionnement de la Chine par la Russie pour un montant de 400 milliards de dollars sur une période de 30 ans, la Russie est entrée de plain-pied dans un processus d’investissements financiers et industriels qui couvrent aussi bien l’énergie que l’extraction minière et la métallurgie. Si les deux pays peuvent ainsi légitimement se féliciter des accords commerciaux signés lors du dernier sommet de Pékin le 26 juin 2016 et qui matérialisent des prises de participations chinoises dans de très nombreux projets russes aussi bien dans le secteur pétrolier que le secteur pétrochimique, il n’en demeure pas moins que malgré l’importance de leur montant – 50 milliards de dollars –, la concrétisation de ces accords est encore à venir, car désormais soumise à un contrôle plus suivi de l’attribution des permis d’investissement et d’exploitation délivrés par la Russie. La mise en œuvre du projet majeur d’approvisionnement en gaz de la Chine à partir de la Sibérie orientale (« Power of Siberia »), gazoduc en construction qui ne sera pas opérationnel avant 2020, constitue un baromètre révélateur de la double compétition-coopération russo-chinoise dans la mesure où demeurent encore en suspens les discussions relatives aussi bien aux modalités et au calendrier de livraison du gaz transporté qu’aux conditions d’ingénierie (répartition des ingénieurs et techniciens chinois et russes) qui seront mises en place. Il en va de même pour le projet de gazoduc en provenance de l’Altaï en Sibérie occidentale (« Power of Siberia 2 »). Le calendrier semble être en faveur de la Chine dans la mesure où celle-ci dispose actuellement de sources d’approvisionnement aussi bien avec le gaz naturel liquéfié (GNL/LNG) en provenance du Qatar qu’avec le système de gazoducs en provenance d’Asie centrale. Restreinte dans ses capacités financières qui l’empêchent de jouer pleinement le rôle d’intégrateur auquel elle aspire en Asie centrale et notamment auprès du Kazakhstan, la Russie demeure donc très vigilante quant au devenir des accords multilatéraux proposés à des pays que leur fragilité industrielle rend eux-mêmes très prudents.

La puissance financière illimitée que sous-tend la montée en régime de l’initiative chinoise OBOR (SREB et future Route Maritime de la Soie pour le XXIè siècle) dans la compétition comme dans la coopération industrielle et économique sino-russe semble initier un processus de déséquilibres que l’on retrouve dans des domaines majeurs auxquels la Russie ne peut que souscrire sinon acquiescer et qui sont révélateurs de faiblesses préoccupantes. L’exemple patent est représenté par la mise en place de la banque asiatique d’infrastructures et d’investissements (AIIB), initiative principalement chinoise accueillie avec succès et apparue après les réticences que la Russie avait initialement manifestées lors du projet de création d’une banque de développement au sein de l’organisation de coopération de Shanghaï (SCO Development Bank).[9] L’enjeu était en effet de taille pour la Russie si l’on considère que la Chine se proposait de doter l’OSC qui regroupe outre la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, d’une banque construite sur le modèle de la Banque mondiale ou du FMI et dont le capital comme sa répartition, proportionnels à la taille des économies des pays membres, lui aurait ainsi laissé une part majeure tout en concurrençant sérieusement l’Eurasian Development Bank, outil financier russe dans lequel Moscou proposait plutôt d’ouvrir le capital à son partenaire chinois.La Russie ayant entre-temps manifesté sa volonté de créer cette banque plutôt que de s’aliéner des Etats prêts à céder aux offres chinoises, la SCO Development Bank sera officialisée le 16 septembre 2016.

S’agissant de la pénétration chinoise et asiatique en Asie centrale et du moins-disant financier qui gêne la Russie dans sa coopération énergétique avec les pays d’Asie centrale, on observera que la coopération énergétique avec le Turkménistan est au point mort, que celle avec le Kazakhstan est en constante diminution, et que si l’Ouzbékistan exporte principalement son gaz à la Russie, la Malaisie et la Corée du Sud ont fait leur entrée dans le secteur de l’énergie tout comme la Chine dans la partie turkmène du pipeline reliant le Turkménistan à la Chine. Qu’il s’agisse de la grande Asie centrale ou de la partie eurasiatique, la pénétration chinoise prend une toute autre dimension avec le projet dont la Russie est absente du corridor économique Chine-Pakistan qui aura pour effet de rapprocher l’Asie du Sud, l’Inde et l’Asie du Sud-Est de l’Asie centrale et donc de la Chine.

II- Quelles  articulations et quels projets d’intégration régionale et continentale entre l’union économique eurasienne et l’OBOR/SREB ?

Enpartant de la constatation somme toute établie que l’intégration eurasiatique est impulsée autant par la Russie que par la Chine avec des moyens financiers différents, le point de rencontre étant l’Asie centrale, il reste que s’agissant des perspectives de développement de l’union économique eurasienne et de l’OBOR/ SREB, ce sont précisément les différences qui caractérisent ces deux projets aussi bien dans leur constitution, leur fonctionnement, leurs objectifs, qui les rendent complémentaires et susceptibles de réussir grâce au rôle d’intermédiaire continental que joue la Russie entre l’Europe et la Chine.

La question des infrastructures à l’échelle continentale étant précisément en passe d’être réglée avec la mise en œuvre des initiatives des différentes Routes de la Soie revisitées sous les vocables et programmes One Belt – One Road et Silk Road Economic Belt (OBOR/ SREB) grâce au moteur chinois et désormais à la coopération sino russe, quelles perspectives s’ouvrent désormais à l’union économique eurasienne (Eurasian Economic Union/ EEU) ?[10]

L’articulation qui préside au fonctionnement de l’union économique eurasienne et de la SREB tient à l’essence des deux projets qui diffèrent fondamentalement aussi bien dans leurs structures que dans leurs buts respectifs.[11] L’union économique eurasienne se présente sous la forme d’un accord d’intégration régionale signée par cinq pays membres (Biélorussie, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan et Arménie), alors que la SREB n’est pas une organisation au sens politique et intégré du terme. Il s’agit en effet d’une entité dont l’activité est principalement orientée vers la mise en place et le financement d’infrastructures (transports, voies de communication, électrification, oléoducs et gazoducs) ainsi que de plates-formes de dialogue et de coopération entre différents acteurs associés. S’agissant précisément du financement de ces projets, la SREB s’est dotée d’un réseau d’institutions financières telles que la banque d’infrastructures et d’investissements, un fonds spécifique ainsi que la banque de développement des Brics (Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), the Silk Road Fund and the New Development Bank of the BRICS). A la différence de l’union économique eurasiatique dont on attend que tous les membres unissent leurs efforts dans une stratégie commune pour la réalisation des programmes choisis, le fonctionnement de la SREB s’apparente quant à lui beaucoup plus à celui d’un régionalisme ouvert proche de celui de l’APEC.[12] Les rencontres et discussions techniques régulières conduites sous l’égide de la commission économique eurasienne (Eurasian Economic Commission) favorisent l’élargissement comme l’approfondissement de la coopération économique entre la Russie, les pays d’Asie centrale et la Chine. Il apparaît ainsi que la partie russe plus attachée à un certain protectionnisme marque sa préférence pour les projets en matière d’infrastructures et d’investissements beaucoup plus sous la forme de couloirs économiques que de zones de libre-échange lesquelles correspondent à la pratique plus expansionniste de la SREB. On assiste ainsi à une convergence sinon à une articulation de pratiques propres à deux systèmes unis par des contraintes et des objectifs aussi bien géopolitiques que géoéconomiques.

III-L’intégration eurasiatique en perspective

La modernisation et la puissance économique auraient-elles changé de camp ? C’est bien à cette question que renvoie l’importance de la coopération économique sino-russe comme de ses structures et des instruments dont elle s’est dotée. Si l’interrogation vaut pour l’union européenne quelque peu perturbée par son attitude et les sanctions économiques qu’elle adopte face à la Russie tout en tentant de privilégier la Chine, la même interrogation vaut pour deux autres pays qui, tout en étant séduits par le processus d’intégration que leur offrent respectivement la Russie et la Chine, n’en demeurent pas moins très jaloux de leur indépendance : le Kazakhstan et la Mongolie. Équilibres difficiles, donc, puisque à des échelles différentes d’ordre régional et continental, chaque pays et chaque puissance de l’entité eurasiatique et sino-russe est obligé de développer des stratégies spécifiques pour éviter aussi bien de se faire absorber dans un enjeu concurrentiel avec la Russie et la Chine (cas des pays de l’union eurasienne) ou de courir le risque de se faire absorber par la Chine tout entière (cas de la Russie). Deux approches se font ainsi concurrence avec, d’une part, une Russie qui demeure malgré tout très favorable à une intégration de l’Union économique eurasienne, bloc économique et politique demeuré dans le périmètre de son « étranger proche » et dans laquelle elle occuperait et exercerait une position comme une influence prépondérantes, et d’autre part une Chine dont les ambitions géopolitiques sont très claires malgré une volonté affichée de nuancer toute tentation hégémonique vis-à-vis de ses déjà alliés, partenaires ou futurs associés.[13]

Persévérance et succès de l’intégration eurasiatique

Pareil au lancement réussi d’un engin spatial, l’EUU a franchi ave succès les différentes étapes de sa création jusqu’à atteindre une vitesse de croisière.Vers quel cap ?

-Un outil adapté au projet

-Un élargissement réussi

-Des structures opérationnelles

-Une feuille de route précise pour des objectifs de développement précis

-Plénitude de négociation

Défauts, faiblesses et confrontations à la réalité

-Différences géopolitiques et géoéconomiques

-Souveraineté politique et souveraineté économique, les réticences aux transferts

-Maladie infantile des barrières tarifaires

-Le poids des compromis consentis par la Russie

-Faiblesse des investissements directs mutuels

-Fragilité de la solidarité entre les membres de l’UEE

Perspectives de l’UEE : le voisin chinois et l’OBOR

-La lutte contre un voisin trop présent, protection des marchés intérieurs et  mesures anti-dumping

-Un futur problématique

OBOR et intégration eurasiatique

OBOR et Union eurasiatique (EUU)

OBOR et UE

Deuxième partie : des réalisations effectives

Au sortir d’une longue éclipse, le retour de l’Eurasie sur la scène mondiale est la résultante non pas tant d’une géopolitique que d’une géoéconomie à l’échelle continentale. Avec la revitalisation d’anciennes routes commerciales, la création de nouvelles alliances économiques, la montée en puissance de nouveaux acteurs politiques dotés de richesses naturelles et de capacités financières quasi-illimitées, l’Asie centrale constitue le point nodal eurasiatique. En déployant sa puissance économique vers l’ouest dans le cadre d’une alliance avec la Russie, la Chine a initié un mouvement d’intégration de trois pôles économiques Eurasiens : Chine, Russie, Europe, avec de manière inéluctable une ouverture vers l’Asie du Sud.

En annonçant dès 1990 dans un article fondateur « l’avènement d’un nouvel ordre international dans lequel l’arme économique remplacerait l’arme militaire comme instrument au service des Etats dans leur volonté de puissance et d’affirmation sur la scène internationale », E. Luttwack a introduit avec la géoéconomie un concept « qui témoigne de l’entrée en force des questions économiques – notamment sous leur angle commercial mais pas uniquement –, dans l’agenda de la géopolitique mondiale. »[14] Dans une Eurasie et une Asie centrale où des puissances continentales (Chine-Russie-Europe-Turquie-Iran-Inde) se déploient dans de nouveaux champs de manœuvre, l’approche géoéconomique constitue la grille de lecture idéale des perspectives de l’intégration eurasienne.

Cinq domaines d’activité déterminent les développements futurs de l’Asie centrale ainsi que les perspectives de transformation de l’Eurasie dans une intégration continentale, soit successivement : les régimes d’intégration commerciale, les transports et la logistique, les infrastructures de transport d’hydrocarbures, les dispositifs de sécurité, les questions relatives à la stabilité économique et politique internationale des pays de l’Asie centrale.

I-Politiques d’intégration commerciale : le difficile équilibre entre collaboration et concurrence

L’année  2015 a été marquée par la succession de deux événements majeurs d’ordre géoéconomique :

-d’une part, l’entrée en vigueur de l’Union Economique Eurasienne (EEU) le 1er janvier 2015 et la mise en place par la Chine de la stratégie économique dite « One Belt-One Road » (OBOR) recouvrant les deux projets de développement asiatique bâtis en référence à l’ancienne Route de la Soie reliant la Chine à l’Occident et dénommés The Silk Road Economic Belt (SREB) pour sa version terrestre et The 21st Century Maritime Silk Road pour sa version maritime vers l’océan Indien,[15]

-d’autre part, la signature le 8 mai 2015 à Moscou par les présidents chinois et russe Xi Jinping et V.Poutine, de la déclaration d’intégration de  l’Union Economique Eurasienne (EEU) dans les projets de la Silk Road Economic Belt (SREB).[16]

Aussi séduisant soit-il en décidant de la mise en place conjointe d’un « espace économique commun » en Eurasie ainsi que d’une zone de libre-échange entre l’Union économique eurasienne et la Chine avec à la clé la réalisation de projets d’infrastructure intercontinentale à caractère essentiellement logistique, l’accord précité n’en présente pas moins de sérieuses difficultés à surmonter. Qu’il s’agisse de l’approfondissement du projet, de l’élaboration de plates-formes de décision, de la mise en place de groupes de travail tant politiques que techniques, des négociations avancées comme du suivi des décisions consécutives aux choix arrêtés par l’UEE et la SREB, pareille perspective se doit préalablement de disposer du temps suffisant pour mener à bien des entretiens multilatéraux beaucoup plus complexes que de simples accords bilatéraux. La difficulté est encore accrue par la composition et la nature même des deux structures d’intégration précitées avec l’UEE qui bénéficie de son côté des avantages attachés à une organisation politiquement et économiquement identifiée dans un cadre légal et administratif, avec des règles précises déterminées et respectées par ses membres, et la SREB, entité pour sa part beaucoup plus floue et  plus souple, attachée à une politique de projets pour lesquels elle dispose de capacités de financement illimitées. Entre une SREB affichant une approche de mondialisation continentale et une UEE à vocation plutôt régionale, la réussite des projets respectifs repose donc sur un équilibre diplomatique délicat de complémentarité pour lequel le complet achèvement des projets nationaux des pays d’Asie centrale - Nurly Zohl au Kazakhstan[17], Silk Road en Mongolie -, n’est pas sérieusement envisageable sans la solidité des infrastructures de développement décidées et mises en place par le moteur chinois de la SREB.

Il se trouve par ailleurs que les projets comme les modalités d’intégration de la SREB avec les pays de l’EUU manquent de précision et tendent à privilégier les pays d’Asie centrale sans tenir vraiment compte d’autres pays membres tels que l’Arménie, la Biélorussie, mais aussi la Russie. À ces difficultés s’ajoutent encore celles qui tiennent au fait que le cadre institutionnel, économique et financier élaboré par l’UEE (circulation des capitaux et des marchandises, remises des travailleurs, services, emplois) devient difficile à mettre en place pour les pays non membres de l’union eurasienne qui sont de facto entrés dans la zone d’influence de la SREB (Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, Mongolie) en raison de leurs faiblesses économiques respectives et que ces mêmes faiblesses ont écartés d’une intégration dans l’UEE.

II- Transports et logistique intracontinentale : vers un « hub » de transit centrasiatique

La construction d’infrastructures gigantesques à l’échelle continentale de l’Eurasie est à n’en pas douter la grande affaire du XXIe siècle. Comme l’écrivent les auteurs et analystes détaillant les paramètres géoéconomiques de l’Eurasie étudiés dans le rapport de l’Astana Club de 2015[18], le destin de l’Eurasie en tant qu’espace spécifique dépend de ses communications dans la mesure où d’une part le commerce qui s’effectue par voie terrestre est promis à un très large développement et où d’autre part les parties orientales et occidentales du continent eurasiatique représentent deux des plus grandes économies mondiales : celles de l’Union européenne et de la Chine. C’est là précisément la raison pour laquelle l’Asie centrale est promise à devenir ce « hub » eurasiatique avec le passage de ces routes de transit et des corridors de communication. Si à l’heure actuelle trois grande zones sont susceptibles de relier la Chine et l’Europe en passant par l’Asie centrale, il n’est pas exclu que trois programmes de communication soient retenus :

Une route du Nord qui traverse le territoire du Kazakhstan et celui de la Russie, le point de départ terrestre continental vers l’Occident étant Urumtsi dans la « région autonome » ouïgour du Xinjiang, le point de départ maritime étant dans le Jiangsu sur la côte orientale chinoise avec le port de Lyanyungang.

Une deuxième route traversant le Kazakhstan et rejoignant Aktau et Bakou par la Mer Caspienne, la Géorgie, la mer Noire et la Turquie.

Une troisième route traversant le Kazakhstan et le Turkménistan, à destination de l’Iran et de la Turquie, distribuant au passage une voie ferrée vers le Kirghizistan, Tadjikistan, l’Ouzbékistan à destination là encore de l’Iran et de la Turquie.

III-Infrastructures de transport d’hydrocarbures : géopolitique et géoéconomie des tubes

A la géopolitique des tubes s’ajoute désormais la géoéconomie des pipe-lines en provenance d’Asie centrale. La force de l’Eurasie tient en effet à son considérable capital en matières premières, ressources minérales (629000 tonnes d’uranium, réserves prouvées pour le seul Kazakhstan, soit 12% des réserves mondiales, avec une production annuelle de 22500 tonnes d’uranium, soit 38% de la production mondiale) et principalement à ses ressources en énergies fossiles. Les pays d’Asie centrale présentent en effet un capital en hydrocarbures estimé 48 milliards de barils de pétrole (soit 3,8% des réserves mondiales) et 12000 milliards de m3 de gaz (-,8% des réserves mondiales). Malgré la redéfinition des modalités d’exploitation, de transit et de transport dont bénéficiait la Russie jusqu’en 1990 et qui lui permettait d’avoir la haute main sur les hydrocarbures en provenance d’Asie centrale à destination de l’Europe, la Russie qui avait su jusqu’alors conserver son monopole de transit avec son système de pipe-lines propres à l’Asie centrale (du champ pétrolier Kazakh de Tengiz à la mer Noire) a vu sa position remise en cause successivement en 2000 avec le réseau de pipe-line Atasu-Alashankou fournissant désormais la Chine en pétrole comme en gaz à partir du Kazakhstan, et en 2009 à partir du Turkménistan, toujours à destination de la Chine avec comme pays de transit l’Ouzbékistan et le Kazakhstan. Si pour l’heure les menaces que pourraient représenter les projets de réseaux Trans-Caspienne reliant le Turkménistan à l’Azerbaïdjan pour rejoindre le système Bakou – Tbilissi – Erzeroum, ou encore le réseau Turkménistan – Afghanistan – Pakistan – Inde (TAPI), sont en suspens du fait des incertitudes politiques comme des conflits armés , on mesure à quel point la fourniture comme le transport d’hydrocarbures en provenance d’Asie centrale représente une perspective de choix pour l’intégration eurasiatique. Un principe de réalité vient toutefois nuancer le tableau avec les incertitudes qui pèsent sur le marché international des hydrocarbures, le ralentissement de la croissance économique chinoise, ou encore la concurrence aussi bien entre producteurs d’Asie centrale que de la Russie.

IV- Sécurité, géopolitique et menaces extérieures

L’intérêt que suscite l’Asie centrale en tant qu’enjeu géopolitique et désormais géoéconomique des grandes puissances continentales extra continentales prend désormais en compte les nouveaux paramètres générés par l’irruption sur la scène internationale des puissances étatiques et économiques nouvelles que représentent l’Iran, la Turquie, l’Arabie Saoudite dans un proche et Moyen-Orient en conflits ouverts ou de basse intensité. Qu’il s’agisse de conflits religieux, de terrorisme sur fond d’islam politique, de guerres de prédation sur des ressources naturelles (hydrocarbures, eau), l’ensemble de ces menaces a révélé l’union eurasienne à la nécessité d’assurer sa sécurité, de se défendre et de se protéger contre la survenance de dangers autant intérieurs qu’extérieurs. La version modernisée d’un nouveau « Grand Jeu » motivé par la nécessité primordiale que rencontrent autant la Russie et la Chine que l’Asie centrale d’assurer leur sécurité a conduit à l’établissement de deux entités spécifiques, l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (The Collective Security Treaty Organization, créée le 7 octobre 2002 et regroupant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan), d’une part, et l’Organisation de la Coopération de Shanghaï (OCS-Shanghaï Cooperation Organization) d’autre part. Fondée le 15 juin 2001 par la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’OCS, qui à l’occasion du sommet de Tashkent des 23 et 24 juin 2016 a entériné la candidature d’adhésion de l’Inde et du Pakistan qui sera effective en 2017 avant que de s’ouvrir très probablement à d’autres pays du Sud ou du Caucase, est en train d’ajouter une dimension économique à sa dimension militaire initiale.L’objectif est très simple, qui ouvre à l’Eurasie un processus de consolidation et d’intégration dans lequel la Chine, la Russie mais aussi l’Asie centrale trouvent matière pour la partie chinoise à garantir la sécurité comme la pérennité de ses investissements et pour la partie russe à conserver sur le plan militaire une stabilité de l’Asie centrale en assurant la protection de ses frontières sur le flanc sud.

S’agissant précisément de stabilité, l’intégration eurasienne et plus particulièrement celle de cette même Asie centrale sont conduites à faire face aux menaces de déstabilisation intérieure consécutives aux disparités de développement économique et social. D’où les programmes de développement socio-économique et les investissements autres que ceux ayant pour objet les seules ressources minérales comme les matières premières. Le mélange explosif que représente l’extrémisme religieux alimenté sinon exacerbé par les problèmes économiques et sociaux a en effet pour terrain les 66,5 millions d’habitants qui peuplent l’Asie centrale, la moitié vivant en Ouzbékistan avec un PIB par tête de 1867 $ par an, 903 $ pour le Tadjikistan, le Kazakhstan étant le seul pays a afficher un PIB par tête annuel de 12 500 $.

Conclusion en forme de perspectives

L’obligation pour l’Eurasie, au moins pour sa partie russe, de s’ouvrir à une restauration de l’allié européen ?

From the perspective of Russia’s interest, we need to admit that, due to Russia’s economic and technological weakness as well as Chinese economic dominance, Russia cannot be a leading player in China’s SREB project. It seems that the vast majority of infrastructure projects within the SREB framework will be built by Chinese businesses and funded through Chinese investments. In specific instances these projects could even result in Chinese contractors choosing to bring their own equipment or engineering service-providers, thus demonstrating China’s unwillingness to make concessions in favour of Russia.

Due to the increasing imbalance in the economic capabilities of Russia and China, the currently proposed formula of Russian resources in exchange for Chinese investments could ultimately hurt relations between Moscow both the economic and cultural spheres of the partnership. In order to avoid the error of becoming too reliant on one country as its only significant partner, Russia needs also to reset a constructive dialogue with the West and to enhance cooperation with other allies in the Asia Pacific region.

Annexes 

 

 

 

TD architects, “the Iron Silk Road,” Mapping Cultural Space Across Eurasia, http://eurasia.cga.harvard.edu/items/show/964

James Kynge,How the Silk Road plans will be financed Not all projects are driven by commercial logic, FT,May 9,2016 https://www.ft.com/content/e83ced94-0bd8-11e6-9456-444ab5211a2f

Najmeh Bozorgmehr, First freight trains from China arrive in Tehran-Land route takes just 14 days compared with 45 by sea FT,May 9, 2016 https://www.ft.com/content/e964a78e-0bd8-11e6-9456-444ab5211a2f

Map: Key projects on the new Silk Road.Transport and energy projects connecting Central Asia FT,July 19, 2016 https://www.ft.com/content/80c6e51a-4ccf-11e6-88c5-db83e98a590a

 

 1) Moscow-Kazan high-speed railway A China-led consortium last year won a $375m contract to build a 770km high-speed railway line between Moscow and Kazan. Total investment in the project — set to cut journey time between the cities from 12 hours to 3.5 hours — is some $16.7bn.

2) Khorgos-Aktau railway In May last year, Kazakhstan’s President Nursultan Nazarbayev announced a plan to build — with China — a railway from Khorgos on the Chinese border to the Caspian Sea port of Aktau. The scheme dovetails with a $2.7bn Kazakh project to modernise its locomotives and freight and passenger cars and repair 450 miles of rail.

3) Central Asia-China gas pipeline The 3,666km Central Asia-China gas pipeline predated the new Silk Road but forms the backbone of infrastructure connections between Turkmenistan and China. Chinese-built, it runs from the Turkmenistan/Uzbekistan border to Jingbian in China and cost $7.3bn.

4) Cental Asia-China gas pipeline, line D China signed agreements with Uzbekistan, Tajikistan and Kyrgyzstan to build a fourth line of the central Asia-China gas pipeline in September 2013. Line D is expected to raise Turkmenistan’s gas export capacity to China from 55bn cu m per year to 85bn cu m.

5) China-Kyrgyzstan-Uzbekistan railway Kyrgyzstan’s prime minister Temir Sariev said in December that the construction of the delayed Kyrgyz leg of the China-Kyrgyzstan-Uzbekistan railway would start this year. In September, Uzbekistan said it had finished 104km of the 129km Uzbek stretch of the railway.

6) Khorgos Gateway Khorgos Gateway, a dry port on the China-Kazakh border that is seen as a key cargo hub on the new Silk Road, began operations in August. China’s Jiangsu province has agreed to invest more than $600m over five years to build logistics and industrial zones around Khorgos.

Copyright The Financial Times Limited 2016. All rights reserved.

 

 

 

Bibliographie

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That accounts for no less than the intersection of the EEU with the Chinese-driven One Belt, One Road (OBOR); the Shanghai Cooperation Organization (SCO); the Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB); the BRICS’s New Development Bank (NDB); and of course all this part of the Big Picture footprint of the Russia-China strategic partnership.

 

 

 



[1] Valdaï Discussion Club."Toward the Great Ocean – 3: Creating Central Eurasia". The Silk Road Economic Belt and the priorities of the Eurasian states’ joint development, Moscow, June 2015, http://valdaiclub.com/publications/reports/toward_the_great_ocean_3_creating_central_eurasia/

 

[3] Zbigniew Brzezinski, "A Geostrategy for Eurasia," Foreign Affairs, 76:5, September/October 1997. Copyright 1997 Council on Foreign Relations Inc. http://www.freerepublic.com/focus/news/1254548/posts

 

[4] Léonid Dratchevskiy, "L’idéologie eurasiatique ne peut pas être formée dans les cabinets."Intervention au colloque de l'IDC et de l'université La Sapienza, Rome, 3-4 décembre 2013, http://www.idc-europe.org/fr/-L-ideologie-eurasiatique-ne-peut-pas-etre-formee-dans-les-cabinets-

 

[5] Ма Лили, Жэнь Баопин. Eds., 2014. Сичжоу чжи лу цзинцзи дай фачжань баогао. (Доклад о развитии Экономического пояса на Шелковом пути). Пекин: Чжунго цзинцзи чубаньшэ. (Ma Lili, Jen Baolin., Rapport sur le développement de la ceinture économique le long de la Route de la Soie). Pékin : Zhongguo chubanshe Jinji .  Cité par Konstantin Syroezhkin, Transport Corridors in Eurasia : Economy or Geopolitics, Central Asia’s Affairs, QUARTERLY ANALYTICAL REVIEW 2 (58)/2015, p.16

[6] Mathieu Duchâtel, François Godement, Kadri Liik, Jeremy Shapiro, Louisa Slavkova, Angela Stanzel & Vessela Tcherneva - 07th June, 2016 - Eurasian integration: Caught between Russia and China, European Council on Foreign Relations, http://www.ecfr.eu/article/essay_eurasian

 

[7] Nataliya A. Vasilyeva and Maria L. Lagutina, The Russian Project of Eurasian Integration Geopolitical Prospects, Lexington Books, September 2016

 

[8] Robert M. Cutler,Putin-Xi meeting underlines Russian weakness faced with China's geoeconomics strategy, August 28th, 2016, The CACI Analyst, http://www.cacianalyst.org/publications/analytical-articles/item/13390-putin-xi-meeting-underlines-russian-weakness-faced-with-chinas-geoeconomics-strategy.html

 

[9] Chris Rickleton, By Opposing SCO Development Bank, Is Russia Biggest Loser?, Inside the Cocoon Central Asia Today, Eurasianet .org, http://www.eurasianet.org/node/72701

 

 

[10] Alexander Libman, Linking the Silk Road Economic Belt and the Eurasian Economic Union: Mission Impossible?Caucasus International, Jul 25,2016 http://cijournal.az/post/linking-the-silk-road-economic-belt-and-the-eurasian-economic-union-mission-impossible-alexander-libman

 

[11] Dragneva, R. and Wolczuk K. (2015) ‘European Union Emulation in the Design of Integration’, in Lane, D., and Samokhvalov V. (eds.) The Eurasian Project and Europe: Regional Discontinuities and Politics. Basingstoke: Palgrave, pp. 135-152; Furman, D., and Libman A. (2015) ‘Europeanization and the Eurasian Economic Union’, in Dutkiewicz, P., and Sakwa R. (eds.) Eurasian Integration – The View from Within . Abingdon: Routledge, pp. 173-19

 

[12] Lehmacher, W. and Padilla-Taylor V. (2015) ‘The New Silk Road – Idea and Concept’ ISPSW Strategy Series No. 390

Bergsten, C.F. (1997) Open Regionalism. World Economy, 20(5), 545-565.

 

[13] Suisheng Zhao, Josef Korbel,  China and the Evolving World Order: A Stakeholder or a Revolutionary Power? School of International Studies, University of Denver, The Asan Forum, Online ISSN 2288-5757 July - August 2016 Vol.4, No.4 http://www.theasanforum.org/china-and-the-evolving-world-order-a-stakeholder-or-a-revolutionary-power/

 

[14] Cité par Lorot Pascal in, « De la géopolitique à la géoéconomie », Géoéconomie 3/2009 (n° 50) , p. 9-19 URL : www.cairn.info/revue-geoeconomie-2009-3-page-9.htm. DOI : 10.3917/geoec.050.0009. Edward Luttwak, “From Geopolitics to Geo-economics. Logics of Conflict, Grammar of Commerce”, The National Interest, Été 1990 ; The Endangered American Dream, Simon & Schuster, 1993, traduction française, Le rêve américain en danger, Odile Jacob, 1995.

 

[15] Vision and Actions on Jointly Building Silk Road Economic Belt and 21st-Century Maritime Silk Road - http://www.chinausfocus.com/finance-economy/belt-and-road-initiative-makes-strong-progress/#sthash.885aNiYT.dpuf

 

[16] Ivan Zuenko, Connecting the Eurasian Economic Union and the Silk Road Economic Belt : current problems and challenges for Russia,October 30, 2015, China in Central Asia, http://chinaincentralasia.com/2015/10/30/connecting-the-eurasian-economic-union-and-the-silk-road-economic-belt-current-problems-and-challenges-for-russia/

 

[17] Kazakh toll road programme, système de péage pour transports routiers ouvert aux investissements privés. http://www.eurasianbusinessbriefing.com/kazakh-toll-road-programme-may-be-opened-up-to-private-investment/

 

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25 août 2016

Civilisation, réforme et courage

On trouvera ici la lecture d'un texte de très grande qualité, publié sur un Blog ami intitulé "Les Minuscules".

Ce texte, "Modernité et Courage", est trop important pour ne pas connaître la diffusion qu'il mérite. Les enjeux qu'il décrit sont appelés à s'inscrire pour longtemps dans une actualité qu'il nous importe à chacun, en tant que citoyens et habitants de France et d'Europe, de regarder froidement, sans ciller, face à une réalité implacable. Lisez, méditez, réfléchissez et agissez. Il s'agit de vous, de tous ceux qui vous sont chers, enfants, parents, famille, amis, alliés. La France est en danger.

Source:

https://les-minuscules.blogspot.fr/2016/08/courage-et-modernite.html

Modernité et courage


« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui […]
Le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin. »
Soljenitsyne
« Aucune vie, aucune brutalité sur terre
n’a fait verser autant de sang que la lâcheté humaine. »

Stefan Zweig

« Je ne suis pas sûr de réussir à faire comprendre l’effrayante solidarité qui lie certaines victimes complaisantes à leur bourreau. »

Bernanos

 

C’est l’œuvre d’un déséquilibré ; pas d’amalgame ; il ne faut pas stigmatiser ; cela n’a rien à voir avec l’islam ; attendons d’en savoir plus ; il souffrait de troubles mentaux ; il avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique ; ah bon, il a crié « Allah Akbar » ? ; il ne faut pas généraliser ; le terrorisme n’a pas de religion.
Votre routine de déni devient indécente. Répugnante. Votre fuite en avant dans l’aveuglement est odieuse. Lâche. Et coupable. Elle relève de la capitulation. De la complicité avec l’ennemi. Sauf que l’ennemi ne vous témoignera aucune gratitude pour avoir rampé devant lui… bien au contraire, il ne vous en méprisera que davantage… et vous ne serez pas les derniers à subir ses rigueurs…
A la nausée que provoquent les abominations des islamistes, vous ajoutez le spectacle écœurant de votre bonne conscience imperturbable. A la barbarie djihadiste, vous ajoutez la monstruosité de votre déni nonchalant. A la cruauté de ces terroristes, vous ajoutez l’inhumanité de votre angélisme. A la bassesse des islamistes, vous ajoutez la veulerie de votre soumission au politiquement correct. La vérité est que les horreurs engendrées par votre utopie multiculturelle vous laissent de marbre. Votre compassion ostentatoire est abstraite. Aride. Glaciale. Une bougie, un dépôt de peluche, un tweet narcissique (#JeSuisCharlie, #JeSuisNice ; mais le seul tweet qui vous siérait est #JeSuisComplice), une bonne niaiserie ronflante (« Vous n’aurez pas ma haine ») : voilà vos misérables réactions. Des petits rituels standardisés, impersonnels et hideusement lâches, qui vous épargnent toute remise en question de votre routine intellectuelle, toute réflexion de fond sur le moment historique que nous vivons. Le réel enterre vos dogmes l’un après l’autre ? Les évènements font voler en éclats vos foutaises idéologiques ? Peu vous importe : vous radotez de plus belle vos évangiles multiculturels, et prônez un renforcement de ce qui nous a menés à cet enfer. Comme si la fuite en avant dans l’erreur permettait de la rectifier…
Combien de temps encore allez-vous persister dans l’aveuglement ? Combien de temps encore allez-vous réciter le catéchisme médiatique ? Etre de serviles moulins à propagande ? De dociles perroquets des médias ? Combien de temps encore allez-vous vivre dans la soumission ? Ramper face au terrorisme intellectuel ? Croupir dans le mensonge et la lâcheté ?
Quand cesserez-vous de trembler ? Quand cesserez-vous d’avoir peur de tout, peur d’ouvrir les yeux, peur de prononcer des mots (tout en vous glorifiant, avec vos hashtags #NotAfraid et #TousAuBistrot, d’être de grands résistants) ? Quand cesserez-vous de craindre le réel ? Quand cesserez-vous de vivre à genoux ?
Combien de morts, combien de massacres de masse, de fusillades en terrasse, de décapitations en boîte de nuit, d’éviscérations en salles de concerts, d’égorgements dans des églises, combien d’écrasements de foules vous faut-il encore pour ouvrir les yeux ?
Tous ces morts nous regardent. Nous leur devons le respect. Nous leur devons le courage de nommer leurs bourreaux. Et de les combattre. Et pour cela, nous devons les connaître. Comprendre d’où ils viennent. Ce qui suppose de sortir de la pensée magique.
En effet, contrairement à ce que vous semblez « penser », ce qui nous arrive n’est pas une fatalité. Ni une malédiction divine. Il n’y a rien d’obscur, rien de surnaturel, rien d’inexplicable. Tous ces islamistes ne viennent pas d’apparaître sur le sol français, par je ne sais quelle œuvre de sorcellerie. Les centaines de Molenbeek qui gangrènent la France (et dont même le ministre de la ville actuel vient enfin de reconnaître l’existence) ne viennent pas de sortir de terre. Aussi étonnant que cela vous paraisse, ces poudrières islamistes ont une généalogie. Une histoire. Que vous refusez étrangement, et obstinément d’entendre.
Vous qui brocardez le supposé obscurantisme de vos ancêtres, et exaltez l’esprit logique, rationnel, cartésien qui serait le vôtre, vous semblez en l’espèce incapables de souffrir qu’on vous expose un raisonnement,  et d’y réagir à votre tour de manière rationnelle et argumentée. Vous apparaissez étrangement dogmatiques. Sectaires. Superstitieux. A l’intelligence de la situation, vous préférez des imprécations (« padamalgam ! »), des incantations (« le vivre-ensemble nous sauvera ») et des postures (« il ne faut pas stigmatiser »). Vous n’argumentez pas, vous prêchez. Vous ne démontrez pas, vous faites la morale. Avec vous, tout débat tourne au concours de vertu.
Il serait bon, pourtant, que vous mettiez enfin en œuvre vos émouvants principes. Qu’après les paroles, vous passiez enfin aux actes. Que vous accueilliez donc la contradiction avec la tolérance, le respect de la diversité et le refus de stigmatiser que vous prônez en permanence.
Soyez ouverts d’esprit, donc. Et tolérez d’entendre que les champions du vivre-ensemble qui, depuis cinq ans, enchantent votre quotidien — Adel Kermiche, Abdelmalek Petitjean, Mohamed Bouhlel, Larossi Abballa , Salah Abdeslam, Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad, Yassin Salhi, Amedy Coulibaly, les frères Kouachi, Mehdi Nemmouche, Mohamed Merah — ne sont que la partie émergée de l’iceberg communautariste. Les premiers symptômes visibles par le grand public d’un mal très profond, ancré depuis longtemps dans notre pays. Un mal que nombre de Français endurent depuis des décennies, dans un silence médiatique assourdissant.
« Trop tard est un grand mot, un mot terrible de l‘histoire » a écrit Jacques Bainville. Toutes ces ordures qui kalachent, égorgent, éventrent, émasculent, écrasent et décapitent des innocents sont les révélateurs tardifs — trop tardifs, hélas — de la terrible sécession culturelle, identitaire, civilisationnelle qui ronge la France depuis des années. Ces fumiers ne font que porter à incandescence la haine que nous vouent, à nous les céfrans, les faces de craie, les kouffars, les roumis, de très nombreux habitants des « territoires perdus ». Peu à peu, les Français vont ouvrir les yeux sur l’atroce réalité ; peu à peu, ils vont prendre conscience qu’une fracture très profonde s’est creusée. Que la France est en proie à une fragmentation communautariste gravissime. Farcie de métastases du cancer islamiste.
Puis, en examinant les profils des « terroristes », ils vont réaliser que ceux-ci sont étonnamment semblables. Et banals. Tous ces « soldats », comme ils aiment à s’autoproclamer pour se consoler de leur insignifiance, sont des clones. Des sosies insipides. Des merdeux interchangeables. Uniformes de bêtise, de vacuité, de nullité. Ces glorieux « combattants d’Allah » sont des êtres terriblement sommaires, dénués de toute finesse, totalement atrophiés du cœur et du cerveau. Qu’on pense seulement à ce morveux de 19 ans qui tire une fierté d’égorger un prêtre de 84 ans, un vieillard inoffensif et infiniment vulnérable — un homme de paix… Quel héroïsme, en effet. Quelle intelligence. Et quel courage. Et ce crétin pense qu’un tel geste le mènera au Paradis…drôle de Paradis… drôle de Dieu…
Il y a dans le comportement de ces charognes toute la bassesse, toute l’imbécillité, toute la stupide cruauté des racailles. Et ce n’est pas un hasard. Certains experts évoquent l’existence d’un continuum entre délinquance et terrorisme islamiste. Mais c’est bien plus qu’un continuum : c’est une identité. Ces terroristes islamistes sont des racailles. Rien de plus. Rien de moins (si tant est qu’on puisse être moins qu’une racaille). Ces hystériques de la kalach’ sont des petites salopes de banlieue schnouffées jusqu’à l’os, des délinquants sans envergure qui drapent leurs instincts immondes dans un charabia mystico-héroïque. Des esclaves de leurs pulsions, aussi piteux qu’abjects, qui voudraient nous faire croire que s’ils égorgent, violent et décapitent, c’est pour défendre la veuve et l’orphelin. Que s’ils partent en Syrie partouzer avec des petites filles de douze ans, rafaler des gosses, étriper des innocents et massacrer des villages entiers, c’est pour venger leurs frères opprimés. Que s’ils lancent des camions dans des foules, c’est pour faire advenir un monde plus juste.
La réalité est beaucoup plus prosaïque : ces islamistes sont des psychopathes assoiffés de sang, avides de viol, de violence et de meurtre, et qui trouvent dans certains versets du Coran et certains passages de la vie du Prophète des justifications à l’assouvissement effréné de leurs instincts abjects. Ces mêmes versets du Coran, ces mêmes passages de la vie du Prophète au nom desquels des attentats, massacres, viols et exactions en tous genres sont commis chaque jour dans le monde. Ces mêmes versets du Coran, ces mêmes passages de la vie du Prophète qui régissent la vie merveilleuse en Arabie saoudite, au Qatar et dans tous les pays où règne la chouette charia.
Puis, après avoir compris à qui ils ont affaire, les Français vont réaliser que ces bonbonnes à pulsions incontrôlables sont des milliers. Des dizaines de milliers. Et, bientôt, des centaines de milliers. Une armée de clones déterminés, froids et sans pitié, dont la vie est tellement vide qu’ils sont prêts à mourir pour assouvir leurs pulsions sadiques — qui consistent héroïquement à ôter la vie à des innocents.
Viendra alors la terrible question : pourquoi ? Que font tous ces givrés sur le sol français ? Comment se sont-ils faits ? Que s’est-il passé, pour que nous produisions de tels cinglés ?
Il faudra, pour répondre à ces questions, remiser définitivement les lunettes médiatiques. Envoyer paître les idéologues, les terroristes intellectuels et les petits roquets médiatico-politiques. Rester sourd à leurs jappements. Résister fermement à leurs intimidations. Arracher calmement, et inlassablement, les étiquettes que ces champions du fopastigmatiser collent sur toute personne qui ne pense pas comme eux — faute d’arguments. Traiter par le mépris leurs manipulations.
Oui, il faudra jeter aux orties leurs grilles d’analyse mensongères. Se déconditionner. Se désendoctriner, pour reprendre un terme en vogue. Dissiper les rideaux de fumée dont les faussaires médiatiques ont enveloppé la réalité. Expurger son cerveau des couches de propagande accumulées depuis trois décennies. Il faudra, enfin, libérer sa pensée des enjeux politiques et médiatiques pour regarder lucidement l’histoire de ces quarante dernières années.
Alors, les choses deviendront limpides. Et les coupables aisés à identifier. Car il y a évidemment des coupables : cette barbarie, répétons-le, n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une longue chaîne de décisions, d’actions et d’inactions. Le cauchemar que de nombreux Français subissent déjà silencieusement depuis longtemps, et dans lequel nous entrons tous pour de longues décennies, résulte d’une accumulation de lâchetés, de complaisances, de renoncements, de capitulations, de sabotages, de destructions délibérées.
Les coupables se nomment grand patronat. Regroupement familial. Clientélisme électoral. Laxisme judiciaire. Enfumage médiatique. Terrorisme intellectuel. Ils se nomment également, et plus fondamentalement, déchristianisation. Et, bien sûr, islam. Voilà pour le cadre. Pour les grands déterminants.
D’un point de vue idéologique, les coupables se nomment utopie multiculturelle. Amour inconditionnel de l’Autre, poussé jusqu’à la haine de soi. Angélisme. Culture de l’excuse. Détestation de la France traditionnelle et, plus précisément, de son essence catholique.
Mais les premiers coupables se nomment Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac. Ce sont eux qui, en 1976, ont lancé la folle machine démographique du regroupement familial.
Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac sont les incendiaires. Les créateurs d’enfer. Ils portent une responsabilité historique dans les souffrances qu’endure le peuple français depuis quatre décennies. Et ils sont comptables du chaos dans lequel est en train de sombrer la France, et des innombrables tragédies qu’elle va essuyer. Car il n’était nul besoin d’être bien malin pour prévoir que l’immigration massive, donc non assimilée, mènerait au repli identitaire, puis à la formation d’enclaves communautaristes, « d’Etats dans l’Etat » en sécession de la France. Il n’était nul besoin d’avoir fait Polytechnique (contrairement à Valery Giscard d’Estaing) pour deviner que si ces enclaves étaient nourries d’une vision de l’homme et de la femme aux antipodes de celle prévalant en dans le pays d’accueil, elles finiraient par s’y montrer hostiles, puis par lui déclarer la guerre.
Bien sûr, si Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac ont pris la décision criminelle de déraciner des millions d’hommes et de femmes pour les importer en France et créer en un temps record un enfer communautariste, c’est qu’ils servaient ainsi des intérêts considérables — les leurs et ceux de leurs semblables.
Ce qui ne veut pas dire qu’il y eut complot. Ni même concertation. Il y eut seulement une convergence entre des intérêts financiers, politiques et idéologiques. Il y avait les avides, qui souhaitaient exploiter l’immigration massive pour faire pression à la baisse sur les salaires ; les idéologues, qui y voyaient un moyen d’effacer les dernières traces de l’infâme et obscurantiste civilisation chrétienne ; et enfin tous les larbins du système, les suiveurs, les opportunistes, tous les prostitués politico-médiatiques et autres invertébrés qui gagnent leur vie à ramper devant le modèle dominant, quel qu’il soit.
L’immigration massive fut donc pour une part essentielle une exigence du grand patronat, qui entendait ainsi exercer une pression baissière sur les salaires. On connait la réponse désabusée de Pompidou à son ministre de l’Intérieur s’inquiétant des effets délétères de l’immigration sur la cohésion sociale et, à terme, la paix civile (ce dès 1972…) : « C’est le patronat qui l’exige ». Grand classique du libéralisme, déjà analysé par Marx en 1840 chez les patrons anglais qui, de la même manière, recouraient dans leurs usines à une main-d’œuvre irlandaise pour niveler par le bas le traitement de leurs salariés. Vu les enjeux financiers colossaux, on imagine l’enrichissement du personnel politique qui a fignolé et voté les lois scélérates ouvrant les vannes de l’immigration massive, et par conséquent de la prospérité du grand patronat — pour le peuple, c’est une autre histoire…
Exploitée par le grand patronat à des fins d’enrichissement, l’immigration massive le fut également par la classe politique à des fins électoralistes… et donc, indirectement, d’enrichissement. De l’échelon national au niveau local, un nombre incalculable d’élus utilisèrent (et utilisent) les immigrés comme du vulgaire, mais ô combien précieux bétail électoral. Il serait impossible de dresser la liste de tous les hommes et femmes politiques qui doivent leur carrière et leur train de vie à la trahison frénétique et incessante des valeurs républicaines (comme ils disent tout solennels, tout frémissants du blaze, ces escrocs).
Véritables faux-amis de la diversité, ces charlatans de la tolérance ont multiplié (et multiplient) les prosternations obséquieuses devant la communauté musulmane pour obtenir ses suffrages et ainsi continuer d’encaisser leurs grasses indemnités de traîtres à la nation. Financements à peine déguisés d’écoles coraniques et de mosquées via des baux emphytéotiques et la requalification de bâtiments cultuels en « espaces culturels », aménagement d’horaires réservés aux femmes dans les piscines, élaboration de menus halal dans les cantines, participation aux célébrations de ruptures du jeûne du ramadan (qui prennent, dans des villes comme Roubaix, la dimension de véritables marathons) : voilà quelques unes des courbettes de nos élus de la République — fièrement laïcs — devant leur clientèle musulmane. A tel point qu’on se demande si le mot « clientélisme » n’a pas été inventé pour désigner les rapports entre la classe politique française et les populations immigrées.
Le seul problème, c’est que ce clientélisme (qui est d’ailleurs un grave corollaire des systèmes dits démocratiques — mais ce débat mériterait de longs développements), en enfermant les immigrés et descendants d’immigrés dans leur identité d’origine, les a délibérément maintenus à l’écart de la communauté nationale. Ce qui n’empêche pas les responsables de cette fracture de déplorer toute honte bue l’apartheid qui sévirait en France… 
Plus grave : cette assignation à l’identité d’origine ayant pour cadre un pays où prévaut un autre modèle identitaire, elle ne pouvait être totale. L’influence de la norme dominante devait se faire sentir, d’une façon ou d’une autre. Que ce soit par un désir spontané (et plus ou moins conscient) de s’assimiler à la communauté d’accueil, ou par les exhortations épisodiques à l’assimilation que formulaient malgré tout certaines personnalités politiques, médiatiques et intellectuelles, les immigrés et leurs descendants se sont trouvés tiraillés entre des aspirations et injonctions contradictoires. Devenez français, mais revendiquez vos origines. Assimilez-vous, mais cultivez vos différences, qui sont autant de chances. De cette indécision, de cet empêchement de trancher a résulté un flou identitaire épouvantable. Un véritable enfer intérieur. Peu de souffrances, en effet, sont plus aiguës que le chaos identitaire. Le défaut d’identité est un supplice. Errer perpétuellement dans un univers identitaire flottant, bancal, nébuleux, constitue une authentique torture.
Cette souffrance identitaire, souvent aggravée par l’absence de figure paternelle, est à la racine de l’extraordinaire violence des « jeunes » de banlieue. Leur folle impulsivité, leur nervosité indomptable, leur effarante agressivité résultent de ce flou identitaire, de la destruction en eux de tout repère, de toute structure propres à juguler leurs instincts.
Et on ne le répétera jamais assez : le grand patronat et la quasi-totalité de la classe politique sont les responsables de ce carnage. Ce sont eux — et non le peuple français — qui ont organisé ce véritable crime de masse ; ce sont eux qui ont sacrifié des générations entières de « jeunes » — sans parler du peuple français qui en est victime — à leurs intérêts financiers et électoraux. Avec un cynisme inouï, ils les ont dépouillés de tous les moyens de se contrôler, donc de grandir, donc de s’accomplir — tout en les flattant et en les gavant d’allocations ; tout en les flattant et en les gavant d’allocations, ils les ont rendus esclaves de leurs instincts, et donc terriblement nocifs pour la société. L’explosion sur les trente dernières années de la criminalité, des taux de vol, de viol et de violence, et de la population carcérale, est en grande partie la conséquence de ce saccage identitaire (et qu’on ne vienne pas m’opposer les poncifs de la « pauvreté » et de la « misère sociale » pour expliquer la délinquance : les trois départements les plus pauvres de France — le Lot, le Cantal et la Creuse — sont aussi les moins criminogènes).
Mais à cette situation, déjà terrible, est venu s’ajouter un facteur aggravant : les allégeances musulmanes de ces « jeunes ».
En effet, à part dans l’esprit logique, cartésien et rationnel des lecteurs de Libé, pour lesquels il n’y a aucun lien entre immigration et islam (c’est bien connu, l’immigration maghrébine qui submerge la France depuis quarante ans est essentiellement bouddhiste), il est un fait que les millions de Maghrébins arrivés en France ces dernières décennies (la population d’origine algérienne a été multipliée par 20 depuis 1950 ; l’immigration subsaharienne a été multipliée par 50 en 40 ans) ont amené avec eux une culture, une civilisation, une religion. Cette culture, cette civilisation, cette religion ont diffusé dans les quartiers où le grand patronat philanthrope et la classe politique humaniste les avaient parqués, jusqu’à y devenir la norme dominante. Cela a d’ailleurs engendré, pour les Français réfractaires à ce nouveau modèle de civilisation, un véritable exode, que les historiens documenteront peut-être un jour. Cela a également provoqué, avec une nette accélération ces dernières années, un phénomène d’« assimilation à l’envers » de certains « Français de souche », que ce soit par intérêt, par adhésion délibérée ou par cession à la pression du modèle dominant. Par la conjonction de cet exode et de cette assimilation à l’envers, les « territoires perdus » sont désormais homogènes culturellement ; ils ont fait sécession du reste de la France.
Cette composante musulmane, longtemps restée en sourdine chez la plupart des « jeunes », effectue aujourd’hui un puissant retour en force. En effet, après de longues années marquées par la violence, la délinquance, la drogue, la consommation frénétique et idiote — bref, par la vacuité de la « civilisation » occidentale contemporaine, que seuls les incultes croient encore en filiation avec l’Europe chrétienne —, ces jeunes sont arrivés au bout de l’impasse. Au bout de l’ennui. L’absurdité, la vanité de cette existence sont trop manifestes. Elles deviennent invivables. En effet, même une racaille crétinisée jusqu’à la moelle est susceptible de vouloir donner un sens à sa vie. Or les religions (les vraies, pas les fadaises mystico-nombrilistes modernes) sont de puissants pourvoyeurs de sens. Mais quelle religion choisir ? Le catholicisme, religion historique de la France ? Bien sûr que non : comme chacun sait, le catholicisme est une religion réactionnaire, fasciste, ringarde, obscurantiste, pédophile, inquisitrice, collaborationniste, et qui de surcroît n’a jamais produit que du malheur et de la laideur. C’est en outre la religion des boloss. Elle a été suffisamment raillée, ridiculisée, salie, calomniée pour que plus personne ne veuille s’approcher de ce bâton merdeux. Et puis, de par leurs origines, ces jeunes sont évidemment enclins à adopter l’islam. C’est ce qu’ils font.
Ils se ruent sur l’islam avec une ferveur à la mesure de leurs carences identitaires. Ils s’imprègnent de ce baume, s’en remplissent, s’en saturent, en dégoulinent, trop heureux d’enfin trouver une consistance, une signification à leur existence. Avec l’excès de zèle typique des nouveaux convertis, ils se livrent à une surenchère de rigorisme, d’autant plus délicieuse que les textes islamiques apparaissent, en de nombreux passages, justifier leurs comportements violents, machistes, homophobes et antisémites. L’islam est à leur vide identitaire ce que l’acide nitrique est à la glycérine. Il exacerbe leurs pulsions tout en les nimbant d’un certain prestige, d’un baratin pseudo-spirituel qui transfigure leurs exactions en actes héroïques au service d’Allah.
Le parcours des terroristes qui ont frappé la France ces dernières années est emblématique de ce cheminement : tous des petites frappes de banlieue, délinquants multirécidivistes, connus des services de police selon l’expression tristement consacrée, toxicomanes pour la plupart, ils ont fini par résoudre leur errance identitaire par un surinvestissement de la composante musulmane de leur identité.
Car le corpus de textes de l’islam, que les islamolâtres médiatiques et autres désinformateurs professionnels le veuillent ou non, comporte de nombreuses incitations à la violence. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment et fort heureusement, que tous les musulmans y souscrivent. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment et fort heureusement, qu’il faut regarder « les musulmans » comme une communauté homogène, uniformément menaçante. Ce serait imbécile, et profondément injuste pour tous les musulmans qui pratiquent leur foi avec discrétion et tempérance. De manière plus générale, réduire un homme aux obédiences dont il se réclame est une erreur de l’intelligence, et une faute du cœur. Mais il est une autre erreur de l’intelligence : c’est de refuser de se renseigner. De s’obstiner à ne pas savoir. Bref, de faire le choix de l’obscurantisme…
Or il suffit de lire : de nombreux versets du Coran exhortent à la conquête, à la soumission et au châtiment des infidèles par la menace, la violence, voire le meurtre. Il suffit de lire : de nombreux épisodes de la vie du Prophète — la référence suprême — consistent en des fourberies, des viols, des assassinats, des massacres de masse. Ce sont de vrais versets du vrai Coran que les « terroristes » invoquent pour justifier leurs exactions ; c’est à l’histoire vraie du Prophète qu’ils se réfèrent pour légitimer leurs atrocités. C’est encore l’islam qui régit les mœurs, les normes sociales, la politique pénale et la condition des femmes en Arabie saoudite, au Qatar, en Afghanistan (que les fanatiques du déni aillent y faire un tour, ils vont se prendre un sacré coup de réel sur la tête)… C’est cet islam dont se réclament les fondamentalistes qui, d’ores et déjà, occupent de nombreux bastions en France et en Europe (les fameux « territoires perdus »), et entendent soumettre l’ensemble du pays et du continent.
Face à cette menace, que faisons-nous ? Nous affaiblissons notre force publique. Nous affaiblissons nos renseignements. Nous affaiblissons notre justice. Nicolas Sarkozy a supprimé la double peine ; les renseignements généraux ; 54 000 postes de militaires ; 12 000 postes de policiers et de gendarmes ; 2 000 poste des douaniers. Via sa garde des sceaux Rachida Dati, il a institué un laxisme judiciaire sans précédent. Avec lui, les remises de peine — divisées par deux — sont devenues automatiques, les aménagements de peines quasi-systématiques. Plus sidérant encore, l’article 48 du projet de loi pénitentiaire de 2009 enjoint les juges d’application des peines de ne pas faire appliquer les peines de prison ferme de moins de deux ans. Pincez-vous, frottez-vous les yeux tant que vous voudrez : vous avez bien lu. En 2009, 80 000 peines de prison n’étaient pas effectuées. Il y a plus de viols chaque année que de places de prison. 75 000 viols par an, 67 000 détenus. Chaque année, au moins 500 violeurs, après condamnation, ne vont pas en prison. Un violeur n’effectue quasiment jamais plus de la moitié de la peine à laquelle il a été condamné. Et certains s’interrogent encore sur les causes de la récidive… et se grattent le crâne quand on leur parle d’explosion de la criminalité…
Christiane Taubira, que nombre de sarkolâtres fustigent pour son laxisme criminel et le sentiment d’impunité qu’elle suscite chez les délinquants, ne fait en réalité que mettre ses pas dans ceux de Rachida Dati. Contrairement à ce que croient les amnésiques volontaires, cette grande humaniste n’est pas à l’origine du laxisme ; elle le prolonge, et l’amplifie. Dans le domaine pénal plus encore qu’ailleurs, c’est bien « l’alternance unique » chère à Michéa qui est à l’œuvre depuis trente ans. « Gauche » et « droite » confondues, nos lois et leur application relèvent de la même idéologie. « Gauche » et « droite » confondues, notre réponse pénale est régie par le même angélisme, la même culture de l’excuse, la même compassion effarante pour les bourreaux, et le même mépris inouï pour les victimes. En tout cas le message a été bien reçu. La délinquance est le seul secteur en croissance en France. Cette délinquance qui, répétons-le, est le terreau du terrorisme islamiste… des bataillons intarissables…
Ce désarmement généralisé alors que la menace enfle, que les caves des cités se remplissent de kalachnikovs, que l’islam rigoriste étend son emprise, qu’une contre-société de plus en plus hargneuse multiplie les gestes d’hostilité, a un précédent troublant. C’était il y a plus de quatre siècles. En 1560. Deux ans avant qu’éclate en France une effroyable guerre civile… L’attitude adoptée alors par le chancelier L’Hospital (assistant la reine mère Catherine de Médicis pendant l’enfance de Charles IX) vis-à-vis du protestantisme présente d’étonnantes similitudes avec l’attitude actuelle de nos « élites ». L’Hospital a cru éviter l’affrontement avec les protestants en cédant à leurs revendications communautaristes (comme on ne disait pas à l’époque). En réalité, il n’a fait que les enhardir : en semblant légitimer leurs exigences, il les a incités à la surenchère. Il n’a pas vu l’engrenage funeste dans lequel il entrait ; pas compris qu’aucune concession ne suffirait jamais ; que chaque revendication satisfaite en appellerait une nouvelle, dans un cercle vicieux sans fin. Michelet, presque malgré lui, fustige cette naïveté criminelle : « Aux flots de la mer soulevée, aux éléments furieux, au chaos il dit : "Soyez rois." » Que n’aurait-il dit de Sarkozy, qui a fait de l’Union des organisations islamiques de France l’interlocuteur privilégié de la République sur les questions d’islam ? L’Union des organisations islamiques de France, émanation des Frères musulmans, classée terroriste par de nombreux pays, dont l’Egypte et les Emirats arabes unis…
Mais l’analogie ne s’arrête pas là : car en même temps qu’il ployait sous la pression communautariste, L’Hospital, ce Sarkozy avant l’heure, affaiblissait considérablement la force publique. Au moment même où les tensions croissantes, et les menaces de plus en plus manifestes, nécessitaient au contraire un renforcement d’une ampleur sans précédent, il décidait de diminuer les effectifs et les traitements de la police intérieure. En affermissant la puissance des protestants, et en affaiblissant celle de l’Etat, L’Hospital-Sarkozy n’a pas empêché l’affrontement : il l’a simplement retardé, et rendu plus violent. Plus sauvage. Plus chaotique. L’Hospital-Sarkozy porte une responsabilité majeure dans les horreurs qui ont marqué les quatre dernières décennies du XVIème siècle — jusqu’à l’Edit de Nantes —, ainsi que dans les vives tensions qui persistèrent durant les quatre premières décennies du XVIIème.
De la même manière, la couardise, l’angélisme, les capitulations incessantes de nos dirigeants actuels nous mènent au bain de sang. Ce n’est pas une prévision apocalyptique ; cela a commencé… La comparaison, cependant, ne peut être prolongée : car « l’affrontement » qui approche sera d’une toute autre nature que celui qui, à l’époque, opposa catholiques et protestants. Il n’y aura pas de Saint-Barthélemy. Ou alors, à la rigueur, une Saint-Barthélemy inversée. Mais non, décidément, le parallèle n’est pas pertinent : car à l’époque, les deux camps avaient quelque chose à défendre, et étaient prêts à se battre ; nous n’avons rien à défendre, et ne sommes prêts qu’à nous soumettre. Certes, il y aura des actes de résistance, héroïques et désespérés ; mais la reddition de la majorité fait peu de doutes. Il suffit de voir les réactions…« Vous n’aurez pas ma haine », « Pas d’amalgame », « Je suis Charlie », « Paix »… Comme si on combattait la barbarie avec des slogans et des bons sentiments…
C’est que ces dernières décennies s’est déroulé quelque chose de bien plus grave que le désarmement de nos renseignements, de notre police et de notre justice : c’est notre désarmement moral.
En effet, pour mettre à l’abri de toute critique leurs agissements abjects, le grand patronat, la classe politique et les francophobes de tous poils ont érigé une forteresse de propagande sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Relais médiatiques, politiques, associatifs et syndicaux : une fantastique armada idéologique s’est déployée qui, inlassablement, a occulté, falsifié, dénaturé la réalité, et terrorisé ceux qui s’obstinaient à utiliser leurs yeux et leur intelligence pour appréhender le monde. Sous la pression, ces derniers se sont faits de plus en plus rares ; peu à peu, les réflexes ont remplacé la réflexion ; les slogans ont remplacé la discussion ; les intimidations ont remplacé l’argumentation. Les débats ont tourné au concours de vertu. On n’expliquait plus, on prêchait. On ne démontrait plus, on insultait. Bref, on laissait un système d’essence authentiquement fasciste imposer son hégémonie sur la vie des idées, tout en bêlant contre la prétendue « menace fasciste » qu’incarnaient ceux qui le critiquaient… On récitait le catéchisme médiatique sans le moindre recul critique, tout en donnant de pompeuses leçons d’esprit critique… On devenait un parfait perroquet des médias, tout en croyant développer une pensée personnelle. On se vautrait dans le prêt-à-penser le plus dogmatique et le plus sectaire, tout en se proclamant un magnifique héritier des Lumières et de la Raison… On tournait moulin à propagande, tout en dénonçant héroïquement la propagande qui sévirait ailleurs, en Russie par exemple. Mais c’est bien connu : la propagande, c’est toujours chez les autres…
Ce pilonnage incessant des esprits a permis d’imposer un silence de plomb sur LE phénomène capital de ces quarante dernières années : l’immigration massive. Il a permis de masquer les formidables mutations à l’œuvre dans les « territoires perdus ». Il a empêché que soit connue l’ampleur du repli identitaire dans les « quartiers », et par conséquent que soient plébiscités des décideurs qui souhaitaient enrayer cette folie. Plus fourbe encore, cette extraordinaire campagne d’endoctrinement a réussi le tour de force de retourner les torts : toute critique de la politique authentiquement raciste du grand patronat et de la classe politique fut taxée de… racisme. Condamner l’exploitation des immigrés à des fins lucratives et clientélistes ? Raciste ! Déplorer la fracture communautariste, et suggérer de la résorber par l’assimilation ? Raciste ! Glorifier la culture française tout en pensant que chacun, quelles que soient sa couleur de peau, son origine ethnique, est capable de se l’approprier ? Raciste ! Par le miracle de cette propagande en miroir, ceux qui dénonçaient l’immigration massive devenaient des racistes, des fascistes, quasiment des nazis ; et ceux qui l’exploitaient étaient des humanistes. Les exploiteurs de la misère humaine drapés dans la vertu, et salissant ceux qui s’opposent à leurs sombres œuvres. Le sommet du cynisme…
L’opération de dressage « Touche pas à mon pote » fut à ce titre un chef-d’œuvre de perversité. Cette campagne de culpabilisation — la plus emblématique et la plus odieuse de ces trente dernières années — s’est révélée doublement délétère : d’une part, elle a empêché toute critique du phénomène migratoire (assimilée à du racisme) et toute exigence d’assimilation (vue comme une ratonnade en puissance) ; d’autre part, elle a ancré dans l’imaginaire des populations immigrées le fantasme d’une menace raciste et xénophobe. Prodigieuse perfidie du slogan : en prétendant les protéger d’une hostilité imaginaire, elle a suscité chez les populations immigrées une défiance et une hostilité bien réelles, elles, envers le peuple accueillant — tout en désarmant ce dernier. Paranoïa d’un côté, mauvaise conscience de l’autre : voilà les fruits toxiques de cette campagne stalinienne, qui a largement contribué à monter les Français les uns contre les autres… tout en condamnant, avec une mauvaise foi et un culot prodigieux, « ceux qui montent les Français les uns contre les autres, qui « cherchent à diviser les Français » et « refusent le vivre-ensemble »… Mais c’est précisément l’assimilation, et elle seule, qui permet le « vivre-ensemble » ; cette assimilation que les rentiers de l’antiracisme ont criminalisée, fascisée, nazifiée, et finalement rendue impossible (il est vrai que sinon, ils se seraient retrouvés au chômage technique). Ainsi, à partir d’une situation tranquille et gérable a priori, les charlatans de l’antiracisme ont créé de toutes pièces un enfer communautariste, où les uns s’imaginent persécutés et les autres persécuteurs. Magnifique malentendu. En langage courant, c’est ce qu’on appelle foutre la merde. Les antiracistes sont des fouteurs de merde. Pire : au vu des derniers développements de la haine qu’ils ont instillée, les antiracistes sont des fauteurs de guerre. Mais cela ne les empêche aucunement de poursuivre leur œuvre de fragmentation du peuple français. En témoigne leur dernière trouvaille : le procès en islamophobie. C’est, à trente ans d’intervalle, le portrait craché de « Touche pas à mon pote ». Il poursuit exactement les mêmes buts, et procède exactement de la même « logique » : mettre hors de portée de la critique un phénomène — l’islamisation de la France — en faisant croire que ceux qui l’incarnent seraient menacés par d’infâmes « islamophobes », des fachos, des bas du front prêts à sévir contre eux avec la plus grande violence. Ce qui provoque naturellement une défiance et un raidissement chez les musulmans, alors enclins à interpréter toute critique ou demande de conciliation de leurs préceptes religieux avec les normes occidentales comme une agression relevant de l’islamophobie. « Touche pas à mon pote » et l’imputation d’islamophobie : même combat, mêmes méthodes, même sournoiserie. Prôner la tolérance, mais attiser la défiance. Prêcher l’apaisement, mais susciter la psychose. Louer la fraternité, mais exacerber le repli communautariste. Exalter la paix, mais mener à la guerre. Confusion du langage du bien et du mal, pour paraphraser Nietzsche… Le prince des contrefaçons en pleine action…
Ininterrompue depuis trente ans, cette longue chaîne de manipulations, de propagande, de terrorisme intellectuel a fonctionné au-delà de toutes les espérances. Les notables de l’antiracisme ont gagné. Ils ont soumis le peuple, après l’avoir sali. Trois longues décennies de conditionnement, d’endoctrinement, de dressage idéologique ont totalement désarmé les Français. Ils n’osent plus rien dire, de peur de passer pour des fachos. Ils n’osent plus rien penser. Ils n’osent plus rien voir.
Il faut sentir leurs raidissements, leurs crispations, la terreur qui leur vrille l’estomac dès qu’on effleure le sujet de l’immigration. Il faut voir leurs regards paniqués, leurs mâchoires qui se serrent à bloc, leur précipitation désespérée à changer de sujet quand ils entendent le mot « islamisation ». La terrible vérité est que, pour la plupart, les Français ont intériorisé les insultes que la nomenklatura antiraciste leur déverse sur la tronche depuis trente ans. Ils ont fini par accepter les crachats. Par trouver normal ce bombardement d’injures. Ils ont fini par se dire qu’il devait bien y avoir une bonne raison, s’ils se faisaient pourrir ainsi. Qu’ils devaient bien tout compte fait être d’énormes immondes dégueulasses, puisque tout le monde semblait s’accorder sur ce point.
Les Français sont humiliés. Rabaissés. Tétanisés par la culpabilité, alors qu’ils n’ont rien fait (qu’on me cite un seul, je dis bien un seul acte raciste d’envergure commis par un Blanc ces trente dernières années). « Liberté d’expression ! », glapissent les bataillons de Charlie en brandissant triomphalement leurs crayons. Et ces archétypes de la pensée magique croient que leurs incantations puériles recouvrent une quelconque réalité. Mais la réalité est que les Français n’ont jamais été aussi peu libres de s’exprimer. Jamais été aussi peu libres de critiquer. Or, comme disait Philippe Muray, « plus on critique, plus on comprend ». Mais les Français préfèrent la préservation de leur existence sociale à la critique, et donc à la compréhension du monde. On ne peut pas leur en vouloir. La pression est immense.
Quoi qu’il en soit, les historiens écriront que notre ennemi a prospéré pendant quarante ans sans que nous en sachions rien. Ou plutôt, sans que nous n’ayons le droit d’en dire, ni même d’en penser quoi que ce soit. L’opération de désinformation, d’escamotage de la réalité et de dressage idéologique que nous subissons depuis trente ans est un succès sans précédent. Il s’agit, à n’en pas douter, de la plus grosse manipulation de masse jamais menée. Staline doit en pâlir de jalousie d’outre-tombe. Réussir à dissimuler pendant plusieurs décennies une réalité aussi massive, aussi décisive, aussi préjudiciable à l’avenir du pays, cela relève du prodige. Du chef-d’œuvre de propagande. Ce serait admirable, si ce n’était cauchemardesque. Ce serait grandiose, si ce n’était criminel.
Pourtant, cette humiliation doit cesser. Notre duperie doit prendre fin. C’est, désormais, une question de vie ou de mort. Car si nous ne retrouvons pas le courage d’ouvrir les yeux et de dire les choses, nous ne trouverons a fortiori jamais le courage de nous battre. Or il faudra se battre, ou se soumettre. L’alternative, maintenant, est celle-là. C’est la seule. Voilà où nos dirigeants nous ont menés.
Il faudra donc commencer par rejeter l’ensemble de ces « dirigeants », qui nous ont dirigé tout droit en enfer. Opposer une fin de non-recevoir aux boniments de cette classe politique qui, depuis quarante ans, n’a rien fait pour empêcher l’immigration massive, ni pour résorber la fracture communautariste. On juge l’arbre à ses fruits : ces apparatchiks ne méritent pas la moindre considération, ni le moindre crédit. Ils ont trop menti, manipulé, désinformé, trahi, et détruit ; ils ont fait trop de mal. Leur parole est définitivement démonétisée. Leur nuisance définitivement avérée.
Il faudra aussi, bien sûr, cesser d’être dupe de l’escroquerie sémantique consistant à employer indifféremment « Union européenne » et « Europe ». Il faudra enfin dissiper les rideaux de fumée médiatiques, et comprendre que l’Union européenne, loin de pouvoir être confondue avec l’Europe, en est l’ennemie mortelle. L’Union européenne est intrinsèquement, passionnément immigrationniste. D’une part car elle voue une haine profonde à la civilisation européenne, c’est-à-dire chrétienne ; d’autre part car son logiciel économique, d’essence esclavagiste, la pousse à vouloir réduire toujours plus le coût du travail, jusqu’aux limites de l’absurde et de la cruauté.
L’Union européenne réalise la plus belle synthèse des idéologues qu’on puisse imaginer. Elle est l’alliance magnifique entre les citoyens du monde progressistes, antiracistes, multiculturalistes, et le grand patronat ultralibéral ; entre les utopistes et les esclavagistes. L’angélisme au service de la cupidité… classique… Il suffit de penser au traité de Schengen, la mise en œuvre la plus dévastatrice de l’idéologie sans-frontiériste et de l’utopie de libre-circulation ; il suffit de considérer le traité de Lisbonne (2007), par lequel l’immigration est devenue une compétence communautaire (c’est-à-dire relevant non plus de l’unanimité, mais de la majorité qualifiée du Conseil) ; il suffit d’observer la gestion criminelle par l’UE de la crise des « migrants » ; il suffit, surtout, de lire le premier article des Principes de base communs de l’Union européenne en matière d’intégration des immigrants (2004). Cette profession de foi multiculturaliste (où l’injonction de propagande se trouve à peine voilée) se passe de commentaires :
« 
"L’intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproque entre tous les immigrants et résidents des pays de l’UE". La Commission propose au niveau national:
·              de renforcer la capacité de la société d’accueil à s’adapter à la diversité;
·              de renforcer le rôle du secteur privé dans la gestion de la diversité;
·              de promouvoir la confiance et les bonnes relations dans les quartiers;
·              d’encourager la coopération avec les médias.
 »
Oui, il faut que tombent les masques, afin que l’Union européenne apparaisse comme ce qu’elle est : un ennemi essentiel des peuples européens et de la civilisation chrétienne. Il faut donc la rejeter de toutes nos forces, sans la moindre réserve, ni la moindre concession. Elle nous est hostile de naissance. Par construction.
Mais ces mesures d’ordre politique, si elles sont d’une urgence vitale, ne suffiront pas. Il faudra aller beaucoup plus loin. C’est une véritable révolution intellectuelle, psychologique, et spirituelle qui sera nécessaire. Car le véritable problème qui se pose à nous n’est pas un problème de politique ou d’institutions ; c’est un problème de civilisation. Il faudra commencer par systématiquement remettre en cause le langage de l’oligarchie médiatico-politico-artistique, pour en finir avec les mots qui mentent ; il faudra notamment réaliser que le concept de « civilisation occidentale » est une escroquerie. Que cette locution n’a plus aucun sens, dans l’Occident d’aujourd’hui. En effet, les productions artistiques, la vie intellectuelle, les normes sociales, les ambitions existentielles, le système de valeurs, l’anthropologie dont procède l’Occident contemporain ne méritent pas le beau nom de civilisation. Ils n’ont plus aucun lien avec la civilisation occidentale fondée à Athènes et à Rome, celle qui pendant des siècles a inondé le monde de beauté, et offert à l’homme de livrer les plus bouleversants témoignages de sa dignité. Il faut bien comprendre que cette civilisation a été effacée. Par conséquent, et contrairement à ce qu’on peut entendre et lire, les islamistes ne détruisent pas notre civilisation : ils prospèrent sur ses ruines.
« Détruisez le christianisme et vous aurez l’islam » avait prophétisé Chateaubriand. En détruisant le catholicisme, nous avons arraché le cœur de la civilisation européenne. Et nous nous étonnons qu’elle meure… Et nous persistons à rejeter le catholicisme au nom de la sacro-sainte laïcité, et de tous les poncifs diffamatoires colportés sur lui depuis la Révolution. En effet, malgré les innombrables témoignages de la beauté, de l’intelligence, de la grandeur du catholicisme qui pendant des siècles a transcendé l’Europe, malgré Saint Louis, Saint Thomas d’Aquin, Rome (capitale du catholicisme, et capitale de la beauté ; coïncidence ?), les cathédrales, les églises, les abbayes, les tableaux, la musique, les œuvres de charité, personne de nos jours ne doute que le catholicisme est une religion obscurantiste, obtuse, arriérée, cruelle, pédophile, misogyne, homophobe, réactionnaire, superstitieuse, ennemie de la raison, de la science et de l’intelligence. Puissance des stéréotypes… Ravages de la propagande post-révolutionnaire, matraquée sans discontinuité jusqu’à aujourd’hui…
« Dieu rit de ceux qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes » écrivait Bossuet. Nous mourons de notre vacuité spirituelle. De notre rejet de toute transcendance. De notre dérision pour ce qui nous ferait grandir. De notre haine pour ce qui nous rendrait libres.
Nous prenons pour le triomphe de notre raison ce qui n’est que le renoncement à notre âme.
Sayyid Qutb, penseur des Frères musulmans, touche du doigt une vérité quand il écrit : « L’islam ne peut que gagner, car la modernité est intrinsèquement incapable d’étancher la soif de spiritualité de l’homme. »…
Il est grand temps de rejeter les valeurs desséchantes de la prétendue « modernité », et de devenir attentifs à notre soif de spiritualité. Il est grand temps de renouer avec notre âme. Il est donc temps de réhabiliter le catholicisme. De balayer le prêt-à-penser cathophobe accumulé contre lui depuis deux siècles. De regarder avec clairvoyance les fruits magnifiques qu’il a produits, pendant des siècles et des siècles.
Ce sera un énorme effort intellectuel, qui nous conduira à relire toute l’Histoire sous une lumière nouvelle. A dissiper le fatras de clichés qui peuplent notre tête. A rejeter les caricatures, à démonter les contrevérités dont on nous a farci le cerveau. A réfuter les énormités historiques que nous prenons pour des certitudes, à force des les avoir lues et entendues partout.
Oui, il faudra se débarrasser du catéchisme anticatholique qu’on nous a rentré dans le crâne à grands coups de propagande. Réaliser que l’Europe ne fut grande que tant qu’elle fut irriguée par le catholicisme.
Ce sera alors la fin d’une immense imposture. Et le début de nombreux éclaircissements. Bref, une libération. Certes ce sera aussi, dans un premier temps, une douloureuse blessure narcissique. Admettre que nous avons été dupés, manipulés, que tout ce que nous croyions penser sur le catholicisme n’était qu’une gigantesque intoxication, un tissu de propagandes et de désinformations, cela ne se fera pas sans secouer sévèrement notre ego. Mais cette blessure de notre fierté sera toujours moins douloureuse que celles qui nous menacent, si nous ne faisons pas cet effort de lucidité.
Nous n’avons pas le choix : il faut que notre civilisation renoue avec ses racines spirituelles. Il faut que de nouveau, le souffle du catholicisme l’anime, la fortifie, et lui inspire le sens du dépassement qui a fait sa grandeur. Il faut redonner une âme à notre civilisation. Tout le reste n’est que vaines gesticulations. Sans cette révolution intellectuelle et spirituelle, qui n’est pas un retour en arrière mais au contraire un formidable bond en avant, l’Occident ne survivra pas aux attaques dont il est la cible. Ou plutôt, il ne renaîtra pas. Car il est déjà mort.

Posté par Renaud Bouchard à 16:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une pronfonde réforme de civilisation : "Modernité et courage"

On trouvera ci-après un texte particulièrement remarquable dont la diffusion nous semble capitale.

Tiré d'une récente livraison du Blog Les Minuscules, chronique d'une époque de nains https://les-minuscules.blogspot.fr/2016/08/courage-et-modernite.html ce texte en date du 23 août 2016 intitulé "Modernité et courage" devrait rester rès longtemps d'actualité.

Donnez-vous le plaisir de le lire et tirez-en une immense matière à réflexion.Vous ne pourrez pas dire que vous n'aurez pas été prévenu ou, pour reprendre une fâcheuse expression à la mode, "que vous ne saviez pas".

mardi 23 août 2016

Modernité et courage

 


« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui […]
Le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin. »
Soljenitsyne
« Aucune vie, aucune brutalité sur terre
n’a fait verser autant de sang que la lâcheté humaine. »
Stefan Zweig

« Je ne suis pas sûr de réussir à faire comprendre l’effrayante solidarité qui lie certaines victimes complaisantes à leur bourreau. »
Bernanos

 

C’est l’œuvre d’un déséquilibré ; pas d’amalgame ; il ne faut pas stigmatiser ; cela n’a rien à voir avec l’islam ; attendons d’en savoir plus ; il souffrait de troubles mentaux ; il avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique ; ah bon, il a crié « Allah Akbar » ? ; il ne faut pas généraliser ; le terrorisme n’a pas de religion.
Votre routine de déni devient indécente. Répugnante. Votre fuite en avant dans l’aveuglement est odieuse. Lâche. Et coupable. Elle relève de la capitulation. De la complicité avec l’ennemi. Sauf que l’ennemi ne vous témoignera aucune gratitude pour avoir rampé devant lui… bien au contraire, il ne vous en méprisera que davantage… et vous ne serez pas les derniers à subir ses rigueurs…
A la nausée que provoquent les abominations des islamistes, vous ajoutez le spectacle écœurant de votre bonne conscience imperturbable. A la barbarie djihadiste, vous ajoutez la monstruosité de votre déni nonchalant. A la cruauté de ces terroristes, vous ajoutez l’inhumanité de votre angélisme. A la bassesse des islamistes, vous ajoutez la veulerie de votre soumission au politiquement correct. La vérité est que les horreurs engendrées par votre utopie multiculturelle vous laissent de marbre. Votre compassion ostentatoire est abstraite. Aride. Glaciale. Une bougie, un dépôt de peluche, un tweet narcissique (#JeSuisCharlie, #JeSuisNice ; mais le seul tweet qui vous siérait est #JeSuisComplice), une bonne niaiserie ronflante (« Vous n’aurez pas ma haine ») : voilà vos misérables réactions. Des petits rituels standardisés, impersonnels et hideusement lâches, qui vous épargnent toute remise en question de votre routine intellectuelle, toute réflexion de fond sur le moment historique que nous vivons. Le réel enterre vos dogmes l’un après l’autre ? Les évènements font voler en éclats vos foutaises idéologiques ? Peu vous importe : vous radotez de plus belle vos évangiles multiculturels, et prônez un renforcement de ce qui nous a menés à cet enfer. Comme si la fuite en avant dans l’erreur permettait de la rectifier…
Combien de temps encore allez-vous persister dans l’aveuglement ? Combien de temps encore allez-vous réciter le catéchisme médiatique ? Etre de serviles moulins à propagande ? De dociles perroquets des médias ? Combien de temps encore allez-vous vivre dans la soumission ? Ramper face au terrorisme intellectuel ? Croupir dans le mensonge et la lâcheté ?
Quand cesserez-vous de trembler ? Quand cesserez-vous d’avoir peur de tout, peur d’ouvrir les yeux, peur de prononcer des mots (tout en vous glorifiant, avec vos hashtags #NotAfraid et #TousAuBistrot, d’être de grands résistants) ? Quand cesserez-vous de craindre le réel ? Quand cesserez-vous de vivre à genoux ?
Combien de morts, combien de massacres de masse, de fusillades en terrasse, de décapitations en boîte de nuit, d’éviscérations en salles de concerts, d’égorgements dans des églises, combien d’écrasements de foules vous faut-il encore pour ouvrir les yeux ?
Tous ces morts nous regardent. Nous leur devons le respect. Nous leur devons le courage de nommer leurs bourreaux. Et de les combattre. Et pour cela, nous devons les connaître. Comprendre d’où ils viennent. Ce qui suppose de sortir de la pensée magique.
En effet, contrairement à ce que vous semblez « penser », ce qui nous arrive n’est pas une fatalité. Ni une malédiction divine. Il n’y a rien d’obscur, rien de surnaturel, rien d’inexplicable. Tous ces islamistes ne viennent pas d’apparaître sur le sol français, par je ne sais quelle œuvre de sorcellerie. Les centaines de Molenbeek qui gangrènent la France (et dont même le ministre de la ville actuel vient enfin de reconnaître l’existence) ne viennent pas de sortir de terre. Aussi étonnant que cela vous paraisse, ces poudrières islamistes ont une généalogie. Une histoire. Que vous refusez étrangement, et obstinément d’entendre.
Vous qui brocardez le supposé obscurantisme de vos ancêtres, et exaltez l’esprit logique, rationnel, cartésien qui serait le vôtre, vous semblez en l’espèce incapables de souffrir qu’on vous expose un raisonnement,  et d’y réagir à votre tour de manière rationnelle et argumentée. Vous apparaissez étrangement dogmatiques. Sectaires. Superstitieux. A l’intelligence de la situation, vous préférez des imprécations (« padamalgam ! »), des incantations (« le vivre-ensemble nous sauvera ») et des postures (« il ne faut pas stigmatiser »). Vous n’argumentez pas, vous prêchez. Vous ne démontrez pas, vous faites la morale. Avec vous, tout débat tourne au concours de vertu.
Il serait bon, pourtant, que vous mettiez enfin en œuvre vos émouvants principes. Qu’après les paroles, vous passiez enfin aux actes. Que vous accueilliez donc la contradiction avec la tolérance, le respect de la diversité et le refus de stigmatiser que vous prônez en permanence.
Soyez ouverts d’esprit, donc. Et tolérez d’entendre que les champions du vivre-ensemble qui, depuis cinq ans, enchantent votre quotidien — Adel Kermiche, Abdelmalek Petitjean, Mohamed Bouhlel, Larossi Abballa , Salah Abdeslam, Ismaël Omar Mostefaï, Samy Amimour, Foued Mohamed-Aggad, Yassin Salhi, Amedy Coulibaly, les frères Kouachi, Mehdi Nemmouche, Mohamed Merah — ne sont que la partie émergée de l’iceberg communautariste. Les premiers symptômes visibles par le grand public d’un mal très profond, ancré depuis longtemps dans notre pays. Un mal que nombre de Français endurent depuis des décennies, dans un silence médiatique assourdissant.
« Trop tard est un grand mot, un mot terrible de l‘histoire » a écrit Jacques Bainville. Toutes ces ordures qui kalachent, égorgent, éventrent, émasculent, écrasent et décapitent des innocents sont les révélateurs tardifs — trop tardifs, hélas — de la terrible sécession culturelle, identitaire, civilisationnelle qui ronge la France depuis des années. Ces fumiers ne font que porter à incandescence la haine que nous vouent, à nous les céfrans, les faces de craie, les kouffars, les roumis, de très nombreux habitants des « territoires perdus ». Peu à peu, les Français vont ouvrir les yeux sur l’atroce réalité ; peu à peu, ils vont prendre conscience qu’une fracture très profonde s’est creusée. Que la France est en proie à une fragmentation communautariste gravissime. Farcie de métastases du cancer islamiste.
Puis, en examinant les profils des « terroristes », ils vont réaliser que ceux-ci sont étonnamment semblables. Et banals. Tous ces « soldats », comme ils aiment à s’autoproclamer pour se consoler de leur insignifiance, sont des clones. Des sosies insipides. Des merdeux interchangeables. Uniformes de bêtise, de vacuité, de nullité. Ces glorieux « combattants d’Allah » sont des êtres terriblement sommaires, dénués de toute finesse, totalement atrophiés du cœur et du cerveau. Qu’on pense seulement à ce morveux de 19 ans qui tire une fierté d’égorger un prêtre de 84 ans, un vieillard inoffensif et infiniment vulnérable — un homme de paix… Quel héroïsme, en effet. Quelle intelligence. Et quel courage. Et ce crétin pense qu’un tel geste le mènera au Paradis…drôle de Paradis… drôle de Dieu…
Il y a dans le comportement de ces charognes toute la bassesse, toute l’imbécillité, toute la stupide cruauté des racailles. Et ce n’est pas un hasard. Certains experts évoquent l’existence d’un continuum entre délinquance et terrorisme islamiste. Mais c’est bien plus qu’un continuum : c’est une identité. Ces terroristes islamistes sont des racailles. Rien de plus. Rien de moins (si tant est qu’on puisse être moins qu’une racaille). Ces hystériques de la kalach’ sont des petites salopes de banlieue schnouffées jusqu’à l’os, des délinquants sans envergure qui drapent leurs instincts immondes dans un charabia mystico-héroïque. Des esclaves de leurs pulsions, aussi piteux qu’abjects, qui voudraient nous faire croire que s’ils égorgent, violent et décapitent, c’est pour défendre la veuve et l’orphelin. Que s’ils partent en Syrie partouzer avec des petites filles de douze ans, rafaler des gosses, étriper des innocents et massacrer des villages entiers, c’est pour venger leurs frères opprimés. Que s’ils lancent des camions dans des foules, c’est pour faire advenir un monde plus juste.
La réalité est beaucoup plus prosaïque : ces islamistes sont des psychopathes assoiffés de sang, avides de viol, de violence et de meurtre, et qui trouvent dans certains versets du Coran et certains passages de la vie du Prophète des justifications à l’assouvissement effréné de leurs instincts abjects. Ces mêmes versets du Coran, ces mêmes passages de la vie du Prophète au nom desquels des attentats, massacres, viols et exactions en tous genres sont commis chaque jour dans le monde. Ces mêmes versets du Coran, ces mêmes passages de la vie du Prophète qui régissent la vie merveilleuse en Arabie saoudite, au Qatar et dans tous les pays où règne la chouette charia.
Puis, après avoir compris à qui ils ont affaire, les Français vont réaliser que ces bonbonnes à pulsions incontrôlables sont des milliers. Des dizaines de milliers. Et, bientôt, des centaines de milliers. Une armée de clones déterminés, froids et sans pitié, dont la vie est tellement vide qu’ils sont prêts à mourir pour assouvir leurs pulsions sadiques — qui consistent héroïquement à ôter la vie à des innocents.
Viendra alors la terrible question : pourquoi ? Que font tous ces givrés sur le sol français ? Comment se sont-ils faits ? Que s’est-il passé, pour que nous produisions de tels cinglés ?
Il faudra, pour répondre à ces questions, remiser définitivement les lunettes médiatiques. Envoyer paître les idéologues, les terroristes intellectuels et les petits roquets médiatico-politiques. Rester sourd à leurs jappements. Résister fermement à leurs intimidations. Arracher calmement, et inlassablement, les étiquettes que ces champions du fopastigmatiser collent sur toute personne qui ne pense pas comme eux — faute d’arguments. Traiter par le mépris leurs manipulations.
Oui, il faudra jeter aux orties leurs grilles d’analyse mensongères. Se déconditionner. Se désendoctriner, pour reprendre un terme en vogue. Dissiper les rideaux de fumée dont les faussaires médiatiques ont enveloppé la réalité. Expurger son cerveau des couches de propagande accumulées depuis trois décennies. Il faudra, enfin, libérer sa pensée des enjeux politiques et médiatiques pour regarder lucidement l’histoire de ces quarante dernières années.
Alors, les choses deviendront limpides. Et les coupables aisés à identifier. Car il y a évidemment des coupables : cette barbarie, répétons-le, n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une longue chaîne de décisions, d’actions et d’inactions. Le cauchemar que de nombreux Français subissent déjà silencieusement depuis longtemps, et dans lequel nous entrons tous pour de longues décennies, résulte d’une accumulation de lâchetés, de complaisances, de renoncements, de capitulations, de sabotages, de destructions délibérées.
Les coupables se nomment grand patronat. Regroupement familial. Clientélisme électoral. Laxisme judiciaire. Enfumage médiatique. Terrorisme intellectuel. Ils se nomment également, et plus fondamentalement, déchristianisation. Et, bien sûr, islam. Voilà pour le cadre. Pour les grands déterminants.
D’un point de vue idéologique, les coupables se nomment utopie multiculturelle. Amour inconditionnel de l’Autre, poussé jusqu’à la haine de soi. Angélisme. Culture de l’excuse. Détestation de la France traditionnelle et, plus précisément, de son essence catholique.
Mais les premiers coupables se nomment Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac. Ce sont eux qui, en 1976, ont lancé la folle machine démographique du regroupement familial.
Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac sont les incendiaires. Les créateurs d’enfer. Ils portent une responsabilité historique dans les souffrances qu’endure le peuple français depuis quatre décennies. Et ils sont comptables du chaos dans lequel est en train de sombrer la France, et des innombrables tragédies qu’elle va essuyer. Car il n’était nul besoin d’être bien malin pour prévoir que l’immigration massive, donc non assimilée, mènerait au repli identitaire, puis à la formation d’enclaves communautaristes, « d’Etats dans l’Etat » en sécession de la France. Il n’était nul besoin d’avoir fait Polytechnique (contrairement à Valery Giscard d’Estaing) pour deviner que si ces enclaves étaient nourries d’une vision de l’homme et de la femme aux antipodes de celle prévalant en dans le pays d’accueil, elles finiraient par s’y montrer hostiles, puis par lui déclarer la guerre.
Bien sûr, si Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac ont pris la décision criminelle de déraciner des millions d’hommes et de femmes pour les importer en France et créer en un temps record un enfer communautariste, c’est qu’ils servaient ainsi des intérêts considérables — les leurs et ceux de leurs semblables.
Ce qui ne veut pas dire qu’il y eut complot. Ni même concertation. Il y eut seulement une convergence entre des intérêts financiers, politiques et idéologiques. Il y avait les avides, qui souhaitaient exploiter l’immigration massive pour faire pression à la baisse sur les salaires ; les idéologues, qui y voyaient un moyen d’effacer les dernières traces de l’infâme et obscurantiste civilisation chrétienne ; et enfin tous les larbins du système, les suiveurs, les opportunistes, tous les prostitués politico-médiatiques et autres invertébrés qui gagnent leur vie à ramper devant le modèle dominant, quel qu’il soit.
L’immigration massive fut donc pour une part essentielle une exigence du grand patronat, qui entendait ainsi exercer une pression baissière sur les salaires. On connait la réponse désabusée de Pompidou à son ministre de l’Intérieur s’inquiétant des effets délétères de l’immigration sur la cohésion sociale et, à terme, la paix civile (ce dès 1972…) : « C’est le patronat qui l’exige ». Grand classique du libéralisme, déjà analysé par Marx en 1840 chez les patrons anglais qui, de la même manière, recouraient dans leurs usines à une main-d’œuvre irlandaise pour niveler par le bas le traitement de leurs salariés. Vu les enjeux financiers colossaux, on imagine l’enrichissement du personnel politique qui a fignolé et voté les lois scélérates ouvrant les vannes de l’immigration massive, et par conséquent de la prospérité du grand patronat — pour le peuple, c’est une autre histoire…
Exploitée par le grand patronat à des fins d’enrichissement, l’immigration massive le fut également par la classe politique à des fins électoralistes… et donc, indirectement, d’enrichissement. De l’échelon national au niveau local, un nombre incalculable d’élus utilisèrent (et utilisent) les immigrés comme du vulgaire, mais ô combien précieux bétail électoral. Il serait impossible de dresser la liste de tous les hommes et femmes politiques qui doivent leur carrière et leur train de vie à la trahison frénétique et incessante des valeurs républicaines (comme ils disent tout solennels, tout frémissants du blaze, ces escrocs).
Véritables faux-amis de la diversité, ces charlatans de la tolérance ont multiplié (et multiplient) les prosternations obséquieuses devant la communauté musulmane pour obtenir ses suffrages et ainsi continuer d’encaisser leurs grasses indemnités de traîtres à la nation. Financements à peine déguisés d’écoles coraniques et de mosquées via des baux emphytéotiques et la requalification de bâtiments cultuels en « espaces culturels », aménagement d’horaires réservés aux femmes dans les piscines, élaboration de menus halal dans les cantines, participation aux célébrations de ruptures du jeûne du ramadan (qui prennent, dans des villes comme Roubaix, la dimension de véritables marathons) : voilà quelques unes des courbettes de nos élus de la République — fièrement laïcs — devant leur clientèle musulmane. A tel point qu’on se demande si le mot « clientélisme » n’a pas été inventé pour désigner les rapports entre la classe politique française et les populations immigrées.
Le seul problème, c’est que ce clientélisme (qui est d’ailleurs un grave corollaire des systèmes dits démocratiques — mais ce débat mériterait de longs développements), en enfermant les immigrés et descendants d’immigrés dans leur identité d’origine, les a délibérément maintenus à l’écart de la communauté nationale. Ce qui n’empêche pas les responsables de cette fracture de déplorer toute honte bue l’apartheid qui sévirait en France… 
Plus grave : cette assignation à l’identité d’origine ayant pour cadre un pays où prévaut un autre modèle identitaire, elle ne pouvait être totale. L’influence de la norme dominante devait se faire sentir, d’une façon ou d’une autre. Que ce soit par un désir spontané (et plus ou moins conscient) de s’assimiler à la communauté d’accueil, ou par les exhortations épisodiques à l’assimilation que formulaient malgré tout certaines personnalités politiques, médiatiques et intellectuelles, les immigrés et leurs descendants se sont trouvés tiraillés entre des aspirations et injonctions contradictoires. Devenez français, mais revendiquez vos origines. Assimilez-vous, mais cultivez vos différences, qui sont autant de chances. De cette indécision, de cet empêchement de trancher a résulté un flou identitaire épouvantable. Un véritable enfer intérieur. Peu de souffrances, en effet, sont plus aiguës que le chaos identitaire. Le défaut d’identité est un supplice. Errer perpétuellement dans un univers identitaire flottant, bancal, nébuleux, constitue une authentique torture.
Cette souffrance identitaire, souvent aggravée par l’absence de figure paternelle, est à la racine de l’extraordinaire violence des « jeunes » de banlieue. Leur folle impulsivité, leur nervosité indomptable, leur effarante agressivité résultent de ce flou identitaire, de la destruction en eux de tout repère, de toute structure propres à juguler leurs instincts.
Et on ne le répétera jamais assez : le grand patronat et la quasi-totalité de la classe politique sont les responsables de ce carnage. Ce sont eux — et non le peuple français — qui ont organisé ce véritable crime de masse ; ce sont eux qui ont sacrifié des générations entières de « jeunes » — sans parler du peuple français qui en est victime — à leurs intérêts financiers et électoraux. Avec un cynisme inouï, ils les ont dépouillés de tous les moyens de se contrôler, donc de grandir, donc de s’accomplir — tout en les flattant et en les gavant d’allocations ; tout en les flattant et en les gavant d’allocations, ils les ont rendus esclaves de leurs instincts, et donc terriblement nocifs pour la société. L’explosion sur les trente dernières années de la criminalité, des taux de vol, de viol et de violence, et de la population carcérale, est en grande partie la conséquence de ce saccage identitaire (et qu’on ne vienne pas m’opposer les poncifs de la « pauvreté » et de la « misère sociale » pour expliquer la délinquance : les trois départements les plus pauvres de France — le Lot, le Cantal et la Creuse — sont aussi les moins criminogènes).
Mais à cette situation, déjà terrible, est venu s’ajouter un facteur aggravant : les allégeances musulmanes de ces « jeunes ».
En effet, à part dans l’esprit logique, cartésien et rationnel des lecteurs de Libé, pour lesquels il n’y a aucun lien entre immigration et islam (c’est bien connu, l’immigration maghrébine qui submerge la France depuis quarante ans est essentiellement bouddhiste), il est un fait que les millions de Maghrébins arrivés en France ces dernières décennies (la population d’origine algérienne a été multipliée par 20 depuis 1950 ; l’immigration subsaharienne a été multipliée par 50 en 40 ans) ont amené avec eux une culture, une civilisation, une religion. Cette culture, cette civilisation, cette religion ont diffusé dans les quartiers où le grand patronat philanthrope et la classe politique humaniste les avaient parqués, jusqu’à y devenir la norme dominante. Cela a d’ailleurs engendré, pour les Français réfractaires à ce nouveau modèle de civilisation, un véritable exode, que les historiens documenteront peut-être un jour. Cela a également provoqué, avec une nette accélération ces dernières années, un phénomène d’« assimilation à l’envers » de certains « Français de souche », que ce soit par intérêt, par adhésion délibérée ou par cession à la pression du modèle dominant. Par la conjonction de cet exode et de cette assimilation à l’envers, les « territoires perdus » sont désormais homogènes culturellement ; ils ont fait sécession du reste de la France.
Cette composante musulmane, longtemps restée en sourdine chez la plupart des « jeunes », effectue aujourd’hui un puissant retour en force. En effet, après de longues années marquées par la violence, la délinquance, la drogue, la consommation frénétique et idiote — bref, par la vacuité de la « civilisation » occidentale contemporaine, que seuls les incultes croient encore en filiation avec l’Europe chrétienne —, ces jeunes sont arrivés au bout de l’impasse. Au bout de l’ennui. L’absurdité, la vanité de cette existence sont trop manifestes. Elles deviennent invivables. En effet, même une racaille crétinisée jusqu’à la moelle est susceptible de vouloir donner un sens à sa vie. Or les religions (les vraies, pas les fadaises mystico-nombrilistes modernes) sont de puissants pourvoyeurs de sens. Mais quelle religion choisir ? Le catholicisme, religion historique de la France ? Bien sûr que non : comme chacun sait, le catholicisme est une religion réactionnaire, fasciste, ringarde, obscurantiste, pédophile, inquisitrice, collaborationniste, et qui de surcroît n’a jamais produit que du malheur et de la laideur. C’est en outre la religion des boloss. Elle a été suffisamment raillée, ridiculisée, salie, calomniée pour que plus personne ne veuille s’approcher de ce bâton merdeux. Et puis, de par leurs origines, ces jeunes sont évidemment enclins à adopter l’islam. C’est ce qu’ils font.
Ils se ruent sur l’islam avec une ferveur à la mesure de leurs carences identitaires. Ils s’imprègnent de ce baume, s’en remplissent, s’en saturent, en dégoulinent, trop heureux d’enfin trouver une consistance, une signification à leur existence. Avec l’excès de zèle typique des nouveaux convertis, ils se livrent à une surenchère de rigorisme, d’autant plus délicieuse que les textes islamiques apparaissent, en de nombreux passages, justifier leurs comportements violents, machistes, homophobes et antisémites. L’islam est à leur vide identitaire ce que l’acide nitrique est à la glycérine. Il exacerbe leurs pulsions tout en les nimbant d’un certain prestige, d’un baratin pseudo-spirituel qui transfigure leurs exactions en actes héroïques au service d’Allah.
Le parcours des terroristes qui ont frappé la France ces dernières années est emblématique de ce cheminement : tous des petites frappes de banlieue, délinquants multirécidivistes, connus des services de police selon l’expression tristement consacrée, toxicomanes pour la plupart, ils ont fini par résoudre leur errance identitaire par un surinvestissement de la composante musulmane de leur identité.
Car le corpus de textes de l’islam, que les islamolâtres médiatiques et autres désinformateurs professionnels le veuillent ou non, comporte de nombreuses incitations à la violence. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment et fort heureusement, que tous les musulmans y souscrivent. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment et fort heureusement, qu’il faut regarder « les musulmans » comme une communauté homogène, uniformément menaçante. Ce serait imbécile, et profondément injuste pour tous les musulmans qui pratiquent leur foi avec discrétion et tempérance. De manière plus générale, réduire un homme aux obédiences dont il se réclame est une erreur de l’intelligence, et une faute du cœur. Mais il est une autre erreur de l’intelligence : c’est de refuser de se renseigner. De s’obstiner à ne pas savoir. Bref, de faire le choix de l’obscurantisme…
Or il suffit de lire : de nombreux versets du Coran exhortent à la conquête, à la soumission et au châtiment des infidèles par la menace, la violence, voire le meurtre. Il suffit de lire : de nombreux épisodes de la vie du Prophète — la référence suprême — consistent en des fourberies, des viols, des assassinats, des massacres de masse. Ce sont de vrais versets du vrai Coran que les « terroristes » invoquent pour justifier leurs exactions ; c’est à l’histoire vraie du Prophète qu’ils se réfèrent pour légitimer leurs atrocités. C’est encore l’islam qui régit les mœurs, les normes sociales, la politique pénale et la condition des femmes en Arabie saoudite, au Qatar, en Afghanistan (que les fanatiques du déni aillent y faire un tour, ils vont se prendre un sacré coup de réel sur la tête)… C’est cet islam dont se réclament les fondamentalistes qui, d’ores et déjà, occupent de nombreux bastions en France et en Europe (les fameux « territoires perdus »), et entendent soumettre l’ensemble du pays et du continent.
Face à cette menace, que faisons-nous ? Nous affaiblissons notre force publique. Nous affaiblissons nos renseignements. Nous affaiblissons notre justice. Nicolas Sarkozy a supprimé la double peine ; les renseignements généraux ; 54 000 postes de militaires ; 12 000 postes de policiers et de gendarmes ; 2 000 poste des douaniers. Via sa garde des sceaux Rachida Dati, il a institué un laxisme judiciaire sans précédent. Avec lui, les remises de peine — divisées par deux — sont devenues automatiques, les aménagements de peines quasi-systématiques. Plus sidérant encore, l’article 48 du projet de loi pénitentiaire de 2009 enjoint les juges d’application des peines de ne pas faire appliquer les peines de prison ferme de moins de deux ans. Pincez-vous, frottez-vous les yeux tant que vous voudrez : vous avez bien lu. En 2009, 80 000 peines de prison n’étaient pas effectuées. Il y a plus de viols chaque année que de places de prison. 75 000 viols par an, 67 000 détenus. Chaque année, au moins 500 violeurs, après condamnation, ne vont pas en prison. Un violeur n’effectue quasiment jamais plus de la moitié de la peine à laquelle il a été condamné. Et certains s’interrogent encore sur les causes de la récidive… et se grattent le crâne quand on leur parle d’explosion de la criminalité…
Christiane Taubira, que nombre de sarkolâtres fustigent pour son laxisme criminel et le sentiment d’impunité qu’elle suscite chez les délinquants, ne fait en réalité que mettre ses pas dans ceux de Rachida Dati. Contrairement à ce que croient les amnésiques volontaires, cette grande humaniste n’est pas à l’origine du laxisme ; elle le prolonge, et l’amplifie. Dans le domaine pénal plus encore qu’ailleurs, c’est bien « l’alternance unique » chère à Michéa qui est à l’œuvre depuis trente ans. « Gauche » et « droite » confondues, nos lois et leur application relèvent de la même idéologie. « Gauche » et « droite » confondues, notre réponse pénale est régie par le même angélisme, la même culture de l’excuse, la même compassion effarante pour les bourreaux, et le même mépris inouï pour les victimes. En tout cas le message a été bien reçu. La délinquance est le seul secteur en croissance en France. Cette délinquance qui, répétons-le, est le terreau du terrorisme islamiste… des bataillons intarissables…
Ce désarmement généralisé alors que la menace enfle, que les caves des cités se remplissent de kalachnikovs, que l’islam rigoriste étend son emprise, qu’une contre-société de plus en plus hargneuse multiplie les gestes d’hostilité, a un précédent troublant. C’était il y a plus de quatre siècles. En 1560. Deux ans avant qu’éclate en France une effroyable guerre civile… L’attitude adoptée alors par le chancelier L’Hospital (assistant la reine mère Catherine de Médicis pendant l’enfance de Charles IX) vis-à-vis du protestantisme présente d’étonnantes similitudes avec l’attitude actuelle de nos « élites ». L’Hospital a cru éviter l’affrontement avec les protestants en cédant à leurs revendications communautaristes (comme on ne disait pas à l’époque). En réalité, il n’a fait que les enhardir : en semblant légitimer leurs exigences, il les a incités à la surenchère. Il n’a pas vu l’engrenage funeste dans lequel il entrait ; pas compris qu’aucune concession ne suffirait jamais ; que chaque revendication satisfaite en appellerait une nouvelle, dans un cercle vicieux sans fin. Michelet, presque malgré lui, fustige cette naïveté criminelle : « Aux flots de la mer soulevée, aux éléments furieux, au chaos il dit : "Soyez rois." » Que n’aurait-il dit de Sarkozy, qui a fait de l’Union des organisations islamiques de France l’interlocuteur privilégié de la République sur les questions d’islam ? L’Union des organisations islamiques de France, émanation des Frères musulmans, classée terroriste par de nombreux pays, dont l’Egypte et les Emirats arabes unis…
Mais l’analogie ne s’arrête pas là : car en même temps qu’il ployait sous la pression communautariste, L’Hospital, ce Sarkozy avant l’heure, affaiblissait considérablement la force publique. Au moment même où les tensions croissantes, et les menaces de plus en plus manifestes, nécessitaient au contraire un renforcement d’une ampleur sans précédent, il décidait de diminuer les effectifs et les traitements de la police intérieure. En affermissant la puissance des protestants, et en affaiblissant celle de l’Etat, L’Hospital-Sarkozy n’a pas empêché l’affrontement : il l’a simplement retardé, et rendu plus violent. Plus sauvage. Plus chaotique. L’Hospital-Sarkozy porte une responsabilité majeure dans les horreurs qui ont marqué les quatre dernières décennies du XVIème siècle — jusqu’à l’Edit de Nantes —, ainsi que dans les vives tensions qui persistèrent durant les quatre premières décennies du XVIIème.
De la même manière, la couardise, l’angélisme, les capitulations incessantes de nos dirigeants actuels nous mènent au bain de sang. Ce n’est pas une prévision apocalyptique ; cela a commencé… La comparaison, cependant, ne peut être prolongée : car « l’affrontement » qui approche sera d’une toute autre nature que celui qui, à l’époque, opposa catholiques et protestants. Il n’y aura pas de Saint-Barthélemy. Ou alors, à la rigueur, une Saint-Barthélemy inversée. Mais non, décidément, le parallèle n’est pas pertinent : car à l’époque, les deux camps avaient quelque chose à défendre, et étaient prêts à se battre ; nous n’avons rien à défendre, et ne sommes prêts qu’à nous soumettre. Certes, il y aura des actes de résistance, héroïques et désespérés ; mais la reddition de la majorité fait peu de doutes. Il suffit de voir les réactions…« Vous n’aurez pas ma haine », « Pas d’amalgame », « Je suis Charlie », « Paix »… Comme si on combattait la barbarie avec des slogans et des bons sentiments…
C’est que ces dernières décennies s’est déroulé quelque chose de bien plus grave que le désarmement de nos renseignements, de notre police et de notre justice : c’est notre désarmement moral.
En effet, pour mettre à l’abri de toute critique leurs agissements abjects, le grand patronat, la classe politique et les francophobes de tous poils ont érigé une forteresse de propagande sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Relais médiatiques, politiques, associatifs et syndicaux : une fantastique armada idéologique s’est déployée qui, inlassablement, a occulté, falsifié, dénaturé la réalité, et terrorisé ceux qui s’obstinaient à utiliser leurs yeux et leur intelligence pour appréhender le monde. Sous la pression, ces derniers se sont faits de plus en plus rares ; peu à peu, les réflexes ont remplacé la réflexion ; les slogans ont remplacé la discussion ; les intimidations ont remplacé l’argumentation. Les débats ont tourné au concours de vertu. On n’expliquait plus, on prêchait. On ne démontrait plus, on insultait. Bref, on laissait un système d’essence authentiquement fasciste imposer son hégémonie sur la vie des idées, tout en bêlant contre la prétendue « menace fasciste » qu’incarnaient ceux qui le critiquaient… On récitait le catéchisme médiatique sans le moindre recul critique, tout en donnant de pompeuses leçons d’esprit critique… On devenait un parfait perroquet des médias, tout en croyant développer une pensée personnelle. On se vautrait dans le prêt-à-penser le plus dogmatique et le plus sectaire, tout en se proclamant un magnifique héritier des Lumières et de la Raison… On tournait moulin à propagande, tout en dénonçant héroïquement la propagande qui sévirait ailleurs, en Russie par exemple. Mais c’est bien connu : la propagande, c’est toujours chez les autres…
Ce pilonnage incessant des esprits a permis d’imposer un silence de plomb sur LE phénomène capital de ces quarante dernières années : l’immigration massive. Il a permis de masquer les formidables mutations à l’œuvre dans les « territoires perdus ». Il a empêché que soit connue l’ampleur du repli identitaire dans les « quartiers », et par conséquent que soient plébiscités des décideurs qui souhaitaient enrayer cette folie. Plus fourbe encore, cette extraordinaire campagne d’endoctrinement a réussi le tour de force de retourner les torts : toute critique de la politique authentiquement raciste du grand patronat et de la classe politique fut taxée de… racisme. Condamner l’exploitation des immigrés à des fins lucratives et clientélistes ? Raciste ! Déplorer la fracture communautariste, et suggérer de la résorber par l’assimilation ? Raciste ! Glorifier la culture française tout en pensant que chacun, quelles que soient sa couleur de peau, son origine ethnique, est capable de se l’approprier ? Raciste ! Par le miracle de cette propagande en miroir, ceux qui dénonçaient l’immigration massive devenaient des racistes, des fascistes, quasiment des nazis ; et ceux qui l’exploitaient étaient des humanistes. Les exploiteurs de la misère humaine drapés dans la vertu, et salissant ceux qui s’opposent à leurs sombres œuvres. Le sommet du cynisme…
L’opération de dressage « Touche pas à mon pote » fut à ce titre un chef-d’œuvre de perversité. Cette campagne de culpabilisation — la plus emblématique et la plus odieuse de ces trente dernières années — s’est révélée doublement délétère : d’une part, elle a empêché toute critique du phénomène migratoire (assimilée à du racisme) et toute exigence d’assimilation (vue comme une ratonnade en puissance) ; d’autre part, elle a ancré dans l’imaginaire des populations immigrées le fantasme d’une menace raciste et xénophobe. Prodigieuse perfidie du slogan : en prétendant les protéger d’une hostilité imaginaire, elle a suscité chez les populations immigrées une défiance et une hostilité bien réelles, elles, envers le peuple accueillant — tout en désarmant ce dernier. Paranoïa d’un côté, mauvaise conscience de l’autre : voilà les fruits toxiques de cette campagne stalinienne, qui a largement contribué à monter les Français les uns contre les autres… tout en condamnant, avec une mauvaise foi et un culot prodigieux, « ceux qui montent les Français les uns contre les autres, qui « cherchent à diviser les Français » et « refusent le vivre-ensemble »… Mais c’est précisément l’assimilation, et elle seule, qui permet le « vivre-ensemble » ; cette assimilation que les rentiers de l’antiracisme ont criminalisée, fascisée, nazifiée, et finalement rendue impossible (il est vrai que sinon, ils se seraient retrouvés au chômage technique). Ainsi, à partir d’une situation tranquille et gérable a priori, les charlatans de l’antiracisme ont créé de toutes pièces un enfer communautariste, où les uns s’imaginent persécutés et les autres persécuteurs. Magnifique malentendu. En langage courant, c’est ce qu’on appelle foutre la merde. Les antiracistes sont des fouteurs de merde. Pire : au vu des derniers développements de la haine qu’ils ont instillée, les antiracistes sont des fauteurs de guerre. Mais cela ne les empêche aucunement de poursuivre leur œuvre de fragmentation du peuple français. En témoigne leur dernière trouvaille : le procès en islamophobie. C’est, à trente ans d’intervalle, le portrait craché de « Touche pas à mon pote ». Il poursuit exactement les mêmes buts, et procède exactement de la même « logique » : mettre hors de portée de la critique un phénomène — l’islamisation de la France — en faisant croire que ceux qui l’incarnent seraient menacés par d’infâmes « islamophobes », des fachos, des bas du front prêts à sévir contre eux avec la plus grande violence. Ce qui provoque naturellement une défiance et un raidissement chez les musulmans, alors enclins à interpréter toute critique ou demande de conciliation de leurs préceptes religieux avec les normes occidentales comme une agression relevant de l’islamophobie. « Touche pas à mon pote » et l’imputation d’islamophobie : même combat, mêmes méthodes, même sournoiserie. Prôner la tolérance, mais attiser la défiance. Prêcher l’apaisement, mais susciter la psychose. Louer la fraternité, mais exacerber le repli communautariste. Exalter la paix, mais mener à la guerre. Confusion du langage du bien et du mal, pour paraphraser Nietzsche… Le prince des contrefaçons en pleine action…
Ininterrompue depuis trente ans, cette longue chaîne de manipulations, de propagande, de terrorisme intellectuel a fonctionné au-delà de toutes les espérances. Les notables de l’antiracisme ont gagné. Ils ont soumis le peuple, après l’avoir sali. Trois longues décennies de conditionnement, d’endoctrinement, de dressage idéologique ont totalement désarmé les Français. Ils n’osent plus rien dire, de peur de passer pour des fachos. Ils n’osent plus rien penser. Ils n’osent plus rien voir.
Il faut sentir leurs raidissements, leurs crispations, la terreur qui leur vrille l’estomac dès qu’on effleure le sujet de l’immigration. Il faut voir leurs regards paniqués, leurs mâchoires qui se serrent à bloc, leur précipitation désespérée à changer de sujet quand ils entendent le mot « islamisation ». La terrible vérité est que, pour la plupart, les Français ont intériorisé les insultes que la nomenklatura antiraciste leur déverse sur la tronche depuis trente ans. Ils ont fini par accepter les crachats. Par trouver normal ce bombardement d’injures. Ils ont fini par se dire qu’il devait bien y avoir une bonne raison, s’ils se faisaient pourrir ainsi. Qu’ils devaient bien tout compte fait être d’énormes immondes dégueulasses, puisque tout le monde semblait s’accorder sur ce point.
Les Français sont humiliés. Rabaissés. Tétanisés par la culpabilité, alors qu’ils n’ont rien fait (qu’on me cite un seul, je dis bien un seul acte raciste d’envergure commis par un Blanc ces trente dernières années). « Liberté d’expression ! », glapissent les bataillons de Charlie en brandissant triomphalement leurs crayons. Et ces archétypes de la pensée magique croient que leurs incantations puériles recouvrent une quelconque réalité. Mais la réalité est que les Français n’ont jamais été aussi peu libres de s’exprimer. Jamais été aussi peu libres de critiquer. Or, comme disait Philippe Muray, « plus on critique, plus on comprend ». Mais les Français préfèrent la préservation de leur existence sociale à la critique, et donc à la compréhension du monde. On ne peut pas leur en vouloir. La pression est immense.
Quoi qu’il en soit, les historiens écriront que notre ennemi a prospéré pendant quarante ans sans que nous en sachions rien. Ou plutôt, sans que nous n’ayons le droit d’en dire, ni même d’en penser quoi que ce soit. L’opération de désinformation, d’escamotage de la réalité et de dressage idéologique que nous subissons depuis trente ans est un succès sans précédent. Il s’agit, à n’en pas douter, de la plus grosse manipulation de masse jamais menée. Staline doit en pâlir de jalousie d’outre-tombe. Réussir à dissimuler pendant plusieurs décennies une réalité aussi massive, aussi décisive, aussi préjudiciable à l’avenir du pays, cela relève du prodige. Du chef-d’œuvre de propagande. Ce serait admirable, si ce n’était cauchemardesque. Ce serait grandiose, si ce n’était criminel.
Pourtant, cette humiliation doit cesser. Notre duperie doit prendre fin. C’est, désormais, une question de vie ou de mort. Car si nous ne retrouvons pas le courage d’ouvrir les yeux et de dire les choses, nous ne trouverons a fortiori jamais le courage de nous battre. Or il faudra se battre, ou se soumettre. L’alternative, maintenant, est celle-là. C’est la seule. Voilà où nos dirigeants nous ont menés.
Il faudra donc commencer par rejeter l’ensemble de ces « dirigeants », qui nous ont dirigé tout droit en enfer. Opposer une fin de non-recevoir aux boniments de cette classe politique qui, depuis quarante ans, n’a rien fait pour empêcher l’immigration massive, ni pour résorber la fracture communautariste. On juge l’arbre à ses fruits : ces apparatchiks ne méritent pas la moindre considération, ni le moindre crédit. Ils ont trop menti, manipulé, désinformé, trahi, et détruit ; ils ont fait trop de mal. Leur parole est définitivement démonétisée. Leur nuisance définitivement avérée.
Il faudra aussi, bien sûr, cesser d’être dupe de l’escroquerie sémantique consistant à employer indifféremment « Union européenne » et « Europe ». Il faudra enfin dissiper les rideaux de fumée médiatiques, et comprendre que l’Union européenne, loin de pouvoir être confondue avec l’Europe, en est l’ennemie mortelle. L’Union européenne est intrinsèquement, passionnément immigrationniste. D’une part car elle voue une haine profonde à la civilisation européenne, c’est-à-dire chrétienne ; d’autre part car son logiciel économique, d’essence esclavagiste, la pousse à vouloir réduire toujours plus le coût du travail, jusqu’aux limites de l’absurde et de la cruauté.
L’Union européenne réalise la plus belle synthèse des idéologues qu’on puisse imaginer. Elle est l’alliance magnifique entre les citoyens du monde progressistes, antiracistes, multiculturalistes, et le grand patronat ultralibéral ; entre les utopistes et les esclavagistes. L’angélisme au service de la cupidité… classique… Il suffit de penser au traité de Schengen, la mise en œuvre la plus dévastatrice de l’idéologie sans-frontiériste et de l’utopie de libre-circulation ; il suffit de considérer le traité de Lisbonne (2007), par lequel l’immigration est devenue une compétence communautaire (c’est-à-dire relevant non plus de l’unanimité, mais de la majorité qualifiée du Conseil) ; il suffit d’observer la gestion criminelle par l’UE de la crise des « migrants » ; il suffit, surtout, de lire le premier article des Principes de base communs de l’Union européenne en matière d’intégration des immigrants (2004). Cette profession de foi multiculturaliste (où l’injonction de propagande se trouve à peine voilée) se passe de commentaires :
« 
"L’intégration est un processus dynamique, à double sens, de compromis réciproque entre tous les immigrants et résidents des pays de l’UE". La Commission propose au niveau national:
·              de renforcer la capacité de la société d’accueil à s’adapter à la diversité;
·              de renforcer le rôle du secteur privé dans la gestion de la diversité;
·              de promouvoir la confiance et les bonnes relations dans les quartiers;
·              d’encourager la coopération avec les médias.
 »
Oui, il faut que tombent les masques, afin que l’Union européenne apparaisse comme ce qu’elle est : un ennemi essentiel des peuples européens et de la civilisation chrétienne. Il faut donc la rejeter de toutes nos forces, sans la moindre réserve, ni la moindre concession. Elle nous est hostile de naissance. Par construction.
Mais ces mesures d’ordre politique, si elles sont d’une urgence vitale, ne suffiront pas. Il faudra aller beaucoup plus loin. C’est une véritable révolution intellectuelle, psychologique, et spirituelle qui sera nécessaire. Car le véritable problème qui se pose à nous n’est pas un problème de politique ou d’institutions ; c’est un problème de civilisation. Il faudra commencer par systématiquement remettre en cause le langage de l’oligarchie médiatico-politico-artistique, pour en finir avec les mots qui mentent ; il faudra notamment réaliser que le concept de « civilisation occidentale » est une escroquerie. Que cette locution n’a plus aucun sens, dans l’Occident d’aujourd’hui. En effet, les productions artistiques, la vie intellectuelle, les normes sociales, les ambitions existentielles, le système de valeurs, l’anthropologie dont procède l’Occident contemporain ne méritent pas le beau nom de civilisation. Ils n’ont plus aucun lien avec la civilisation occidentale fondée à Athènes et à Rome, celle qui pendant des siècles a inondé le monde de beauté, et offert à l’homme de livrer les plus bouleversants témoignages de sa dignité. Il faut bien comprendre que cette civilisation a été effacée. Par conséquent, et contrairement à ce qu’on peut entendre et lire, les islamistes ne détruisent pas notre civilisation : ils prospèrent sur ses ruines.
« Détruisez le christianisme et vous aurez l’islam » avait prophétisé Chateaubriand. En détruisant le catholicisme, nous avons arraché le cœur de la civilisation européenne. Et nous nous étonnons qu’elle meure… Et nous persistons à rejeter le catholicisme au nom de la sacro-sainte laïcité, et de tous les poncifs diffamatoires colportés sur lui depuis la Révolution. En effet, malgré les innombrables témoignages de la beauté, de l’intelligence, de la grandeur du catholicisme qui pendant des siècles a transcendé l’Europe, malgré Saint Louis, Saint Thomas d’Aquin, Rome (capitale du catholicisme, et capitale de la beauté ; coïncidence ?), les cathédrales, les églises, les abbayes, les tableaux, la musique, les œuvres de charité, personne de nos jours ne doute que le catholicisme est une religion obscurantiste, obtuse, arriérée, cruelle, pédophile, misogyne, homophobe, réactionnaire, superstitieuse, ennemie de la raison, de la science et de l’intelligence. Puissance des stéréotypes… Ravages de la propagande post-révolutionnaire, matraquée sans discontinuité jusqu’à aujourd’hui…
« Dieu rit de ceux qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes » écrivait Bossuet. Nous mourons de notre vacuité spirituelle. De notre rejet de toute transcendance. De notre dérision pour ce qui nous ferait grandir. De notre haine pour ce qui nous rendrait libres.
Nous prenons pour le triomphe de notre raison ce qui n’est que le renoncement à notre âme.
Sayyid Qutb, penseur des Frères musulmans, touche du doigt une vérité quand il écrit : « L’islam ne peut que gagner, car la modernité est intrinsèquement incapable d’étancher la soif de spiritualité de l’homme. »…
Il est grand temps de rejeter les valeurs desséchantes de la prétendue « modernité », et de devenir attentifs à notre soif de spiritualité. Il est grand temps de renouer avec notre âme. Il est donc temps de réhabiliter le catholicisme. De balayer le prêt-à-penser cathophobe accumulé contre lui depuis deux siècles. De regarder avec clairvoyance les fruits magnifiques qu’il a produits, pendant des siècles et des siècles.
Ce sera un énorme effort intellectuel, qui nous conduira à relire toute l’Histoire sous une lumière nouvelle. A dissiper le fatras de clichés qui peuplent notre tête. A rejeter les caricatures, à démonter les contrevérités dont on nous a farci le cerveau. A réfuter les énormités historiques que nous prenons pour des certitudes, à force des les avoir lues et entendues partout.
Oui, il faudra se débarrasser du catéchisme anticatholique qu’on nous a rentré dans le crâne à grands coups de propagande. Réaliser que l’Europe ne fut grande que tant qu’elle fut irriguée par le catholicisme.
Ce sera alors la fin d’une immense imposture. Et le début de nombreux éclaircissements. Bref, une libération. Certes ce sera aussi, dans un premier temps, une douloureuse blessure narcissique. Admettre que nous avons été dupés, manipulés, que tout ce que nous croyions penser sur le catholicisme n’était qu’une gigantesque intoxication, un tissu de propagandes et de désinformations, cela ne se fera pas sans secouer sévèrement notre ego. Mais cette blessure de notre fierté sera toujours moins douloureuse que celles qui nous menacent, si nous ne faisons pas cet effort de lucidité.
Nous n’avons pas le choix : il faut que notre civilisation renoue avec ses racines spirituelles. Il faut que de nouveau, le souffle du catholicisme l’anime, la fortifie, et lui inspire le sens du dépassement qui a fait sa grandeur. Il faut redonner une âme à notre civilisation. Tout le reste n’est que vaines gesticulations. Sans cette révolution intellectuelle et spirituelle, qui n’est pas un retour en arrière mais au contraire un formidable bond en avant, l’Occident ne survivra pas aux attaques dont il est la cible. Ou plutôt, il ne renaîtra pas. Car il est déjà mort.

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28 juillet 2016

Les Assassins sont parmi nous

Le réveil de Bellone ou le chant profond, le grondement d'une France qui se relève et se prépare au combat contre ses ennemis.

Ecoutez bien ce chant venu des profondeurs de la France, un vieux pays, un pays patient, un pays conscient de son génie, de sa brillance, de sa force, un pays de guerriers qui a décidé que la mesure était comble et que le temps était désormais venu d'inviter ceux qui se reconnaissent dans la France - chrétienne et non musulmane -, à clairement se déterminer en sa faveur, à décider que le temps était venu de raccompagner tous ceux qui sont entrés dans la maison sans y être invités ou qui, ayant reçu l'hospitalité ou la possibilité d'y vivre , grandir, prospérer, profitant de la veulerie de ses dirigeants, ont commis la funeste erreur de penser qu'il étaient en territoire conquis et de s'y conduire comme tels, confondant la patience de leur pays d'accueil avec une quelconque faiblesse de sa part.

Ecoutez La Parisienne de Worakis https://youtu.be/5zwjkfmMwb4, offerte aux victimes du terrorisme.

I- Les Assassins sont parmi nous 

 

Le titre de ce billet n'a rien à voir avec l'ouvrage de S. Wiesenthal ni avec le film au titre éponyme de W. Staudte. Je parle ici du meurtre commis en France dans une église et de cette lutte séculaire que le Croissant mène contre la Croix en Europe et dans notre pays. Une abjection vient une fois de plus en remplacer une autre, ajoutant une nouvelle couche au processus de sédimentation mortifère qui a pour cadre et support l'essence d'une religion dévoyée par des criminels qui ne sont rien d'autre que les deux faces de la même médaille : un ennemi extérieur et un ennemi intérieur incarnant la mondialisation de la peste islamique.

Comme d’autres maladies épouvantables que la Science européenne a su éradiquer par sa volonté et son génie, nul doute que cette même Europe saura anéantir cette nouvelle pandémie.

Certes, il y aura toujours parmi les Chrétiens une attitude empreinte de pardon et d'empathie pour les « égarés ». Je pense ici par exemple à l'attitude du Cardinal Duval en Algérie et à son profond respect de la culture arabo-musulmane dont on trouvera la manifestation au Concile Vatican II dans la rédaction de Nostra Aetate, la Déclaration conciliaire du 28 Octobre 1965 qui entendait porter un regard très positif sur l’Islam.

« L’Eglise regarde aussi avec estime les musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant… Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. »

http://www.eglise.catholique.fr/actualites/407899-nostra-aetate-a-50-ans/

Soit. Mais pour ceux qui l'auraient oublié ou l'ignoreraient encore, on rappellera aussi les assassinats de Mgr Claverie, Archevêque d'Oran, des moines de Tibhirine, ou encore tout ce qui s'apparente, au nom d'une « religion » qui veut faire table rase du passé chrétien, à la destruction et au meurtre des Chrétiens d'Orient précisément, http://www.christianophobie.fr/breves/les-deux-eveques-syriens-enleves-auraient-ete-assassines-par-leurs-ravisseurs, aux exactions menées contre les Coptes en Egypte et, plus près de nous encore, en Europe, en Serbie et au Kosovo, à la destruction des 150 églises et monastères de confession chrétienne orthodoxe. Au nom de Dieu, naturellement, mais peut-être pas exactement d'un dieu de miséricorde.

https://www.youtube.com/watch?v=gopoV69HXl8

Soyons sérieux et voyons la réalité des faits.

Un vieil homme âgé de 86 ans, sans défense, prêtre de l'Eglise Catholique romaine, a donc été assassiné, égorgé comme l'on égorge un mouton, alors qu'il célébrait comme chaque jour depuis 58 ans, dans la paix du Christ, entouré en cette heure matinale de quelques fidèles dont des religieuses sans doute aussi âgées que lui, le Sacrement de la Messe.

S’il existe une démesure au sacrilège, elle est sans fin dès lors que le seuil qui y mène a été franchi avec un choix qui n’a probablement rien d’anodin tant sa symbolique est forte dès lors que ce crime a été commis dans une église vouée à Saint Etienne, Juif du 1er siècle et protomartyr chrétien.

Je propose de mettre entre parenthèses sinon en veilleuse toutes ces intentions dans lesquelles la mièvrerie le dispute à l'eau tiède quant ce n'est pas tout simplement à la lâcheté, non pas qu'elles soient dépourvues d'intérêt, mais simplement parce que ces exhortations, sincères et généreuses d'où qu'elle viennent, affirmées par le Saint-Concile ou des hommes de bien, sont en réalité désormais hors-jeu, inefficaces, à sens unique, et, sinon ignorées, en tout cas proprement méprisées et rejetées par des criminels qui se prévalent d'une religion dont il faut bien admettre qu'elle n'a pas sa place en France. On aimerait trouver un texte identique, d'inspiration islamique, musulmane, qui porterait comme indiqué plus haut un « regard très positif » sur le Christianisme. Si un tel texte existe, j'aimerais en connaître la teneur et en apprécier la profondeur.

Les Assassins sont parmi nous.

Comme l’écrit Richard Millet dans sa dernière chronique, « avec ce meurtre, on arrive au cœur de l’affaire – de la guerre civile. Le martyre du père Hamel fait songer au surgissement de l’État islamique qui avait commencé, il y a deux ans, à Mossoul, par la volonté d’en finir, selon une logique génocidaire, avec les chrétiens, sommés de se convertir sur-le-champ, ou de vider les lieux, ou de mourir, leurs maisons marquées du noun (le N arabe désignant là les Nazaréens). L’État islamique frappe aujourd’hui où il veut dans le monde, ses « soldats » étant innombrables, et partout, même dans une bourgade normande. »

La situation est gravissime, avec un ennemi extérieur qui est devenu une puissance islamique avérée, une puissance industrielle et militaire membre de l'OTAN, qui plus est ! la Turquie, prête à libérer une déferlante de « réfugiés » sur une Europe dont les dirigeants ont livré les clés à un ennemi qui n’a pas froid aux yeux, dans une honteuse capitulation, et un autre ennemi, intérieur celui-là, innombrable, déjà à l’œuvre, qui ne cessera plus de frapper partout où et quand il le désirera, en Europe comme en France, bénéficiant de la complicité et de la pusillanimité active de nos « dirigeants ». Et pendant ce temps, que voyons-nous, sinon l'agitation compulsive de traîtres à la nation qui cherchent l’ennemi surtout là où il n’est pas et refusent de voir que la guerre civile, religieuse, ethnique est déjà commencée et conduite par un adversaire sans pitié qu’il faut tuer dans l’œuf et expulser sans état d’âme.

L'urgence d'un changement immédiat d'attitude s'impose donc désormais très clairement. Il faut assainir et faire le ménage.

Le propre de la souveraineté politique est de pouvoir décider du moment où le droit commun se suspend, et par quoi il est remplacé, quand un danger crée un « état d’exception ». La crise migratoire, et ses corollaires que sont le terrorisme islamiste, l’insécurité quotidienne et l’atomisation culturelle des nations européennes, sont constitutifs d’un « état d’exception » chimiquement pur. Nous y sommes.

II- Déni de réalité, intelligence avec l'ennemi et trahison de la nation

« Ce n'est pas un délit de prôner le djihad » (B. Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur, RTL, 5 Août 2014).

« C'est difficile à dire, mais d'autres vies seront fauchées ! » (M. Valls, Premier ministre, JDD, 15 juillet 2016).

Comment ne pas voir que ces déclarations sont ahurissantes ?

Non, M. Valls, ce sera peut-être « long », comme vous le déclarez, mais il n'y aura pas de « vivre ensemble » avec le terrorisme. Que devons-nous comprendre ? Qu'il va donc « falloir faire avec » ? Sans doute comme avec les accidents de la route et cette mortalité imbécile dont on sait qu'elle peut pourtant être réduite dès lors que l'on s'attache à diminuer les conduites à risque qui en sont les causes principales : vitesse, alcool, stupéfiants.

« Je ne veux pas de polémique inutile...L'objectif de l'EI est de faire naître la division ».

Je vous propose une mise au point, M. le ministre. Effectivement, il ne peut y avoir de polémique inutile sur le fait que votre gouvernement a montré ce qu'il savait faire, que le Pouvoir auquel vous participez avec le chef de l'Etat et vos comparses - je n'ose parler de collaborateurs -, est arrivé en butée, en fin de course si vous préférez, et qu'il est urgent de passer la main en remettant vos démissions respectives, vous en tant que chef du gouvernement, M. Cazeneuve en tant que ministre de l'Intérieur, M. Urvoas en tant que Garde des Sceaux et ministre de la Justice et M. Hollande, le « meilleur d'entre-vous », en tant que chef de l'Etat reconnu comme incapable d'exercer les fonctions attachées à ce titre. Ne perdons pas de temps, n'espérez plus rien, les élections sont « pliées », comme l'on dit désormais communément, mais il n’en demeure pas moins que pendant ce temps des gens meurent, en grande quantité et de manière plutôt désagréable. Le compteur affiche déjà plus de 200 morts, sans compter les blessés et les familles détruites à jamais. Comment faut-il vous le dire ? Votre gouvernement et le « pouvoir » politique que vous prétendez incarner et exercer sont KO debout. La chute est proche et risque d’être douloureuse.

Quant à la « division » que vous évoquez, ne vous méprenez surtout pas sur son sens.

« Faire bloc avec vous » ? Vous plaisantez ! Interrogez vos concitoyens, et vous verrez qu'ils se feront un plaisir de vous expliquer que le seul bloc qui importe est celui formé par toute une population qui commence à être fatiguée et bientôt exaspérée de voir des politiques toujours prêts à excuser l'inexcusable, refuser de nommer et désigner très clairement un ennemi tant intérieur qu'extérieur, ne pas vouloir prendre à son encontre les mesures préventives destinées à extraire la racine du mal et à l'empêcher de proliférer, telles des métastases au sein d'un organisme sain. La division existe pourtant de manière flagrante : c'est celle d'une véritable apartheid, d'un développement séparé, orchestré par des politiques qui détestent la France, entretenu, facilité et voulu par des gens issus d'une immigration désordonnée, venus d'horizons divers, qui n'ont que faire des institutions de la République dans lesquelles ils ne se reconnaissent d'ailleurs pas, pas plus que des lois qui régissent et ordonnent la vie de ses citoyens, entendent en réalité vivre à leur manière, imposent leurs modes de vie, d'alimentation, d'habillement, de pensée, de religion, de coutume, de langue, et qui ont parfaitement perçu l'intérêt de vivre à Saint-Denis, Trappes, Grenoble, Marseille - vous compléterez la liste -, avec le RSA, la CMU, tous les bénéfices et avantages d'un système de protection et de redistribution sociale perçu comme une vache à lait gratuite etc. plutôt que dans les banlieues sordides de l'Afrique du Nord ou sub-saharienne, ou sous les bombardements et attentats interreligieux de Raqqa, d'Alep, Benghazi, Mossoul, Bagdad, Kaboul, Lahore, Karachi etc.

Mais le véritable et profond rejet est surtout celui nourri par une lame de fond en cours de formation, traduction du rejet de tout un peuple - le peuple Français - qui se refuse à accepter de vivre avec l'idée que vous tentez - par impuissance et refus de prendre les mesures prophylactiques qui s’imposent -, de lui inculquer comme une norme inévitable qui serait celle – fatalitas ! - de s'habituer sans broncher à la perspective que l'on voudrait voir désormais acquise de quitter son domicile le matin en acceptant le risque, après avoir croisé quelques barbus et femmes voilées enceintes jusqu'aux yeux, d'être assassiné dans la journée, de se réunir à l'occasion de festivités voire même lors de la Fête nationale (!) en ayant intégré la perspective devenue inéluctable d'être la victime malheureuse – ce que l’on désigne sous l’expression du « mauvais endroit au mauvais moment », manque de chance ! -, d'un exalté, d'un malade mental, d'un type mal dans sa peau, d'un « soldat de Daech », en réalité un criminel, en infraction avec la police de l'immigration (ou ce qu'il en reste), et qui se serait donc « radicalisé », moyen commode de commettre et justifier des atrocités pour la plus grande gloire d'un obscurantisme médiéval divinisé et qui trouve aujourd'hui son accomplissement, par delà un débordement migratoire incontrôlé, avec l'égorgement d'un prêtre catholique.

III- On ne saurait accepter sans lutter la survenance de risques et la multiplication d'agissements criminels présentés comme imparables

Contrairement à M.François Hollande, l’État islamique en France, lui, tient ses promesses. On l’attendait durant l’Euro, et le voilà qui frappe à Magnanville en assassinant deux policiers chez eux. On l’attendait lors d’une grande fête populaire, et le voilà qui écrabouille plus de 80 personnes lors du 14 Juillet à Nice. Et voici qu'après avoir effectué un petit détour en Allemagne avec quatre autres attentats (couteau, machette, explosifs etc.) perpétrés en une semaine, complété par une fusillade et la mort d’un médecin dans un hôpital - excusez du peu -, le voilà de retour en France, en Seine-Maritime, avec le meurtre d'un prêtre dans une église catholique. Et demain, qu'est-il prévu au menu ? Quels événements le Comité des Fêtes a-t-il mis au vote ? L'explosion de la cathédrale N-D de Paris, lors de la fête du 15 août ? Symboliquement intéressant pour priver la « Fille aînée de l'Eglise » de l'un de ses trésors chrétiens. A moins que ce ne soit la tour Eiffel ou l'Arc de Triomphe ? Vive la France !Un terrain de camping ou un village de vacances ? Un peu tiède. Un car-ferry ? On chauffe ! Un paquebot de croisière, du genre « Géant des mers », avec 9000 passagers à bord ?Excellent choix !Saint-Pierre de Rome et le Vatican ! Topissime !

Les terroristes « français » sortent tous du même moule : des Franco-Maghrébins, souvent avec un lourd passé de délinquance, parfois déjà connus des services de renseignement. Le conducteur du camion de Nice ne dérogeait pas à la règle, étant Tunisien, avec un permis de séjour et sous contrôle judiciaire depuis un mois. L'un des assassins de Saint-Etienne-du-Rouvray était un délinquant en liberté avec un bracelet électronique. Un voisin, « soldat perdu » rallié à une armée de criminels fondus du cerveau au nom d'une théologie délirante.

Le président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie, M. Mohammed Karabila, en charge de la mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray (construite sur un terrain cédé par l'église), a bien sûr réagi, « effaré par le décès de mon ami », le prêtre Jacques Hamel, assassiné dans son église lors de la prise d'otages. « Je ne comprends pas, toutes nos prières vont vers sa famille et la communauté catholique », a-t-il encore déclaré.« C'est quelqu'un qui a donné sa vie aux autres. On est abasourdis à la mosquée », a-t-il ajouté. Ah ! Le brave homme !

Tout cela est désormais parfaitement connu et quotidiennement répété. Pourtant, ce constat implacable n’entraîne aucune réaction particulière des autorités chargées d’assurer notre sécurité, à l'exception de ce vol de mouches à viande se précipitant sur les flaques de sang encore chaud pour être au premier plan et rivaliser par Tweets de déclarations politiques plus creuses et indécentes les unes que les autres. Que n’aurait-on dit s’il s’était agi de la mort d’un imam ! Pendant ce temps, les binationaux ne sont pas déchus de leur nationalité et expulsés ; les mosquées radicales ne sont pas fermées ; l’immigration massive n’est pas combattue. Pourquoi la France est-elle donc plus touchée que les autres pays occidentaux ? Simplement parce qu’elle paye 50 ans d’immigration non assimilée, 50 ans de repentance, 50 ans de laxisme, 50 ans de propagande multiculturelle, 50 ans de « dhimmitude ». Les défenses immunitaires des Français ont été méthodiquement détruites au point qu’une majorité de Français ne parvient pas à entendre que le terrorisme en France n’est que le cache-sexe du tiers-mondisme, de la haine de l’Occident issue du marxisme culturel, du mépris et de l'avilissement de tout ce qui peut représenter l’être, l’identité et l'essence de la France et des Français. Je ne me fais ici que l'interprète de propos désormais communément tenus dont la réalité sous-jacente est malheureusement incontestable.

L’État islamique en France prospère donc sur le ressentiment de la jeunesse issue de l’immigration, nourri pas une collusion et une trahison des clercs (autant civils que politiques et religieux) prêts à saisir toutes les occasions de collaborer avec un ennemi implacable, sûr de lui, méprisant et impitoyable pour les compromissions et les lâchetés. La racaille, victime ontologique, celle qui incendie les voitures dans les banlieues, celle qui incarne les incivilités et tout ce qui constitue la « merdification » et déjà la libanisation du pays trouve en l’islam radical un moyen d’exprimer sa haine. Que l'on me pardonne ici l'usage de ces termes que chacun comprendra pour en avoir constaté la réalité effective.

Radical comme racine, comme retour aux sources pour ces nouveaux apatrides ou, pour dire les choses clairement, ces gens qui prouvent amplement qu'ils n'ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais Français. Cette jeunesse combattante, parfois aguerrie sous le feu des combats en Irak et en Syrie, profite donc d’un réseau complexe de quartiers dits « populaires », de l’économie parallèle (traduisez criminelle, illégale par essence), de l'assentiment d'une population complice qui y trouve tout son intérêt comme de la bienveillance d’une partie des mosquées qui servent de refuges et de lieux de...formation spirituelle. Osons le dire, pour reprendre une expression dont je ne suis pas l'auteur, « que le silence des babouches est aussi assourdissant que le silence des pantoufles », à ceci près que l'on ne fait pas la guerre en Charentaises.

Répercutant les informations communiquées par l’État islamique, le directeur des services de renseignements a récemment cru utile d'expliquer ce que l'on sait déjà depuis fort longtemps, savoir que se mouvant comme des poissons dans l'eau, enracinés en France et bénéficiant tant de complicités actives que passives, les terroristes sont déjà passés à l'étape suivante avec l'entrée d'artificiers sur le territoire permettant une mutation des processus mortifères en perpétrant des attentats « à l’irakienne » ou à la libanaise : camions fous, voitures bourrées d’engins explosifs, excités usant d'armes blanches. On y est. Alors, radical ? Oui, comme extraction de la racine du mal, comme l'on déracine un arbre dont les fruits sont mauvais.

IV- Des mesures adaptées et efficaces

Sans doute désormais inquiètes de participer au « casting » de versions sanglantes sans cesse réactualisées du « silence des agneaux », les futures victimes d’attentats commis en France comprendront parfaitement - qu'elles le veuillent ou non, car leur salut, leur survie en dépend -, la nécessité d'agir de manière préventive, efficace, explicite, visible et invisible, avec la mise en œuvre sans état d'âme de mesures qui seront parfaitement comprises par leurs destinataires et qui ont pour noms de manière visible, expulsion et rémigration, et de manière plus discrète, invisible, l'élimination physique préventive de l'ennemi invisible. Propos scandaleux, diront les bonnes âmes, les naïfs ou encore tous ceux que dérange la réalité. Et pourtant !

La guerre ne fait pas dans la dentelle et ne se fait pas en dentelles. La guerre comme la révolution, pour reprendre ici une citation très connue de Mao Zedong, n'est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s'accomplir avec autant d'élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d'amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d'âme. La guerre, plus simplement - et c'est moi qui l'écrit ici -, est aussi l'acte par lequel un pays agressé, meurtri, dont on tue les citoyens, les habitants, décide de se dresser contre son agresseur, un ennemi, un envahisseur tueur et criminel, et l'invite fermement - dans un premier temps - , à plier les gaules, à prendre toutes dispositions utiles, à vider les lieux et quitter le territoire sans faire d'histoires, tranquillement et rapidement, tant qu'il en est encore temps, au moyen de mesures très simples que voici :

-Proclamation de l'état de siège.

-Expulsion immédiate et massive de toutes les populations séjournant illégalement en France avec annulation de toutes les régularisations.

-Internement administratif et relégation de tous les individus fichés « S » pour islamisme et atteinte à la sûreté de l'Etat.

-Elimination physique de tout activiste en relation avec une affiliation, une sympathie, une collusion ou une intelligence avec une activité islamiste, et plus particulièrement les pseudo « soldats », agents sans uniformes.

-Fermeture des frontières et interdiction d'entrée et de séjour de manière illégale sous peine de prison et de travaux forcés à durée indéterminée à toute personne originaire d'un pays musulman, à peuplement européen ou non.

-Sanctuarisation, désarmement et purge des quartiers sensibles, avec retour immédiat dans un premier temps au pays d'origine de toute personne ne justifiant pas d'une activité professionnelle établie et correspondant à une source légale et pérenne de revenus.

-Suppression de la nationalité française à toute personne d'origine arabe et de religion musulmane et retour au pays d'origine de toutes les populations musulmanes arrivées, établies et nées en France depuis l'instauration des mesures dites de regroupement familial.

-Interdiction de toute formation politique, économique, sociale ayant pour objet l'émergence d'une représentation nationale à caractère islamique et/ou musulman.

-Suppression immédiate de toutes les aides sociales et familiales, interdiction d'acheter, acquérir, détenir, exercer directement ou indirectement en France tous droits de propriété, participations, sur tous biens, valeurs, titres, à toutes personnes originaires de pays à tradition islamique et/ou musulmane.

-Interdiction du port de tout costume, vêtement, signe distinctif physique, pratiques religieuses et alimentaires en relation avec tout caractère islamique et/ou musulman.

-Interdiction et dissolution de toutes associations, organismes représentatifs, institutions, pratiques tant religieuses que financières, sociales ou philanthropiques à caractère islamique et/ou musulman.

-Interdiction de toute promotion et de tout financement de l’infraculture islamo-racaille, qu'elle soit culturelle, religieuse, sportive.

-Cessation de tous les trafics illégaux qui alimentent matériellement l’État islamique en France.

-Cessation immédiate de toute construction d'édifices religieux ou éducatifs à caractère islamique et/ou musulman (mosquées, écoles confessionnelles, centres culturels, médicaux, sportifs etc.), destruction des édifices existants à l'exception de ceux présentant une qualité architecturale avérée, lesquels feront l'objet d'une conversion en activités d'ordre non islamique ou musulman.

-Interdiction de toute naturalisation, usages de noms, mentions à l'Etat-Civil, mariages religieux, fêtes, pratiques, manifestations à caractère musulman et/ou islamique.

-Passation immédiate par les armes de tout délinquant, de tout sujet présentant tout aspect arabo-musulman pris en possession d'une arme quelle qu'elle soit, arme à feu, arme blanche, ou par destination.

Il existe toutefois un préalable à la mise en œuvre de ces mesures : il faut procéder à un complet changement de Pouvoir.

En effet, un gouvernement qui ne peut pas assurer ses trois missions essentielles à savoir 1) la sécurité et la sûreté des personnes et des biens 2) l'intégrité du territoire 3) la souveraineté nationale, doit démissionner.

Faut-il ajouter que si tout son comportement établit qu'il aura fait preuve d'une manière ou d'une autre de la moindre intelligence avec l'ennemi, il devra rendre des comptes et être puni ?

Je le répète ici : le propre de la souveraineté politique est de pouvoir décider du moment où le droit commun se suspend, et par quoi il est remplacé, quand un danger crée un « état d’exception ». La crise migratoire, et ses corollaires que sont le terrorisme islamiste, l’insécurité quotidienne et l’atomisation culturelle des nations européennes, sont constitutifs d’un « état d’exception » chimiquement pur. C’est le cas en France. Je suis prêt.

Notes et références :

http://www.christianophobie.fr/breves/pretre-egorge-incompetents-cazeneuve-urvoas-doivent-demissionner

http://richardmillet.wix.com/siteofficiel#!Nous-ne-voulons-plus-vivre-avec-vous/c1q8z/579861c80cf233f0ee88673b

http://www.cairn.info/l-islam—9782707143334-page-3.htm

Delcambre Anne-Marie, « Introduction », L’Islam, Paris, La Découverte , « Repères », 2004, 128 pages
URL : www.cairn.info/l-islam—9782707143334-page-3.htm.

http://eburnienews.net/les-contraditions-du-pouvoir-francais-pour-bernard-cazeneuve-proner-le-djihad-nest-pas-un-delit/

http://www.zerohedge.com/news/2016-07-26/2-hostage-takers-killed-after-beheading-priest-assault-french-church

« La révolution n'est pas un dîner de gala ; elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s'accomplir avec autant d'élégance, de tranquillité et de délicatesse, ou avec autant de douceur, d'amabilité, de courtoisie, de retenue et de générosité d'âme. La révolution, c'est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. »

  • (zh) 革命不是请客吃饭,不是做文章,不是绘画绣花,不能那样雅致,那样从容不迫,文质彬彬,那样温良恭儉让。革命是暴动,是一个阶级推翻一个阶级的暴烈的行动。
  • Rapport sur l'enquête menée dans le w:Hunan à propos du mouvement paysan (mars 1927), « Œuvres choisies de Mao Tsé-toung », tome 1.
  • Citations du Président Mao Tse-Toung (毛主席语录), Mao Zedong, éd. ‎Editions en langues Etrangères, Pékin, 1966, p. 16

http://www.lejdd.fr/Politique/Valls-C-est-difficile-a-dire-mais-d-autres-vies-seront-fauchees-Ce-sera-long-797428

Pour mémoire : http://www.bvoltaire.fr/daniellefeuvre/pardon-a-lalgerie,2771

Ceux qui n'ont pas bien compris : http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/07/27/aux-jmj-l-eglise-catholique-entre-effroi-larmes-et-prieres_4975144_1653130.html

Le propre de la souveraineté politique est de pouvoir décider du moment où le droit commun se suspend, et par quoi il est remplacé, quand un danger crée un « état d’exception ». La crise migratoire, et ses corollaires que sont le terrorisme islamiste, l’insécurité quotidienne et l’atomisation culturelle des nations européennes, sont constitutifs d’un « état d’exception » chimiquement pur. 

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/etat-durgence-migratoire-en-autriche,254176

 

 

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01 décembre 2014

Lame de fond

Nuntiamus Vobis Magnum Gaudium : Habemus Papam !

Ainsi le Conclave s'est-il réuni pour en appeler au retour du pontifex-maximus. 

« Habemus papam », comme l'a plaisamment déclaré A. Juppé, quelque peu dépité, mesurant sans doute l'ampleur du vide et renvoyant, tels des vaticanologues amateurs, les commentateurs de ce non-événement à la vaine tentation d'expliquer de quelle façon les naufragés de la Curie UMP ont ressuscité un zombie politique.

Un chef de gang est revenu : le « Capo » à la tête de sa « Famiglia », avec la prétention d'exercer à nouveau, au nom de sa « famille politique retrouvée », les fonctions de président de la République française ?

Habemus Papam, Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum Franciae ?

Rien n'est moins sûr.

Le rêve éveillé a ses limites.

Comme si nous devions, pouvions accepter rien d'autre qu'un choix maléfique entre la réélection d'un bandit à la tête d'une droite éreintée en panne d'idées, la perspective d'une continuation de l'expérience socialiste dans sa volonté d'ajuster la réalité du monde à une vision idéologiquement dépassée, ou encore l'inéluctabilité d'un nationalisme dévoyé exaltant la part d'ombre d'un électorat prêt à choisir n'importe quoi dans la petite épicerie familiale.

Les consultations électorales au sein de l'UMP, comme au sein du PS ou du FN ne sont que des révolutions de bocal, un ensemble de résidus toxiques pour la France qu'il va falloir réduire par précipitation pour les rendre inertes avant que de les éliminer du paysage politique.

Il ne s'agit pas tant de « redresser » la France que de faire en sorte qu'elle cesse de tourner en rond.

Il s'agit de la remettre sur les rails.

Il s'agit de donner un coup de balai à tous ces zélateurs de « primaires », « de rassemblements », « d'unions », de « renouveau », qui n'ont en réalité que leur intérêt personnel en vue et recyclent depuis des années, par de grossiers changements d'étiquettes, des produits usés tirés du catalogue d'une manufacture en faillite.

Les enjeux nationaux sont une chose, les enjeux internationaux en sont une autre.

Que les choses soient claires : il reste deux ans pour faire en sorte que le prochain président de la République ne soit pas élu par défaut mais qu'il le soit par une offre radicalement différente, capable de répondre à l'immense aspiration des Français à quelque chose de réellement nouveau : un profond mouvement, une puissante lame de fond porteuse de changement.

 

 

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01 juillet 2014

N. Sarkozy. Garde à vue. Fin de part(i)e

La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l’œuvre du Malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre de la mort et des larmes… Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’Éternel quand sur toi s’abattra la vengeance du Tout-Puissant !

 

Ezéchiel,25, Pulp Fiction. Q. Tarantino

 

Réfléchissant à cette curieuse expérience de la relève en politique à la veille de l'avènement de N. Sarkozy, La Revue des Deux Mondes, dans un numéro spécial publié en septembre 2006, écrivait ceci :«Gagner ne veut rien dire en politique si la victoire est incapable de symboliser autre chose que le fait d'avoir gagné. A droite, il s'agira de montrer que l'apologie de la libre entreprise n'est pas une fin en soi ; à gauche, que le souci du social ne peut servir de berceuse à l'abri du réel. »

Huit ans après, l'échec est complet pour les deux partis dits de gouvernement et leurs dirigeants respectifs:

-D'un côté, le PS et François Hollande, entre-temps élu Président de la République contre son prédécesseur, sont devenus les syndics de faillite d'un pays en perdition politique, économique et sociale à la sauce socialiste.

-De l'autre côté,la parousie d'un chef démonétisé se solde par un désastre politique sans précédent dans l'histoire politique et constitutionnelle de la Vè République.

En effet,pour la première fois dans l'histoire de la Vè République, un ancien chef d’État a été placé en garde à vue.

 

Désastreuse en apparence pour la symbolique de l’État et de son Chef, la décision particulièrement coercitive pour n'importe quel justiciable de mettre en garde à vue l'ancien président de la République est en réalité salutaire.

Elle montre enfin que l'impunité n'est pas nécessairement attachée à la fonction comme à l'exercice du Pouvoir.

Elle montre surtout qu'une fonction mal exercée dans toutes les dimensions de sa représentation, en principal comme dans ses annexes, trouve sa sanction lorsqu'elle est dévoyée par celui ou par ceux-là même auxquels il appartenait plus que tout d'en préserver l'intégrité comme la symbolique.

Nicolas Sarkozy s'en est montré incapable.François Hollande suit le même chemin.

Que l'on se rassure pourtant: ni l'institution présidentielle ni l'institution judiciaire ne sont touchées dès lors qu'un mécanisme précisément destiné à faire la lumière sur des errements possibles (c'est tout l'objet d'une enquête préliminaire comme d'une information judiciaires) entre en jeu pour inviter des citoyens à s'expliquer sur leurs agissements et à rendre compte de leur action.

Ne nous racontons pas non plus d'histoires. Une décision aussi grave que celle qui a conduit à mettre en garde à vue deux hauts magistrats, un avocat ainsi que son client, ancien président de la République, placés au cœur d'une information judiciaire ouverte pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction, n'a pu être prise qu'au regard d'éléments suffisamment importants pour en assurer le déclenchement.

La suite de la procédure établira ou non les présomptions et les chefs possibles de prévention.

Pour l'heure, la garde à vue de N. Sarkozy siffle définitivement une fin de partie, mais aussi et très certainement, la fin de deux partis : l'UMP et le PS.

Le retentissement est double :

-A l'échelle internationale, la GAV de N. Sarkozy, véritable coup de tonnerre, va très probablement restaurer l'image d'une France capable de « faire le ménage » dans des pratiques politiques douteuses ou en tout cas non conformes à ce que l'on attend normalement d'un pays connu jusqu'à ce jour pour son arrogance et sa propension à donner des leçons.

French ex-President Sarkozy Arrested

http://www.almanar.com.lb/english/adetails.php?eid=159278&cid=22&fromval=1

http://article.wn.com/view/2014/07/01/nicolas_sarkozy_arrested_over_8216influence_peddling_8217/

http://www.worldbulletin.net/french-ex-president-sarkozy-arrested-updated/139795/french-ex-president-sarkozy-arrested-updated



-A l'échelle nationale, la légitimité du Chef est définitivement mise à bas. Le dieu a saigné. Il n'est plus immortel et la Nation n'est pas loin, au moins symboliquement, de vouloir promener une fois de plus la tête du souverain au bout d'une pique.

Les zélateurs de l'UMP ont vécu.Ils vont finir de s’entre déchirer avec un PS qu'ils vont accuser de tous les maux.L'absence de tout projet politique sérieux alliée à une incapacité, tant pour la formation gouvernementale actuelle que pour le tiers parti que constitue le FN à surmonter les difficultés économiques de la France, vont mettre tout le monde d'accord.

Les dogmes socialistes et les fétiches fabriqués à Wall-Street ont vécu.

Je suis personnellement persuadé que le bouleversement causé par la fin du sarkozysme générera une onde de choc qui va désormais pousser une majorité de citoyens à aspirer à autre chose, ne serait-ce que pour se débarrasser de formations partisanes déliquescentes tout en attendant une restauration des institutions ainsi qu'un entier renouvellement du personnel politique.

La voie est ouverte d'ici 2017 pour une France adaptée à un nouveau monde, celui du XXIè siècle.

En avant, calme et droit.

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27 mai 2014

Le Triumvirat

 

Octave, s'adressant à Pompée:

Sois pour ou contre nous, brave ou subis nos lois,
Sans te craindre ou t’aimer je t’en laisse le choix.
Soutenons à l’envi les grands noms de nos pères,
Ou généreux amis, ou nobles adversaires.
Si du peuple romain tu te crois le vengeur,
Ne sois mon ennemi que dans les champs d’honneur ;
Loin du triumvirat va chercher un refuge.
Je prends entre nous deux la victoire pour juge.
Ne versons plus de sang qu’au milieu des hasards ;
Je m’en remets aux dieux, ils sont pour les Césars.

Voltaire, Le Triumvirat, (Acte V, scène V). Tragédie en cinq actes, 5 juillet 1764

 

Il y eut tout d'abord le premier triumvirat qui réunit Jules César, Pompée et Crassus (60 av. J.C.).

Il y eut ensuite le deuxième triumvirat qui réunit Octave, Marc-Antoine et Lépide (43 av. J.C.).

Il y eut ensuite le troisième triumvirat qui réunit Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon (en réalité, il y en eut d'autres, bien avant, et d'une toute autre qualité), trois anciens Premiers ministres de la Vè République, désireux d'assurer la transition d'un parti devenu un zombie politique car encombré d'un président devenu élément dangereusement radioactif.

Mai 2014 : on raconte en effet que le député-maire de Meaux a pris la décision de démissionner à l'issue d'un bureau politique réuni en catastrophe à la suite de la révélation de malversations présumées commises au sein de l'UMP durant la campagne présidentielle de 2012 en faisant usage d'une société taxi.

Pygmalion, Bygmalion (quelle finesse d'esprit !), or voilà que la créature à échappé à son créateur en faisant naître d'horribles soupçons à propos d'un montage présumé de fausses factures, pour un montant de 11 millions d'euros, destinées à occulter les dépassements de frais de campagne de Nicolas Sarkozy.

Bien sûr, dira-t-on, il y aura certainement eu ce que l'on appelle pudiquement un « dysfonctionnement » dans la gestion financière d'une société de communication dont les commissaires aux comptes n'auront rien vu (frappés de cécité), dont les premiers concernés n'auront rien su (souffrant d'amnésie), quitte à déclarer avoir été « abusés » ou encore s'être fait mal (moralement) en « tombant de l'armoire » sur laquelle ils s'étaient juchés.

"Nous n'étions pas un tribunal, nous n'avions pas à destituer Jean-François Copé", a alors dit le vice-président Luc Chatel. Certes, ce n'était qu'une réunion de famille, une franche explication entre bons amis qui se connaissent depuis toujours.

"Il (J-F. Copé) a considéré que c'était l'intérêt général de démissionner. Il a été d'un grand courage." Parions qu'il n'a pas eu le choix et qu'il a peut-être été lucide, aussi, même si chacun a insisté sur "la présomption d'innocence" due à l'intéressé, lequel va désormais se consacrer à sa défense. Rien de plus normal en effet, surtout s'il est innocent. Ne sommes-nous pas dans un État de droit ? La compassion ne lui aura pas non plus fait défaut."Il est touché parce qu'il se sent trahi par des proches, il découvre des choses dont il n'était pas au courant", a dit l'ancienne ministre et fidèle Nadine Morano. Mais, Madame, qui sont ces mystérieux proches ? Quelles sont ces choses mystérieuses dont il n'était pas au courant ? Mais s'il n'a rien su, que faisait-il ? Pourquoi s'être aussi mal entouré, avoir choisi un directeur de cabinet si émotif, trop honnête dans le fond pour accepter d'être l'agneau sacrificiel ? Selon Mme Morano, les trésoriers qui étaient chargés de la campagne de 2012, dont Philippe Briand, se sont exprimés sur son financement et ont été "très très clairs". Sans autre précision.Nous voilà rassurés, donc.

Quant à M.Dominique Dord, l'ex-trésorier qui avait démissionné de son poste en novembre 2012 au plus fort de la guerre Fillon-Copé, sans doute ulcéré d'être impliqué dans l'enquête et probablement très mécontent de devoir être entendu en confession par la police judiciaire de Nanterre – on rapporte qu'il se serait adressé à Jean-François Copé en lui hurlant :"Barre-toi !".

Rien de tel qu'une bonne peignée en famille, n'est-ce pas ?

En attendant une prochaine beigne nationale ! Car ils n'ont rien compris. "Notre devoir collectif : prendre de vitesse tous ceux qui parient sur notre mort politique", a en effet écrit sur Twitter François Fillon, qui entend se présenter à la présidentielle de 2017.

Le brave homme !Il ne sera pas le seul. Pour Eric Ciotti, délégué général aux fondations UMP , le congrès automnal permettra de reconstruire "une nouvelle maison UMP sur des fondations solides", susceptible de gagner la prochaine présidentielle. L'espoir fait vivre...

La réalité risque pourtant d'être bien différente. Tout naturellement, comme dans tous les triumvirats, cette structure tricéphale qui sera installée le 15 juin prochain, le temps de mener l'UMP à son Congrès refondateur en octobre, connaîtra un échec.

L'UMP est morte, tout comme le PS. Il faut s'en féliciter. Leurs dirigeants souffrent tous d'une tare fondamentale insurmontable : un processus de nécrose politique que rien n'enrayera. Il faut là encore s'en féliciter et saluer le jour où cette engeance quittera le paysage politique.

On ne fait pas de neuf avec du vieux.

L'analyse est valable pour le FN. On se rappellera alors que le 24 mai 2014 le bipartisme UMP-PS aura cédé la place à un tripartisme temporaire.

Celui-ci durera jusqu'à un retour au bipartisme qui verra s'affronter en 2017 une Grande Alliance qui renverra alors le FN dans le néant d'où il n'aurait jamais dû sortir. Débarrassés de crypto-gauchistes, de crypto-gaullistes et de crypto-nazis, nous aurons enfin un pays à reconstruire.

Nous dirons alors à tous, n ous clamerons partout que La Grande Nation est de retour.

Il fera alors très beau ce jour-là, en France, en Europe et dans le monde entier.

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